Archives pour la catégorie Sciences Humaines

Archéologie : une découverte dans la mer Baltique révèle la plus ancienne construction humaine en Europe

Une découverte majeure en archéologie pourrait offrir une meilleure compréhension de la vie des petites communautés de chasseurs-cueilleurs ayant occupé l’Europe il y a 10 000 ans. (Source : Futura-Science).

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Une pierre aux symboles pictes pourrait « réécrire l’histoire de l’Écosse », selon ses découvreurs

Une croix picte ornée d’énigmatiques caractères en alphabet « ogham », déterrée dans un cimetière au centre de l’Écosse, pourrait dater du VIIe siècle de notre ère. Si elle est déchiffrée, cette découverte pourrait fournir un aperçu crucial de l’histoire médiévale du pays. (Source : Geo).

Cette trouvaille a été qualifiée de « découverte incroyable » susceptible de modifier notre compréhension de l’histoire de l’Écosse, en particulier de sa partie septentrionale. Les inscriptions sont celles d’une croix picte accompagnée de son mystérieux texte ancien, trouvées sur une pierre du cimetière d’Old Kilmadock près du village de Doune, dans la région de Stirling, au centre de l’Écosse, rapporte The Times ce 9 mars 2024.

Ils pourraient, selon les experts, remonter entre 500 et 700 apr. J.-C., période décisive de l’histoire médiévale du pays, où les peuples du nord ont chassé les envahisseurs anglo-saxons du sud. Et ont, par la suite, ouvert la voie à la création du royaume d’Alba (« Écosse », en gaélique écossais).

Ce qui rend cette gravure si intéressante n’est pas seulement sa représentation ; une croix picte en entrelacs, à l’intérieur d’un cercle semblant figurer une ancienne scène de chasse, avec des têtes d’oiseaux à long cou au-dessus d’un animal non identifié, peut-être un sanglier ou un loup.

Mais en son bord a aussi été inscrit un texte en ogham, forme d’écriture irlandaise du haut Moyen Âge semblable aux runes, surnommée « l’alphabet des druides »… et rarement retrouvée en Écosse. Les caractères sont ainsi considérés comme les premiers du genre trouvés dans la vallée du fleuve Forth, où pourrait autrefois s’être dressé un établissement monastique jusqu’alors inconnu.

L’inscription en ogham n’a pour le moment pas été déchiffrée. La surface de la pierre où elle se trouve n’a été que partiellement (et fortuitement) révélée en 2019, au cours de travaux dans le cimetière par des bénévoles des Rescuers of Old Kilmadock. Des spécialistes, revenus en 2022, ont creusé plus profondément pour l’explorer davantage… avant de la recouvrir à nouveau.

« La pierre est très, très délicate et a été réenterrée pour préserver son intégrité structurelle avant que nous entreprenions un examen plus détaillé », explique au Times Murray Cook, archéologue de la ville écossaise de Stirling, à seulement 13 kilomètres. Il fait partie du projet visant à enfin récupérer la croix en ce mois de mars 2024, permis grâce à une collecte d’environ 11 500 €. Sa restauration, en vue d’une éventuelle exposition au public, devrait aussi faire l’objet d’une levée de fonds.

Ses gravures, également, pourront ainsi être examinées de plus près. Les chercheurs estiment pour le moment leur datation aux environs de la bataille de Dun Nechtain, en 685.

En cette époque, le nord et l’est de la « terre des Lochs (lacs) et des Glens (vallées) » sont principalement habités par les Pictes, des peuples celtes organisés en différents royaumes. Les Northumbriens du royaume anglo-saxon du nord de l’actuelle Angleterre, « louchent » quant à eux sur ces territoires du nord de la Grande-Bretagne, motivés par des ambitions d’expansion.

L’affrontement de Dun Nechtain voit s’opposer les Pictes du roi Brude III (ou Bridei mac Bili) et les Northumbriens du roi Ecgfrith. Son issue a été considérée comme décisive dans l’histoire ancienne de l’Écosse : la victoire écrasante des premiers a mis fin à l’expansionnisme northumbrien, renforcé leur position dans la région et aurait contribué à façonner la future identité écossaise.

Sur le Forth, de mystérieux individus lettrés

Cela n’explique toutefois pas, aux côtés de la croix picte, la présence de caractères ogham. L’origine précise de ces derniers reste sujette à débat, mais il est généralement admis que l’alphabet aurait été développé vers le IVe ou Ve siècle apr. J.-C. en Irlande, là où la plupart des inscriptions ont été retrouvées. Mais d’autres, un tiers d’entre elles environ avance le Times, ont été identifiées en Angleterre, au Pays de Galles, en Écosse ou encore sur l’île de Man.

Si l’établissement du christianisme a apporté l’alphabétisation sous forme de script latin, écrit sur une page plane, le système de l’ogham est resté un temps utilisé, principalement pour écrire les anciennes langues irlandaise ou celtiques (le vieux gallois, par exemple)… avant de décliner.

Ce que nous indique finalement la pierre d’Old Kilmadock, c’est « qu’au début du Moyen Âge, il y avait [en ces lieux] des personnes lettrées qui savaient lire et écrire, potentiellement en latin, mais qui étaient également familières avec l’alphabet ogham », explique à nos confrères Kelly Kilpatrick, historienne et celtiste spécialisée en épigraphie. « C’est une découverte extrêmement importante », insiste-t-elle.

L’inscription, qui pourrait faire le tour complet de stèle, pourrait mentionner des noms personnels très utiles – l’ogham a en effet été historiquement employé pour inscrire des noms, des titres, des inscriptions commémoratives et autres informations sur des monuments en pierre.

« Alors que nous entamons le 900e anniversaire de Stirling en tant que burgh [statut administratif historique des villes écossaises, dont la valeur n’est plus aujourd’hui que symbolique, ndlr], [cette découverte] rappelle que la contribution importante de notre région à l’histoire de l’Écosse remonte encore plus loin dans le temps », conclut ainsi auprès du Times Chris Kane, chef du conseil de la ville.

Archéologie : Un tombeau intact, vieux de 400 ans, de la dynastie Ming découvert dans la province chinoise du Shanxi

Au cœur de la province de Shanxi, en Chine, une découverte archéologique d’importance majeure a récemment attiré l’attention mondiale : une tombe de la dynastie Ming datant de 400 ans, remarquablement bien préservée. Cette trouvaille promet d’apporter une contribution significative à notre connaissance des pratiques culturelles et de l’artisanat de cette période historique cruciale.(Source : Science et vie).

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Paléoanthropologie : les momies de Chinchorro au Chili sont bien plus anciennes que celles d’Égypte

Au cœur du désert d’Atacama, le plus aride du monde, se cache un trésor archéologique qui défie notre compréhension de l’histoire de la momification. Les momies du peuple Chinchorro, découvertes au début du XXe siècle, détrônent celles d’Égypte du titre des plus anciennes au monde.

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Guerre contre la Russie : selon un sondage, 76 % des Français s’opposent à l’envoi de troupes en Ukraine – les femmes et les jeunes étant les plus favorables

La suggestion d’Emmanuel Macron d’envoyer des troupes occidentales en Ukraine en réponse à l’offensive russe a été fortement contestée. Selon un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, une grande majorité des Français (76 %) s’oppose fermement à cette idée. Ce qui est alarmant, c’est qu’un quart des français sont pour…

Mais, le détail par catégories socio-professionnelles, tranches d’âge, opinion politique permettent de comprendre le pourquoi de ces résultats grâce à la sociologie – et c’est ce que nous avons fait, dans le présent article, qui démonte la croyance en une gent féminine et une jeunesses toujours plus pacifistes que les « méchants mâles virilistes de plus de 50 ans ».

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Egyptologie : Un journal ancien révèle comment les Égyptiens ont construit les pyramides de Gizeh

Les pyramides de Gizeh, longtemps entourées de mystère quant à leur construction, révèlent aujourd’hui des détails inédits grâce aux Papyrus de la mer Rouge, offrant ainsi un aperçu sans précédent sur le travail des constructeurs de cette merveille antique. (Source : National Géographique).

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Anthropologie : une étude révèle que les chasseurs-cueilleurs ont eu une fin violente en Europe

Une analyse du génome des populations de l’âge de pierre, au Danemark, indique que l’arrivée des premières communautés d’agriculteurs a eu des conséquences tragiques pour les populations locales de chasseurs-cueilleurs. Plutôt que d’être une transition pacifique, ce passage entre deux modes de vie s’est conclu par l’éradication de l’ensemble d’une population.(Source : Futura-Sciences).

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Egypte : le projet de recouvrir de granit la pyramide Mykérinos suscite une vive controverse

Les sites touristiques antiques de l’Égypte, très fréquentés, pourraient bientôt « bénéficier » d’une restauration. Le gouvernement égyptien a dévoilé un projet de rénovation de la façade de la pyramide de Mykérinos, à Gizeh. Cette initiative suscite des inquiétudes parmi les archéologues et égyptologues.

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Décès, au Bénin, du philosophe Paulin Hountondji à 82 ans

Le professeur Paulin Hountondji, éminent philosophe africain, nous a quittés ce vendredi 2 février 2024 à son domicile de Cotonou, comme l’a annoncé sa famille. Il avait atteint l’âge de 82 ans. Les intellectuels du Bénin et d’Afrique rendent hommage à sa mémoire. (Source : RFI).

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Archéologie : En Égypte, une momie ornée d’une langue en or reposait secrètement dans un tombeau prestigieux

Au cœur de la vallée du Nil, parmi les ruines d’une cité antique florissante de l’ère gréco-romaine, les chercheurs ont mis au jour un tombeau renfermant plus d’une vingtaine de momies. L’une d’entre elles a attiré l’attention en raison de sa langue remplacée par un petit artefact en or.(Avec : Futura-sciences).

Quelques jours après l’annonce des découvertes fascinantes à Saqqarah, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités réaffirme ces trouvailles. Dans un communiqué diffusé le 8 janvier sur les réseaux sociaux, les archéologues partagent les détails de leurs explorations dans la cité antique d’Al-Bahnasa. Ils ont eu l’occasion de découvrir un tombeau majestueux renfermant des merveilles vieilles de plusieurs siècles, dont la plupart remontent aux époques ptolémaïque et romaine.

Des pratiques rituelles singulières

Les tombes découvertes dans la partie supérieure orientale d’Al-Bahnasa possèdent des caractéristiques inobservées dans le secteur à ce jour. Certaines sépultures ont ainsi été creusées dans la roche naturelle, directement dans le sol. Elles recèlent des artefacts inhabituels, à l’instar de statues en terre cuite à l’effigie de la déesse Isis Aphrodite, coiffée d’une couronne de fleurs. Fusion des deux déesses, elle est souvent représentée nue, arborant régulièrement un couvre-chef. Elle apparaît déjà dans des contextes funéraires à partir du IIIe siècle avant J.-C., continuant d’être louée par les Romains, également les peuples méditerranéens tournés vers l’orientalisme.

Une autre curiosité frappe les archéologues : la présence d’une momie, dont le visage masqué dissimulait une langue en or. Un symbole prestigieux selon les croyances de l’Égypte ancienne. Les égyptologues estiment que la langue pouvait être remplacée lors de l’embaumement par des sculptures en or, permettant au défunt de s’adresser directement au dieu Osiris, souverain de l’au-delà. Une rareté qui avait toutefois été observée en 2021 à Al-Bahnasa même et en 2022, lorsque des archéologues avaient découvert des tombes à Qewaisna, quelques kilomètres au nord du Caire.

Al-Bahnasa, un site archéologique d’importance

Le ministère du Tourisme et des Antiquités indique avoir déterré une quantité importante de momies, au nombre de 23. Elles se trouvaient dans un puits, au fond duquel une porte emmurée par des briques protégeait les sépultures. La majorité des momies sont drapées d’étoffes colorées, et l’individu à la langue d’or n’est pas le seul à posséder un masque. D’autres faciès sont ainsi dissimulés, avec des masques de différents aspects et de différentes couleurs, une petite quantité d’entre eux étant incrustés de feuilles d’or.

Le site d’Al-Bahnasa semble particulièrement important pour le gouvernement égyptien. La ville, autrefois fortifiée, se développe durant l’Antiquité, plus précisément durant l’ère gréco-romaine. Elle fleurit véritablement durant l’âge d’or islamique, période propice au développement culturel et scientifique au sein des pays musulmans du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient.

La cité était nommée à l’époque « la ville des martyrs », à la suite des affrontements violents entre les garnisons romaines retranchées sur le site et les musulmans souhaitant s’en emparer. Depuis 2020, le gouvernement égyptien et les autorités locales ont commencé un processus de restauration afin de rendre aux vestiges gréco-romains et à la nécropole islamique son rayonnement d’antan.