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Football : Diogo Jota, attaquant portugais de Liverpool, meurt dans un accident de la route

Le monde du football est en deuil. L’attaquant portugais de Liverpool, Diogo Jota, est décédé dans un tragique accident de la route survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, près de Zamora, dans le nord-ouest de l’Espagne. L’information a été rapportée par la télévision publique espagnole TVE, citant les services de secours, et confirmée par une dépêche de l’agence Reuters.

Selon les premiers éléments communiqués par le service régional d’incendie de Castille-et-León, le véhicule dans lequel se trouvaient Diogo Jota et un autre passager a percuté un obstacle peu après minuit avant de s’embraser. À l’arrivée des secours, les deux occupants du véhicule, âgés respectivement de 28 et 26 ans, étaient déjà décédés.

TVE précise que les victimes sont Diogo Jota, 28 ans, et son frère cadet André Jota, 26 ans, joueur du club portugais de Penafiel, évoluant en deuxième division. Le club de Liverpool, où évoluait l’international portugais depuis 2020, n’a pas encore réagi officiellement au drame.

Diogo Jota avait rejoint Liverpool en provenance de Wolverhampton et s’était rapidement imposé comme un élément clé de l’effectif dirigé par Jürgen Klopp. Il comptait plus de 50 sélections avec l’équipe nationale portugaise, avec laquelle il avait inscrit 14 buts. Talentueux, combatif et apprécié de ses coéquipiers comme des supporters, Jota était devenu l’un des visages emblématiques du football portugais moderne.

Ce drame plonge le football européen dans la tristesse et laisse un vide immense tant sur le terrain qu’en dehors.

Affaire du baiser forcé : la cour d’appel espagnole confirme la condamnation de Luis Rubiales

La justice espagnole a confirmé mercredi en appel la condamnation de Luis Rubiales à une amende. L’ancien président de la Fédération espagnole de football avait embrassé de force la joueuse Jennifer Hermoso en août 2023, après la victoire de l’équipe en Coupe du monde.(Source : AFP).

La cour d’appel de l’Audience nationale espagnole confirme mercredi 25 juin en appel qu’il n’y a pas eu de consentement dans le baiser imposé par l’ancien président de la fédération espagnole de football, Luis Rubiales, à la joueuse de l’équipe nationale Jennifer Hermoso.

Elle a jugé « correcte » la qualification des faits en « agression sexuelle » lors du jugement de première instance.

Luis Rubiales avait été condamné le 14 février à 10 800 euros d’amende pour agression sexuelle, mais relaxé du délit de coercition.

La cour d’appel a aussi confirmé mercredi l’interdiction pour Luis Rubiales de s’approcher de Jennifer Hermoso dans un rayon de 200 mètres, ainsi que celle de communiquer avec elle pendant un an.

Le tribunal a également rejeté les autres appels déposés par le parquet, qui avait dénoncé la « partialité » du juge et réclamait un nouveau procès, et par Jennifer Hermoso.

« Un petit bisou consenti »

La procureure avait requis en première instance deux ans et demi de prison contre Luis Rubiales pour agression sexuelle et pour les pressions exercées par la suite sur la joueuse pour atténuer le scandale.

Luis Rubiales, 47 ans, ancien président de la Fédération espagnole de football (RFEF) avait vu sa carrière prendre fin brutalement dans la foulée de la victoire de l’Espagne en finale du Mondial féminin à Sydney en Australie, le 20 août 2023.

Ce soir-là, devant les caméras du monde entier, il avait pris à deux mains la tête de l’attaquante de la « Roja » Jennifer Hermoso, avant de l’embrasser par surprise sur la bouche.

Face à l’indignation suscitée par ce geste, l’ex-homme fort du football espagnol avait tout d’abord refusé de démissionner pour « un petit bisou consenti », dénonçant un supposé « faux féminisme » et assurant qu’il avait obtenu l’autorisation de la joueuse avant de l’embrasser.

Il avait fini par démissionner en septembre 2023, deux semaines après les faits.

Lors de son procès, il avait campé sur ses positions, se disant « absolument sûr » que Jenni Hermoso avait consenti à ce baiser.

En face, Jennifer Hermoso, érigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, avait décrit les « innombrables » pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.

Depuis une réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tous les types de violence sexuelle.

Rugby – Coupe du monde 2025 : Pauline Bourdon Sansus suspendue pour le premier match des Bleues après ses critiques sur l’arbitrage

Coup dur pour le XV de France féminin : la demi de mêlée Pauline Bourdon Sansus ne participera pas au premier match des Bleues lors de la Coupe du monde de rugby 2025, qui se déroulera du 22 août au 27 septembre en Angleterre. Sanctionnée pour ses critiques publiques sur l’arbitrage après la finale du Championnat de France, l’internationale tricolore manquera également un match de préparation capital contre l’Angleterre.

Une suspension de deux semaines pour des propos jugés déplacés

Selon Sud Ouest, la joueuse du Stade Toulousain, forte de 66 sélections, a écopé de deux semaines de suspension. Cette sanction fait suite à ses déclarations tenues en conférence de presse le 31 mai dernier, à l’issue de la finale d’Élite 1 perdue par son club face au Stade Bordelais (24-32).

Visiblement frustrée par certaines décisions arbitrales, Pauline Bourdon Sansus avait réclamé « un arbitrage juste et cohérent », ajoutant que « ce n’est pas encore le cas » dans le Championnat français. Des propos qui ont été jugés comme une atteinte à l’intégrité de l’arbitrage par les instances disciplinaires.

Des conséquences directes pour les Bleues

Cette suspension prive le XV de France féminin de l’une de ses cadres les plus expérimentées au moment d’entamer la compétition mondiale. Bourdon Sansus manquera :
•Le match de préparation contre l’Angleterre, le 9 août à Mont-de-Marsan ;
•Le premier match de la Coupe du monde, prévu le 23 août à Exeter face à l’Italie.

Elle sera éligible pour faire son retour dès le deuxième match de poules, contre le Brésil, une semaine plus tard.

La réaction du staff : “On ne veut pas être dépendantes”

Face à cette absence notable, Gaëlle Mignot, co-sélectionneuse du XV de France féminin, a tenu à relativiser :

« Ça fait partie des aléas. Chaque fille a une importance capitale dans notre équipe, mais on ne veut pas être dépendante d’une joueuse. »

Cette déclaration traduit la volonté du staff de maintenir une dynamique collective forte, malgré la perte momentanée d’un élément clé.

La hiérarchie au poste de demi de mêlée reconfigurée

Pour pallier cette absence, la sélection pourra compter sur Alexandra Chambon, 29 sélections, comme remplaçante attitrée au poste de numéro 9. Elle devance Océane Bordes, qui ne compte pour l’instant qu’une seule sélection en équipe de France. Chambon devrait donc débuter face à l’Italie, tandis que Bordes pourrait intégrer la rotation si nécessaire.

Un coup dur, mais pas un frein pour les ambitions françaises

Malgré cette suspension, l’équipe de France féminine aborde cette Coupe du monde 2025 avec de grandes ambitions. Le groupe reste solide, structuré autour de joueuses expérimentées, et espère bien franchir un cap en Angleterre, pays hôte de la compétition et adversaire majeur.

L’affaire rappelle cependant que les prises de parole publiques des joueuses sont scrutées de près, et que le dialogue autour de l’arbitrage reste un sujet sensible dans le rugby féminin comme masculin.

Finale NBA : le Thunder d’Oklahoma City triomphe avec un premier sacre

La jeune équipe d’Oklahoma City a dominé les Indiana Pacers (103-91) dimanche soir, lors du dernier match d’une finale très disputée. Ce succès confirme la stratégie du manager général Sam Presti, qui a fait le pari de construire autour de la jeunesse.

Porté par son MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander (29 points, 12 passes), le Thunder d’Oklahoma City a décroché, dimanche 22 juin, à domicile son premier sacre NBA (National Basket Association) face aux Indiana Pacers.

Le Thunder s’est imposé 103-91 lors d’un 7e match électrique pour remporter la série 4-3 et valider son couronnement, mais a longtemps tremblé face aux Pacers, pourtant privés de leur talisman Tyrese Haliburton, sorti blessé après sept minutes de jeu.

Le Thunder, héritier des Seattle SuperSonics champions en 1979, décroche ainsi son premier titre depuis son installation en Oklahoma en 2008. « OKC » avait atteint une première fois la finale en 2012 dans le sillage de Kevin Durant mais avait été dominé par Miami et LeBron James.

Le projet de Sam Presti

Treize ans plus tard, la franchise, qui repose sur un marché commercial modeste de cet État rural du Sud, a tout changé, sauf le manager général Sam Presti, qui a patiemment bâti un rouleau-compresseur défensif, grâce à de jeunes joueurs et un entraîneur à peine plus âgé, Mark Daigneault (40 ans).

Après un premier âge d’or, Presti fait table rase en 2019 et parie sur Gilgeous-Alexander qu’il récupère auprès des Clippers, avec ce qui est désormais considéré comme le casse du siècle en NBA.

Daigneault débute l’année suivante sa première expérience de titulaire sur un banc NBA sans pression et prend le temps de faire progresser ses jeunes joueurs autour de la future star Gilgeous-Alexander, qui franchit les 30 points par match de moyenne à partir de l’exercice 2022-2023.

Meilleur bilan de la conférence Ouest l’an passé déjà, le Thunder achève son apprentissage en tombant en demi-finale de conférence contre Dallas et Luka Doncic, avant de devenir la meilleure équipe de la ligue cette saison.

Un collectif jeune avec l’avenir devant lui

Lors des play-offs, l’équipe est bousculée au deuxième tour par le champion 2023 Denver et Nikola Jokic, battus 4-3, après un échauffement contre Memphis (4-0) et avant un succès autoritaire contre Minnesota (4-1) pour voir la finale, où les étonnants Pacers font trembler le Thunder jusqu’au bout.

Shai Gilgeous-Alexander n’aura pas fait injure à son statut de meilleur joueur de la ligue nord-américaine, avec des finales de patron aux statistiques épaisses (30,3 points de moyenne).

Le Thunder aura su trouver à son étoile un lieutenant solide, Jalen Williams (20 points), révélation des dernières rencontres, l’immense, agile et toujours perfectible Chet Holmgren (18 points) complétant le trio. Le pivot Isaiah Hartenstein et le couteau-suisse Alex Caruso ont enrichi l’été dernier un collectif à la défense redoutable menée par l’étouffant Québecois Luguentz Dort.

Dimanche, la finale a connu un premier temps fort, malheureux, lorsque Tyrese Haliburton s’est écroulé sur le parquet après 7 minutes de jeu, avant de sortir définitivement, en larmes, touché dans le bas de la jambe droite. Bien que privés de leur talisman, les Pacers sont restés dans la partie et ont âprement défendu leurs chances, les deux formations se rendant coup pour coup en première période, Indiana virant même en tête (48-47) à la pause.

Le Thunder a fini par faire la différence lors du 3e quart-temps (81-68), avec un peu d’adresse de loin, et malgré les arabesques de T.J. McConnell (16 points dont 12 lors du 3e quart-temps).

L’absence d’Haliburton s’est fait sentir en début de 4e quart-temps, les Pacers se retrouvant incapables de marquer pendant 4 minutes 30 marquant l’envol définitif des locaux.

Alors que la NBA célèbre un septième champion différent en sept ans, le Thunder possède les moyens de rester en haut de l’affiche, avec une masse salariale maîtrisée et un effectif de 25 ans de moyenne d’âge. L’orage peut continuer de gronder sur la NBA.

États-Unis d’Amérique : le visa refusé à plusieurs joueuses de l’équipe femmes de basket du Sénégal

Coup dur pour les Lionnes du basket sénégalais. À quelques semaines de l’Afrobasket 2025, qui se tiendra cet été en Côte d’Ivoire, plusieurs joueuses de l’équipe nationale n’ont pas obtenu leurs visas pour les États-Unis d’Amérique, où devait se dérouler leur préparation. Un refus qui suscite incompréhension et inquiétude, alors qu’aucune explication officielle n’a été donnée par les autorités états-uniennes.

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Sport féminin : Martina Navratilova dénonce l’inclusion des athlètes transgenres au nom de l’équité

Figure historique du tennis mondial et militante de longue date des droits des femmes et des minorités sexuelles, Martina Navratilova fait aujourd’hui entendre une voix discordante dans le débat brûlant sur la place des personnes transgenres dans le sport féminin. Au nom de l’équité biologique, elle appelle à une séparation stricte entre sport féminin et participation des athlètes ayant vécu une puberté masculine.

Interrogée par la journaliste états-unienne Kara Swisher, Navratilova a défendu une ligne claire :

« Une compétition féminine équitable doit reposer sur le sexe biologique, sinon elle cesse d’être juste. »

Pour la championne aux 18 titres du Grand Chelem, les femmes trans ayant traversé une puberté masculine bénéficient d’un avantage physique irréductible, qu’aucun traitement hormonal ne peut totalement annuler. Gabarit osseux, densité musculaire, capacité respiratoire : autant d’éléments qui, selon elle, faussent la donne dans les disciplines de force, d’endurance ou de vitesse.

Navratilova ne remet pas en cause les droits civils des personnes transgenres dans la société civile. Elle plaide même pour leur reconnaissance dans la vie quotidienne. Mais selon elle, le sport de haut niveau constitue une exception, car il repose sur des critères objectifs de performance.

« Ce n’est pas une question de haine ou d’exclusion. C’est une question d’équité. »

Sa position lui a valu l’exclusion du conseil consultatif d’Athlete Ally, organisation de défense des minorités LGBTQ dans le sport. Elle est désormais régulièrement taxée de « transphobie » par les cercles militants. Pourtant, plusieurs études scientifiques confortent ses arguments : elles établissent que la puberté masculine confère des avantages significatifs dans certaines disciplines, même après des années de transition.

La controverse s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis 2022, de nombreuses fédérations internationales (World Athletics, FINA, UCI, etc.) ont décidé d’exclure les femmes transgenres ayant connu une puberté masculine des compétitions féminines élite. Certaines explorent la création d’une catégorie « open » ou « mixte », dans une tentative d’inclusion sans atteinte à l’intégrité des compétitions féminines.

Cette évolution traduit un virage prudent : le sport mondial cherche à préserver l’équité sans sombrer dans l’idéologie, alors que certains activismes exigent l’effacement de toute distinction fondée sur le sexe biologique.

Dans les milieux féministes, les positions se fracturent. Certaines militantes, comme Navratilova, affirment qu’un féminisme cohérent ne peut éluder les réalités biologiques. D’autres, au contraire, estiment que cette ligne de défense dissimule des logiques d’exclusion.

Mais pour de nombreuses sportives de haut niveau, la question est moins théorique que concrète : peuvent-elles concourir dans des conditions équitables si des concurrentes biologiquement masculines leur sont opposées ? La réponse, de plus en plus souvent, est non

Au fond, cette affaire révèle le divorce croissant entre données scientifiques, revendications identitaires et cadre légal. Alors que certaines législations encouragent une autodétermination libre du genre, d’autres domaines, comme le sport, continuent d’imposer des bornes biologiques strictes.

Martina Navratilova incarne ce dilemme : ancienne icône du progressisme, elle est aujourd’hui perçue comme une dissidente voire une hérétique par les courants qu’elle a jadis soutenus.

En résumé

Martina Navratilova exige que le sport féminin reste fondé sur le sexe biologique.
Elle est soutenue par certaines fédérations et figures scientifiques, mais critiquée par les militants LGBTQ.
Le débat cristallise les tensions entre science, inclusion et équité, dans un monde occidental de plus en plus polarisé.
Le sport, en tant qu’espace d’objectivation corporelle, devient un champ de bataille idéologique.

Ligue des Nations : Pourquoi la sélection espagnole masculine a refusé de porter le maillot de l’équipe féminine en finale?

À l’approche de l’Euro féminin 2025 en Suisse, une initiative symbolique d’Adidas, visant à promouvoir la compétition, a été refusée par la sélection masculine espagnole. Lors de la finale de la Ligue des Nations contre le Portugal, le dimanche 9 juin (2-2, 5-3 aux tirs au but), les joueurs espagnols ont préféré conserver leur propre tenue jaune, plutôt que d’endosser celle de la Roja féminine, championne du monde en titre.

Une proposition symbolique de soutien… refusée

L’équipementier Adidas avait proposé à la Roja masculine de jouer la finale avec le maillot extérieur de l’équipe féminine, un modèle blanc agrémenté de touches bleues et roses, afin de promouvoir l’Euro féminin qui débute le 2 juillet en Suisse.

Le contexte semblait idéal : l’Espagne ayant perdu le tirage au sort, elle ne pouvait porter son maillot rouge traditionnel. Adidas voyait dans ce contretemps une opportunité parfaite de mettre en avant la sélection féminine, à travers une action visible et valorisante.

D’autres sélections ont joué le jeu

Cette démarche n’était pas inédite. La Belgique a récemment affronté le pays de Galles en arborant le maillot de son équipe féminine, en hommage aux “Red Flames”, qualifiées pour l’Euro et auteures d’un très bon parcours en Ligue des Nations. La Fédération belge avait communiqué officiellement sur ce geste symbolique.

En France, le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni s’était aussi illustré dans cette logique de soutien, en arborant le maillot des Bleues lors de son arrivée à Clairefontaine. “Il faut représenter les filles, il y a l’Euro féminin qui arrive”, avait-il déclaré dans une vidéo publiée par la Fédération française.

Une fracture depuis l’affaire Rubiales

Mais côté espagnol, la démarche n’a pas abouti. Et ce refus ne semble pas anodin. Selon le quotidien Marca, les relations entre les sélections masculines et féminines se sont tendues depuis le scandale Rubiales, du nom de l’ex-président de la Fédération espagnole, qui avait embrassé sans son consentement la joueuse Jenni Hermoso après la finale du Mondial 2023.

Cet épisode, fortement médiatisé, a entraîné une vague de protestations internationales, la démission de Rubiales, et une crise profonde au sein du football espagnol. Il a aussi laissé des fractures durables entre les deux équipes nationales, là où des actions de soutien auraient jadis été plus simples à mettre en œuvre.

Le vestiaire masculin dit non

D’après Marca, bien que l’idée ait été bien accueillie par certains responsables fédéraux, elle nécessitait l’approbation des joueurs eux-mêmes, condition sine qua non après les turbulences récentes. Or, les joueurs de Luis de la Fuente ont exprimé leur préférence pour le maillot jaune, utilisé tout au long de leur parcours en Ligue des Nations. Selon le quotidien, ils ne voyaient “aucune raison de changer”.

Un comportement qui contraste avec celui de la Roja en 2022, alors dirigée par Luis Enrique, qui avait accepté de porter le maillot féminin lors d’un match contre la République tchèque. Une initiative qui, à l’époque, avait été directement lancée par Rubiales, avant que son image ne soit ternie.

Une tendance encore divisée en Europe

L’Espagne n’est pas seule à avoir décliné l’idée. Selon les informations du Marca, l’Allemagne a également refusé une proposition similaire d’Adidas ces dernières semaines. Si certaines fédérations adhèrent à ces gestes symboliques en faveur de la parité et de la reconnaissance du football féminin, d’autres montrent encore des réticences, qu’elles soient culturelles, politiques ou simplement liées à des dynamiques internes fragiles.

Un geste manqué ?

Alors que l’équipe féminine espagnole se prépare à défendre son titre européen, ce refus de la part des joueurs masculins pose une question : le football masculin espagnol soutient-il réellement ses homologues féminines ? Le geste aurait pu être fort. Il n’aura été, pour l’instant, qu’un débat de plus sur le long chemin vers l’égalité et la reconnaissance dans le sport.

Football : Daniel Congré grièvement blessé par un coup de couteau

Lundi 9 juin, l’ancien footballeur professionnel Daniel Congré a été retrouvé inconscient à son domicile à Pérols, près de Montpellier, victime d’une grave blessure par arme blanche au niveau du cœur. L’information, révélée par Midi Libre et actu.fr, a suscité une vive émotion dans le monde du football français.

Ancien défenseur central du Toulouse FC puis du Montpellier HSC (de 2012 à 2021), Congré, aujourd’hui coordinateur sportif de l’Olympique Lyonnais, a été transporté en urgence absolue au CHU de Montpellier après l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, du Samu et de la police. À son arrivée, son état était critique : il se vidait de son sang, la plaie étant située à proximité immédiate du cœur.

Selon les dernières informations, l’état de santé du quadragénaire se serait depuis stabilisé, bien que la prudence reste de mise.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cet événement dramatique. Les policiers de la police judiciaire de Montpellier sont en charge des investigations. À ce stade, les circonstances de l’agression restent inconnues.

Daniel Congré, figure respectée du football français, est âgé de 40 ans. Sa récente nomination en octobre 2024 au poste de coordinateur sportif à l’OL marquait un tournant dans sa carrière après une décennie passée sur les terrains de Ligue 1.

Imane Khelif exclue de la Box Cup d’Eindhoven après la décision de World Boxing sur les tests de genre

La boxeuse algérienne Imane Khelif ne participera pas à la Box Cup d’Eindhoven, qui se tient aux Pays-Bas du 5 au 10 juin. Son absence survient quelques jours après la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation de la Fédération internationale de boxe, World Boxing, rendant obligatoires les tests de genre pour tous les participants majeurs.

Dirk Renders, porte-parole de l’événement, a confirmé jeudi à l’AFP que l’athlète de 26 ans, inscrite initialement à la compétition, ne figure plus parmi les participantes. Il a précisé que « la décision de son exclusion est du ressort de World Boxing ».

Des tests de genre imposés et une polémique persistante

Le 31 mai, World Boxing a instauré une règle obligeant tous les athlètes de plus de 18 ans à subir un test PCR déterminant leur sexe à la naissance, pour pouvoir prendre part à des compétitions sous son autorité. Dans son communiqué, la Fédération avait mentionné nommément Imane Khelif, indiquant qu’elle devait se conformer à cette exigence pour participer à la Box Cup d’Eindhoven. Cette communication a suscité de vives réactions, poussant l’instance à s’excuser publiquement, reconnaissant qu’il était « inapproprié » de cibler une athlète en particulier.

Imane Khelif, championne olympique des -66 kg à Paris en 2024, avait déjà été au cœur de controverses sur la question du genre. Lors de ces Jeux, elle avait été la cible de campagnes de désinformation la présentant comme un « homme combattant des femmes », bien qu’elle ait toujours concouru dans les catégories féminines, y compris lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, sans contestation à l’époque.

Un historique de tensions avec les instances de la boxe

L’exclusion d’Imane Khelif n’est pas une première. En 2023, lors des Championnats du monde organisés par l’IBA (International Boxing Association), elle avait déjà été écartée à la suite d’un test de genre non concluant selon cette instance. L’IBA, depuis suspendue par le Comité international olympique (CIO) pour des raisons éthiques et financières, s’est par ailleurs opposée à la participation de Khelif aux Jeux de Paris 2024, allant jusqu’à annoncer en février 2025 qu’elle poursuivrait le CIO en justice pour avoir permis sa présence.

En réponse, la boxeuse algérienne a qualifié ces accusations de « fausses et insultantes » et a déclaré qu’elle envisageait une action judiciaire pour rétablir son intégrité. Elle affirme : « Je suis pleinement qualifiée pour participer. Je suis une femme comme les autres. Je suis née femme, j’ai vécu femme et j’ai concouru en tant que femme. »

Un symbole en Algérie, un avenir tourné vers Los Angeles 2028

Devenue une figure emblématique en Algérie, Khelif a reçu un soutien massif de la part du public et des autorités nationales. Malgré la polémique, elle reste déterminée à poursuivre sa carrière internationale et a annoncé en mars dernier son intention de viser une nouvelle médaille d’or lors des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

L’affaire Khelif soulève à nouveau des questions complexes sur l’équilibre entre inclusion, équité sportive et respect de la vie privée des athlètes, dans un contexte mondial de plus en plus polarisé. Des personnalités influentes comme Donald Trump ou Elon Musk se sont déjà exprimées publiquement sur le sujet, contribuant à l’amplification du débat.

Basket – Grèce : propos ignobles, plaintes croisées et chaos, la finale Olympiakos–Panathinaïkos au bord de l’annulation

La finale du Championnat de Grèce de basket-ball est sur le point d’imploser. Le deuxième match de la série opposant l’Olympiakos au Panathinaïkos, dimanche 2 juin, a été le théâtre de scènes chaotiques qui dépassent largement le cadre sportif. Au cœur de la tempête, Dimitris Giannakopoulos, le président du Panathinaïkos, accusé de propos gravement menaçants et désormais recherché par la police. Le troisième match a été reporté, et l’avenir du championnat est incertain.

Une finale sous haute tension virant au scandale

Le match 2 s’est joué au Stade de la Paix et de l’Amitié du Pirée, nom ironique compte tenu du contexte. Si l’Olympiakos a remporté la rencontre (91-83), la tension était palpable bien avant le coup d’envoi. Dix minutes avant le match, Dimitris Giannakopoulos est entré sous les huées du public local, alors que des chants insultants visant sa fille étaient scandés dans les tribunes. Déjà connu pour ses provocations, le dirigeant s’en est pris aux officiels du match et a rapidement été exclu du parquet.

Mais le pire était à venir.

En conférence de presse, le co-président de l’Olympiakos, Giorgos Angelopoulos, a accusé Giannakopoulos d’avoir proféré des menaces intolérables : « Il est venu nous voir sur le terrain et a dit devant témoins : “Allez dire à Giorgos Angelopoulos que je vais violer sa fille devant lui.” » Le dirigeant a affirmé que les propos étaient enregistrés et que des policiers présents ont été témoins de la scène.

Angelopoulos a ajouté : « Il est arrivé dans la salle en faisant un doigt d’honneur, comme il l’avait déjà fait à Abu Dhabi. Il agit en toute impunité. C’est à vomir. C’est son vrai visage. »

À la mi-temps, Giannakopoulos aurait quitté la salle précipitamment. L’Olympiakos affirme qu’il a fui pour échapper à une interpellation. Le Panathinaïkos nie catégoriquement.

Réactions politiques et sportives en chaîne

L’entraîneur du Panathinaïkos, Ergin Ataman, également exclu pour deux fautes techniques, a dénoncé le climat haineux à son encontre : « Personne n’a le droit de dire “fuck you” à la Turquie. C’est du racisme sur le terrain. » Il a aussi critiqué l’arbitrage : « L’Olympiakos a tiré 33 lancers francs, nous 17. C’est un cirque, ce n’est pas du sport. »

En parallèle, les deux camps ont chacun porté plainte contre l’autre. Le conflit est désormais ouvertement judiciaire, et la tension a atteint un tel niveau que le gouvernement grec est intervenu.

Le ministre des Sports, Yiannis Vroutsis, a convoqué les dirigeants à une réunion de médiation prévue mercredi 4 juin. Le match 3, prévu le même jour, a été suspendu par mesure de sécurité. Si aucun accord n’est trouvé, la série finale sera annulée, a prévenu Pavlos Marinakis, porte-parole du gouvernement : « Les deux clubs devront s’engager à mettre fin à cette situation. Sinon, le championnat sera arrêté. »

Un championnat en péril, une image ternie

Le choc entre Olympiakos et Panathinaïkos, deux monuments du basket grec, tourne à la farce dramatique. Alors que les deux équipes sont à égalité 1-1 dans cette finale au meilleur des cinq matchs, les enjeux sportifs sont éclipsés par les insultes, les menaces, les plaintes judiciaires, et les refus de médiation.

Lundi soir, aucun des dirigeants n’avait accepté de se rencontrer. Le Panathinaïkos refuse de reconnaître les accusations contre son président, et les frères Angelopoulos exigent sa mise en examen immédiate.

En toile de fond, le basket grec voit son image s’effondrer. Ce qui devait être une fête sportive vire à la crise politique et judiciaire. Une annulation du championnat priverait le pays de titre national, pour la première fois depuis des décennies.