Archives pour la catégorie Critiques Cinéma

Razzie Awards : quand les icônes hollywoodiennes se retrouvent au banc des pires films de l’année

La publication des nominations aux Razzie Awards 2026 a créé la surprise en plaçant sous le feu des projecteurs plusieurs figures majeures du cinéma mondial. Jared Leto, Michelle Yeoh ou encore Sylvester Stallone figurent cette année parmi les personnalités épinglées par ces distinctions satiriques, qui interrogent moins la valeur des artistes que les dérives structurelles de l’industrie cinématographique contemporaine.

Lire la suite: Razzie Awards : quand les icônes hollywoodiennes se retrouvent au banc des pires films de l’année

Créés pour pointer les échecs les plus retentissants du cinéma, les Razzie Awards souvent qualifiés d’anti-Oscars révèlent, au-delà de la provocation, un malaise plus profond. Les nominations de 2026, marquées par la présence de stars reconnues et de productions très attendues, soulignent les limites d’un système dominé par la logique industrielle, la surenchère visuelle et la nostalgie recyclée.

Une sélection révélatrice des excès du cinéma industriel

La liste des nominations dévoilée en janvier 2026 frappe par le contraste entre la notoriété des artistes cités et la réception critique de leurs œuvres. Jared Leto est distingué pour une prestation jugée caricaturale, Michelle Yeoh se retrouve paradoxalement nommée quelques années après avoir incarné l’excellence dramatique saluée par l’Académie, tandis que Sylvester Stallone poursuit une trajectoire marquée par des choix artistiques inégaux.

À ces noms s’ajoute une nomination collective visant les personnages des sept nains dans une nouvelle adaptation de Blanche-Neige, symbole d’une industrie qui peine à renouveler ses récits et préfère exploiter des licences éprouvées, au risque de l’usure créative. Ces choix illustrent une tendance lourde : la priorité accordée au potentiel commercial et à la reconnaissance immédiate au détriment de la cohérence narrative et de l’exigence artistique.

Les Razzie Awards, miroir ironique mais utile

Derrière leur apparente légèreté, les Razzie Awards remplissent une fonction critique rarement assumée dans un système largement autocélébratif. Ils rappellent que le prestige, l’expérience ou la popularité ne garantissent ni la qualité d’un film ni la pertinence d’un projet. Loin d’être un simple exercice de moquerie, ces distinctions mettent en lumière les conséquences d’une production standardisée, souvent déconnectée des attentes profondes du public.

Le cas de Michelle Yeoh est particulièrement révélateur. Sa nomination ne remet pas en cause son talent, unanimement reconnu, mais interroge les cadres dans lesquels les acteurs évoluent. Elle illustre la fragilité de l’excellence artistique lorsqu’elle est absorbée par des univers scénaristiques faibles ou des productions pensées avant tout comme des produits dérivés.

Une critique implicite du système des franchises et des remakes

Les films les plus nommés cette année partagent un point commun : ils s’inscrivent dans des logiques de suites, de remakes ou d’univers étendus. Cette orientation stratégique, censée réduire les risques financiers, tend paradoxalement à accroître la défiance critique et la lassitude du public. Les Razzie Awards soulignent ainsi l’écart croissant entre l’investissement financier massif consenti par les studios et la pauvreté relative de certaines propositions artistiques.

Cette dynamique révèle un cinéma qui, à force de vouloir sécuriser ses recettes, fragilise sa crédibilité culturelle. Le recours systématique à des figures connues et à des récits préexistants ne suffit plus à masquer l’absence de vision, ni à susciter l’adhésion durable des spectateurs.

Si les Razzie Awards restent une institution marginale face au prestige des Oscars, leur écho médiatique croissant témoigne d’un besoin de contre-discours dans l’industrie du cinéma. À l’heure où les plateformes de diffusion et les logiques de rentabilité rapide redessinent les contours de la création, ces distinctions rappellent que le public, comme la critique, demeure sensible à la sincérité artistique et à l’exigence narrative.

Les nominations aux Razzie Awards 2026 ne constituent ni un procès des artistes ni une condamnation définitive de leurs carrières. Elles offrent en revanche une lecture critique des dérives d’un cinéma de plus en plus formaté, où la notoriété remplace parfois l’audace et où la puissance financière supplante la vision créative. En cela, ces “anti-récompenses” jouent un rôle paradoxal mais salutaire : rappeler que le cinéma, même industriel, reste un art qui ne peut durablement se soustraire à l’exigence de qualité.

Celine Dou, pour la boussole-infos

Sorties salles (France) – 19 novembre 2025 : « Eleanor the great », une héroïne qui n’usurpe pas l’attachement qu’on lui porte

Cette semaine cinématographique du 19 novembre 2025 voit la sortie du premier long métrage de la célèbre actrice Scarlett Johansson intitulé « Eleanor the great » (qui se comprend de deux manières : « La grande Eleanor » et « La géniale Eleanor »), film sur la nécessité de la transmission de l’Histoire par l’histoire de ceux qui l’ont vécue, mais aussi, en écho, sur la place toujours plus rétreindre que l’on donne aux plus âgés dans une société occidentale atteinte de cette maladie psy qu’est le jeunisme.

Lire la suite Sorties salles (France) – 19 novembre 2025 : « Eleanor the great », une héroïne qui n’usurpe pas l’attachement qu’on lui porte

Ressorties salles (France) 5 novembre : « Si Versailles m’était conté…», monument historique du cinéma français

Ce 5 novembre 2025 ressort, sur une sélection d’écrans de l’Hexagone, un film majeur de l’un des plus importants réalisateurs français de l’Histoire, à savoir « Si Versailles m’était compté…», film de Sacha Guitry, sorti en 1954.

Comme cela est quasiment toujours le cas, cette ressortie salle est dans le cadre de la promotion d’une nouvelle édition sur support numérique d’une version restaurée du film. A la différence que, cette fois, il n’est prévu qu’une sortie collector ultra Haute Définition Blu Ray (hélas).

Cela reste, cependant, l’occasion de mettre en avant une fresque historique comme le cinéma français ne sait plus en faire depuis bien longtemps.

Lire la suite Ressorties salles (France) 5 novembre : « Si Versailles m’était conté…», monument historique du cinéma français

Sorties salles (France) – 22 octobre 2025 : « La disparition de Josef Mengele », un film inoubliable

Ce semaine d’exploitation salles du 22 octobre est a retenir car ce qui sera, très probablement, le meilleur film de l’année (reste à voir ce que vaudra « Avatar 3 », à partir du 17 décembre prochain) fait partie des sorties salles hexagonales et il s’agit de « La disparition de Josef Mengele ». Impossible, donc de ne pas lui consacrer notre critique de cette semaine.

Lire la suite Sorties salles (France) – 22 octobre 2025 : « La disparition de Josef Mengele », un film inoubliable

Ressorties salles (France) – 8 octobre 2025 : « La ferme des animaux », lorsque que l’œuvre d’Orwell détournée par la CIA pour sa propagande devient un film pour jeune public

Des films apparaissant sur les écrans de cinéma des salles françaises à partir de ce 8 octobre 2025, ressort l’adaptation, en dessin animé, de l’un des chefs d’œuvres de l’écrivain George Orwell, « La ferme des animaux ». Initialement film de propagande anticommuniste financé par la CIA et destiné à un public adulte, il est devenu, avec le temps, un bon film à faire connaître au jeune public.

Lire la suite Ressorties salles (France) – 8 octobre 2025 : « La ferme des animaux », lorsque que l’œuvre d’Orwell détournée par la CIA pour sa propagande devient un film pour jeune public

Cinéma – sorties salles (France) du 17 septembre 2025 : « La tour de glace » ou le reflet d’une (trop) longue nuit frigorifique d’hiver.

Énième semaine sans grand intérêt en ce qui concerne les sorties cinématographiques dans les salles françaises de cette semaine du 17 septembre 2025. Alors, oui, il y a une très grosse sortie cinéma avec le manga « Demon slayer : la forteresse infinie » mais, si vous ne suivez pas la série animée depuis son début, il y a des années, pas la peine de s’y arrêter car ce film correspond, peu ou prou, au début d’une cinquième saison et, si la bande annonce nous avait plu, nous n’en avions jamais vu le moindre épisode. Seul le film chinois « Left-hand girl » trouvait vraiment grâce à nos yeux. Hélas, n’ayant pas eu l’opportunité de le voir en projection presse et celui-ci n’étant pas diffusé dans notre ville de résidence, nous n’allions tout de même pas faire une centaine de kilomètres pour ne passer que 1h49 dans une salle obscure.

Nous restait l’option « La tour de glace », qui, malgré une bande-annonce qui nous laissait hésiter, se présentait en bouée de sauvetage si nous voulions pouvoir faire notre travail de critique ciné cette semaine. Avec le recul du visionnage de ce film, nous en venons à nous dire que boire la tasse nous aurait laissé un moins mauvais goût…

Lire la suite Cinéma – sorties salles (France) du 17 septembre 2025 : « La tour de glace » ou le reflet d’une (trop) longue nuit frigorifique d’hiver.

Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobiles

C’est avec une très grosse cylindrée hollywoodienne que nous terminons notre « saison régulière » de critiques cinéma, puisque nous allons parler de « F1 – le film » (ou tout simplement « F1 »), film sur le sport automobile du même nom mais qui, hélas, n’en a rien de plus de commun tant, avec cette superproduction, on s’écrase droit dans le mur de la réalité.

Lire la suite Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobiles

Cinéma – sortie salle du 26 février : « To the North », un « Huis-clos à mer ouverte » au suspens qui tient la route

Aujourd’hui, mercredi 26 février 2025, sort, sur les écrans français, le premier film du roumain Mihai Mincan, véritable film à suspens basé sur des faits réels déroulés en 1996, sur la traversée périlleuse de l’océan Atlantique. par un immigrant clandestin roumain.

Lire la suite Cinéma – sortie salle du 26 février : « To the North », un « Huis-clos à mer ouverte » au suspens qui tient la route

Cinéma – sorties salles France  : « A real pain », entre pérégrination et pèlerinage tragi-comique sur les chemins de la mémoire de la Shoah

En cette semaine du 22 janvier 2025 a lieu le festival cinéma Télérama, qui propose des ressorties de films de 2024, mais aussi quelques avant-premières. Alors, puisque l’occasion se présente et que, de plus, nous n’avions pas eu l’opportunité de voir l’un des cinq films que nous trouvions intéressants, parmi ceux dont c’est la semaine officielle de sorties dans les salles obscures françaises, nous avons décidé de vous parler de « A real pain », film états-unien déjà multi récompensé (à juste titre) et l’un des cinq longs métrages qui ont eu l’honneur d’avoir des avant-premières dans le cadre du « festival cinéma Télérama » et dont la date officielle de sortie dans les salles obscures de l’Hexagone est fixée au 26 février prochain, et ce d’autant que nous avons déjà un autre film de prévu pour notre critique de cette même semaine.

Lire la suite Cinéma – sorties salles France  : « A real pain », entre pérégrination et pèlerinage tragi-comique sur les chemins de la mémoire de la Shoah

Sortie cinéma : « Que notre joie demeure ! », le récit fictionnel de l’attentat islamique à Saint-Étienne-du-Rouvray

Ce 24 avril voit la sortie, dans les salles de cinéma françaises, de « Que notre joie demeure ! », le nouveau film de la très prolifique et indépendante réalisatrice française Cheyenne-Marie Carron, dont c’est le quinzième long-métrage en dix-neuf ans, et qui retrace les dernières semaines de la vie de Jacques Hamel, prêtre victime d’un attentat terroriste islamique à Saint-Étienne-du-Rouvray (Normandie – France), le 26 juillet 2016, tout autant que celle du jeune fanatique ayant fait allégeance à Daesh qui fut son meurtrier, mais aussi de la mère de ce dernier.

Lire la suite Sortie cinéma : « Que notre joie demeure ! », le récit fictionnel de l’attentat islamique à Saint-Étienne-du-Rouvray