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Euro 2024 : Pourquoi il n’y aura pas de match de 3ᵉ place

Le programme de l’Euro ne prévoit pas de match pour la troisième place, contrairement à la Coupe du Monde. Cette règle est en vigueur depuis quarante ans.

Alors que l’équipe de France a été éliminée en demi-finale de l’Euro 2024 par l’Espagne (1-2) ce mardi soir, les Bleus ne pourront pas se réconforter avec un match pour la troisième place. En effet, cette rencontre a été supprimée de la compétition depuis 1984.

Contrairement à la Coupe du monde, les équipes éliminées à ce stade ne pourront pas se consoler avec un match pour la troisième place. Mais quelle est la raison de l’absence de cette rencontre ?

Cela fait plus de 40 ans que la petite finale a disparu du championnat d’Europe des nations. La dernière fois qu’un match pour la troisième place a eu lieu lors d’un Euro, c’était en 1980, à une époque où le format était très différent.

Depuis 2016, 24 équipes participent à l’Euro, grâce à une réforme qui a introduit un tour supplémentaire et des 8es de finale pour la première fois. Cependant, avant cette édition en France, l’Euro a connu de nombreuses variations.

LA TCHÉCOSLOVAQUIE, DERNIÈRE LAURÉATE

En 1980, la compétition se déroulait avec huit équipes divisées en deux groupes. Pour atteindre la finale, une équipe devait terminer première de sa poule et affronter le leader de l’autre groupe. Pour permettre plus de matchs, les deuxièmes de chaque poule s’affrontaient pour la troisième place.

Quel pays a bénéficié de ce format pour la dernière fois ? En 1980, bien que l’Allemagne de l’Ouest ait remporté le titre en battant la Belgique (2-1), c’est la Tchécoslovaquie qui a décroché la dernière médaille de bronze en battant l’Italie après un match disputé (1-1, 9 t.a.b. à 8). Depuis, le match pour la troisième place a été supprimé.

La petite finale a été supprimée après l’introduction des demi-finales lors de l’édition 1984, remportée par la France. Les deux premiers de chaque groupe se confrontaient dans le dernier carré, ce qui a conduit l’UEFA à abandonner définitivement le match pour la troisième place. En revanche, la Coupe du monde maintient cette rencontre, et les Croates ont remporté la médaille de bronze en 2022.

Cinéma : « LOL » Le film emblématique de Lisa Azuelos pourrait bientôt avoir droit à une suite

Avec Sophie Marceau et Christa Theret, le film emblématique « LOL », sorti il y a près de quinze ans, pourrait prochainement avoir une suite. Il a marqué toute une génération.

Version moderne de « La Boum », la comédie culte « LOL », qui explore les défis de l’adolescence, pourrait bientôt avoir une suite. Dans son propre podcast, la réalisatrice Lisa Azuelos a annoncé avoir déjà écrit le scénario de « LOL 2 ». Elle l’a même partagé avec l’acteur Jérémy Kapone, alias Maël, le charmant chanteur qui fait craquer Lola (Christa Theret), l’héroïne du film, une lycéenne qui doit naviguer entre les cours, les peines de cœur et les tensions avec sa mère, interprétée par Sophie Marceau.

Cette suite «va faire du bien et j’ai des choses à dire (…) Maintenant, on va voir quand et comment on le fait. Mais j’en ai hyper envie», a-t-elle assuré. Pour Jérémy Kapone, qui a participé à ce podcast, la sortie de cet opus est «une évidence».

«Je t’en ai jamais parlé mais je savais qu’on allait retourner une suite plus tard. Je le savais», a-t-il confié, précisant que ce deuxième volet aborderait de «nouveaux sujets» et sera porté par «plein de nouveaux personnages». Toutefois, aucun détail concernant le possible casting n’a été dévoilé.

Pour rappel, « LOL », qui est à la fois le diminutif de Lola et l’acronyme de « Laughing out loud » (« mort de rire »), met également en scène Alexandre Astier, Félix Moati, Jocelyn Quivrin, Lou Lesage et Marion Chabassol. Le film a attiré pas moins de 3,7 millions de spectateurs lors de sa sortie en salles en 2009.

Turquie : un avion israélien atterrit en urgence à Antalya, le personnel refuse de le ravitailler en carburant

En Turquie, en raison des protestations du personnel de l’aéroport, un avion d’une compagnie israélienne n’a pas pu être ravitaillé en carburant.

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Football : L’attaquant international égyptien, Ahmed Rafaat, est mort à 31 ans d’une crise cardiaque, en plein match

Ahmed Refaat est décédé à l’âge de 31 ans, comme annoncé ce samedi 6 juillet. Il était hospitalisé depuis mars, suite à une crise cardiaque survenue en plein match, et son état de santé s’était soudainement détérioré.

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Des pictogrammes vieux de 4.000 ans seraient la trace d’une culture inconnue

Lors de la conférence « Nouveaux mondes, nouvelles idées » de l’UNESCO en Italie, une découverte rare a été présentée : la première du genre au Venezuela. (Source : Slate).

Des glyphes, pictogrammes et autres symboles ont été identifiés par les chercheurs sur 20 sites différents situés dans le parc national de Canaima, dans le Sud du Venezuela.

Dans un article, Science Alert revient sur cette découverte et sur la signification de ces dessins qui «représentent une nouvelle culture qui n’est pas connue» selon José Miguel Pérez-Gómez, l’archéologue à la tête des recherches.

Des traces de rituels

«Pour les archéologues, c’est vraiment très dur de se mettre à la place des personnes ayant vécu il y a plus de 4.000 ans», explique José Miguel Pérez-Gómez. Difficile donc de savoir précisément quel est le sens caché derrière ces pictogrammes et autres figures retrouvés au Venezuela.

«Ces signes avaient certainement une signification rituelle», avance le chercheur. Les sites où ces traces d’art rupestre ont été retrouvées «avaient très probablement une signification et une importance dans le paysage, tout comme les églises ont une signification pour les gens d’aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Un rocher en particulier a attiré l’attention des spécialistes, avec plusieurs formes tracées en ocre rouge. On y retrouve aussi des points et des dessins en forme de plumes, de clés ou de toit.

Pour les spécialistes, il était placé à un endroit clé: «L’étude géographique montre que ce rocher avec ces pictogrammes se dresse au milieu d’un paysage grandiose. Il a dû servir de point de référence géographique à ceux qui s’approchaient de plusieurs directions.»

D’autres zones restent à explorer

Pour les chercheurs ayant participé à cette découverte, ces traces d’art rupestre sont les premières de ce genre trouvées au Venezuela. Mais des dessins similaires avaient déjà été découverts dans d’autres pays d’Amérique du Sud, comme le Brésil, le Suriname ou encore la Colombie.

«Nos premiers résultats indiquent que nous nous trouvons devant un site archéologique pertinent», souligne l’équipe. Ces résultats pourraient ainsi donner lieu à d’autres recherches dans le parc national de Canaima qui est aussi grand que la Belgique.

Mort du cycliste français Raphaël Géminiani, sept fois vainqueur d’étape du Tour de France

Le monde du cyclisme a perdu une légende vendredi avec le décès de Raphaël Géminiani, surnommé le « Grand fusil », à l’âge de 99 ans. Géminiani avait participé à 48 Tours de France, notamment en tant que directeur sportif de Jacques Anquetil. (Source : AFP)

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Découverte de la plus vieille peinture du monde en Indonésie : elle est âgée de plus de 50 000 ans

Un gros cochon rouge entouré par trois figures humaines: la scène a été peinte il y a plus de 51’000 ans sur la paroi d’une grotte en Indonésie, ce qui en fait la plus ancienne œuvre d’art figurative au monde, selon une étude.(source : AFP).

Bien que d’apparence modeste, le dessin «raconte clairement une histoire qui constitue la plus ancienne preuve de narration» connue, bien antérieure aux peintures rupestres de Lascaux et Chauvet en France, a expliqué lors d’une conférence de presse l’archéologue Adam Brumm, l’un des auteurs de l’étude parue mercredi dans Nature.

44’000 ans, le précédent record

Le précédent record était détenu par une scène de chasse identifiée par la même équipe de chercheurs en 2019, dans une grotte indonésienne, dont l’âge était alors estimé à près de 44’000 ans.

La dernière découverte, dans une grotte voisine de Maros-Pangkep, sur l’île de Sulawesi, marque «la première fois que nous dépassons la barrière des 50’000 ans», a dit à l’AFP l’archéologue Maxime Aubert, de l’Université australienne de Griffith, co-auteur de l’étude.
Le fait que les premiers représentants de notre espèce aient pu raconter une histoire aussi «sophistiquée» par le biais de l’art pourrait réécrire notre compréhension de l’évolution cognitive d’Homo sapiens, a-t-il ajouté.
Pour dater l’oeuvre, les chercheurs ont fait appel à une nouvelle méthode qui utilise des lasers et des logiciels générant une «carte» des échantillons de roche.

Plus précise et moins chère

Cette technique d’ablation au laser est plus précise, plus facile, plus rapide, moins chère et nécessite des échantillons de roche beaucoup plus petits que la précédente méthode, détaille Maxime Aubert.

Elle permet non pas de dater directement la peinture mais les différentes couches des minéraux qui se sont agglomérés dessus au fil du temps. Les chercheurs ont réussi à accéder à la couche la plus proche de la peinture et donc à déterminer finement son âge minimum.
L’équipe a d’abord testé la nouvelle technique sur le précédent détenteur du record. Elle a déterminé que la scène de chasse était en réalité vieille d’au moins 48’000 ans, soit 4’000 ans de plus que la méthode de datation de 2019.

L’équipe a ensuite testé la méthode laser sur une peinture non datée, repérée pour la première fois dans la grotte de l’île de Sulawesi en 2017. Verdict: son âge minimum est de 51’200 ans.

Le tableau, en mauvais état, représente trois personnages autour d’un cochon sauvage.
Il est difficile de comprendre le sens de ces images de couleur rouge, mais elles décrivent bien une action, à l’instar de l’énigmatique «scène du puits de Lascaux» (21.000 ans) représentant un homme à tête d’oiseau, renversé par un bison.

Maxime Aubert émet l’hypothèse que l’oeuvre avait probablement été réalisée par les premiers groupes d’humains qui ont traversé l’Asie du Sud-Est avant d’arriver en Australie, il y a environ 65’000 ans. «Ce n’est probablement qu’une question de temps avant que nous trouvions des échantillons plus anciens», pense l’archéologue.

Les premières images produites par la main de l’homme connues à ce jour sont de simples lignes et motifs réalisés dans de l’ocre, découvertes en Afrique du Sud et datant de 100’000 ans.

Il existe ensuite un «énorme fossé» entre ce premier art et les peintures rupestres indonésiennes, 50’000 ans plus tard, constate Maxime Aubert.

Avant ces découvertes en Indonésie, on considérait que les premières narrations avaient émergé en Europe occidentale, avec notamment la découverte de la sculpture en ivoire d’un homme à la tête de lion, vieille de 40’000 ans, en Allemagne.

«Assez renversante»

La date estimée de l’art rupestre d’Indonésien est «assez renversante» car elle est beaucoup plus ancienne que ce qui a été découvert ailleurs, y compris en Europe, a commenté Chris Stringer, anthropologue au Musée d’histoire naturelle de Londres, qui n’a pas participé à l’étude.

Les conclusions de l’étude de Nature semblent robustes, mais devront être confirmées selon lui par des datations plus approfondies.
«À mon avis, cette découverte renforce l’idée que l’art figuratif a été produit pour la première fois en Afrique il y a 50’000 ans et que le concept s’est répandu à mesure que notre espèce s’est répandue», a-t-il déclaré à l’AFP. «Si cela est vrai, de nombreuses nouvelles preuves provenant d’autres régions, notamment de l’Afrique, doivent encore émerger».

Les causes de la mort du chanteur Nino Vella révélées

Cette semaine, Nino Vella un compositeur et producteur, membre du groupe Rouquine qui était sur le point de partir en tournée et avait remporté l’émission « The Artist » sur France 2, est décédé subitement.

Le samedi 2 juillet dernier, le label Rossinante et Sony Music Publishing ont annoncé avec tristesse le décès soudain de Nino Vella, membre du duo Rouquine. Nino Vella était également pianiste et compositeur pour de nombreux artistes de renom de la chanson française tels que Patrick Bruel, Olivia Ruiz, Eddy de Pretto et Yseult. En 2021, il avait remporté le télé-crochet « The Artist » produit par Nagui et diffusé sur France 2. Sa productivité et son talent étaient largement reconnus, tout comme sa personnalité appréciée dans le milieu. Plusieurs personnalités lui ont rendu hommage

SA FAMILLE SE PRONONCE SUR LES CIRCONSTANCES DU DÉCÈS

Ce jeudi 4 juillet 2024, les proches de Nino Vella ont utilisé son compte Instagram pour divulguer les circonstances du décès du musicien, disparu prématurément. « Le coeur de Nino notre être d’émotion, s’est arrêté paisiblement dans son sommeil, la nuit du premier juillet. Nous continuerons de faire vivre sa musique », a-t-il été annoncé dans ce court message signé « Sa famille ».

Hommages

Barbara Pravi, qui lui avait rédigé une longue lettre d’adieu, a cette fois écrit : « Je garde tout, si profond. À bientôt ». Vianney, de son côté, a commenté : « Sur scène, en studio, il a ‘profité comme un salopard’.. et nous avec ! N’oublions jamais son infini talent ». Camille Lellouche a également réagi : « Tu vas nous manquer mon ami ». On retrouve également un message de Joyce Jonathan : « De tout cœur avec vous, Nino est inoubliable ». Parmi les autres réactions, on peut également voir celle du rappeur Oli, du groupe Terrenoire, du rappeur Maes, Maëlle (gagnante de la septième saison de The Voice, ndlr), Juliette Armanet, Julien Granel, Joseph Kamel ou encore Aloïse Sauvage

Après Microsoft, Google voit ses émissions de CO₂ bondir à cause de l’IA

En cinq ans, les émissions de carbone du géant Google ont augmenté de 48 % en raison de l’IA.

La cause en est une augmentation de la consommation d’énergie dans ses centres de données, les bâtiments abritant les serveurs informatiques qui forment l’épine dorsale du cloud, et donc des sites web et des applications mobiles.

Dans un rapport publié mardi, Google a indiqué que l’explosion des besoins en intelligence artificielle (IA) et en puissance informatique compromet ses efforts de réduction des émissions de carbone, un problème également rencontré par ses rivaux Amazon et Microsoft. En 2023, les émissions de gaz à effet de serre de Google ont atteint 14,3 millions de tonnes de CO2, soit une augmentation de 48 % par rapport à 2019, son année de référence, selon son rapport environnemental annuel.

En cause, une hausse de la consommation d’énergie dans ses centres de données, les bâtiments abritant les serveurs informatiques qui constituent l’épine dorsale du cloud, et donc des sites web, applications mobiles, services en ligne, et tous les nouveaux outils d’IA générative comme ChatGPT.«À mesure que nous intégrons l’IA dans nos produits, la réduction des émissions pourrait s’avérer difficile», note le groupe californien.

Plus de puissance informatique

Google cite l’augmentation des besoins en énergie, car l’IA nécessite davantage de puissance informatique, ainsi que les émissions liées à ses investissements dans l’infrastructure, telles que la construction de nouveaux centres de données ou la modernisation des centres existants. Google s’est engagé à atteindre des émissions nettes nulles pour l’ensemble de ses activités d’ici 2030. Microsoft, le deuxième fournisseur mondial de cloud, vise également un bilan carbone négatif d’ici 2030.

En revanche, Amazon, leader mondial du cloud avec sa branche AWS, ne prévoit pas d’atteindre cet objectif avant 2040. Sa principale activité reste la vente en ligne, nécessitant des entrepôts et des centres logistiques partout dans le monde. Les trois géants américains mettent en avant leurs efforts pour réduire le gaspillage, remplacer l’eau utilisée pour refroidir les serveurs, et leurs investissements dans les énergies renouvelables ainsi que dans les technologies émergentes de capture et de stockage du CO2 présent dans l’atmosphère.

Cependant, le succès de l’IA générative, popularisée par ChatGPT (développée par OpenAI, dont Microsoft est le principal investisseur), pourrait compromettre leurs progrès. En 2023, les émissions de Microsoft ont augmenté de 29 % par rapport à 2020. Cette année, le groupe a annoncé plus de 15 milliards de dollars d’investissements dans l’IA à l’étranger, notamment en Allemagne, en France, au Japon et en Indonésie, afin de construire de nouveaux centres de données et de financer les infrastructures énergétiques nécessaires.

Les entreprises assurent néanmoins que les avancées de l’IA permettent d’optimiser la consommation d’énergie et contribueront à trouver de nouvelles solutions pour lutter contre le réchauffement climatique.

Par hasard, des archéologues découvrent un nouvel alphabet en Espagne

En Espagne, un nouvel alphabet ancien a été découvert, apportant de nouvelles connaissances sur la civilisation de Tartessos qui habitait le sud-ouest de la péninsule ibérique il y a 2 500 ans, avant de disparaître de manière mystérieuse.(Source : Çam’intéresse.fr).

Il y a 2 500 ans, dans le sud-ouest de l’actuelle Espagne, près de la frontière avec le Portugal, résidaient les Tartessos, une civilisation qui a mystérieusement disparu. Après une période de prospérité au 7e siècle avant notre ère, les Tartessiens ont connu un déclin soudain et inexpliqué. Aujourd’hui, des archéologues mènent des fouilles pour mieux comprendre cette énigme. C’est lors de ces recherches qu’un nouvel alphabet jusqu’alors inconnu a été découvert.

Les recherches menées sur le site de Casas del Turuñuelo en Espagne ont déjà permis d’approfondir nos connaissances sur les Tartessos. En 2023, des sculptures anthropomorphes de cette culture mythique ont été découvertes pour la première fois. Récemment, une tablette d’ardoise ornée de dessins géométriques et figuratifs a été analysée. Les chercheurs estiment avoir identifié de nouvelles lettres, qui bien que similaires aux autres alphabets de la péninsule ibérique, témoignent de l’importance capitale de cette civilisation florissante entre les 9e et 5e siècles avant notre ère.

Ces lettres semblent inspirées du phénicien. Les Phéniciens sont des commerçants marins, venus du Proche-Orient (région du Liban, Syrie et Palestine), qui ont débarqué sur la côte sud de la péninsule Ibérique au 10e siècle avant notre ère. Ils semblent avoir apporté avec eux de nombreuses innovations, ainsi que des plantes endémiques. Il se pourrait qu’ils aient aussi influencé l’écriture des Tartessos, dont l’histoire pourrait être étroitement liée à ce peuple.

Plus vieille que la pierre de Rosette

En fait, cette tablette a dans un premier lieu été étudiée pour les trois figures de guerriers tartessiens qu’elle représente. Les chercheurs pensent que ces croquis faisaient partie d’un dessin préparatoire utilisé par l’artiste pour peaufiner son art avant de sculpter des motifs similaires sur des pièces d’or, d’ivoire ou de bois. Mais en examinant l’objet de plus près, les spécialistes ont identifié des marques qui semblent faire partie d’un alphabet paléo-hispanique méconnu. Les images étudiées montrent clairement une séquence d’alphabet méridional : « ABeKaTuIKeLBaNS?ŚTaUE », très similaire à celle de l’alphabet espagnol standard, à l’exception du 11e signe. Les enfants Tartessos, en récitant l’alphabet, devaient donc commencer par « A Be Ka Tu »…

La tablette comporte 21 signes, mais a été partiellement brisée à sa base, et pourrait à l’origine avoir affiché jusqu’à 32 symboles, selon Joan Ferrer i Jané, informaticien et expert en langues paléo-hispaniques à l’Université de Barcelone. « Il est dommage que la dernière partie de l’alphabet ait été perdue car c’est là que les différences les plus prononcées ont tendance à se produire », a-t-il déclaré dans un communiqué. Mais d’autres preuves archéologiques laissaient déjà penser que les Tartessos avaient leur propre écriture. Cette découverte a été révélée par le gouvernement espagnol au début du mois, et les recherches se poursuivent sur le site. Pour le contexte, cette dalle date d’environ 600 avant J.-C., et aurait donc 400 ans de plus que l’emblématique pierre de Rosette égyptienne.