Six personnes ont été placées en garde à vue après la découverte d’armes et de matériel suspect à proximité du centre pénitentiaire de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. L’enquête, ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat), cherche à déterminer si un projet d’attentat ou d’évasion était en préparation.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi 10 mars. Une patrouille de police est mobilisée après le signalement d’un drone survolant la prison de Longuenesse. En se rendant sur place, les policiers repèrent un véhicule stationné à proximité de l’établissement pénitentiaire avec deux hommes à l’intérieur.
Lors de la fouille du véhicule, les forces de l’ordre découvrent un pistolet chargé, un drapeau du groupe jihadiste État islamique (Daesh) ainsi qu’une bouteille d’acide chlorhydrique. Cet acide peut être utilisé dans la fabrication de substances explosives, ce qui a immédiatement renforcé les soupçons des enquêteurs.
Les deux hommes interpellés sont des frères. L’un d’eux est connu des services de renseignement et est fiché S pour radicalisation. Les autorités cherchent désormais à comprendre leurs intentions exactes. Les enquêteurs s’interrogent notamment sur la possibilité qu’ils aient tenté d’introduire des armes dans la prison afin de préparer une attaque ou d’organiser une évasion.
Dans le cadre de cette enquête, trois détenus incarcérés dans le centre pénitentiaire de Longuenesse ainsi qu’un autre suspect ont également été placés en garde à vue. Les investigations se poursuivent afin d’établir les liens entre les suspects et de déterminer s’il existait un projet terroriste structuré.
Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête notamment pour association de malfaiteurs terroristes en vue de la commission d’un crime. Les autorités poursuivent leurs investigations pour clarifier les circonstances et les objectifs de ce groupe.