La Pologne atteint un record historique dans la gestion de ses réserves nationales : sa banque centrale, le Narodowy Bank Polski (NBP), détient désormais plus d’or que la Banque centrale européenne (BCE), qui représente l’ensemble des pays de la zone euro.
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Pologne : l’ancien ministre de la Justice Zbigniew Ziobro obtient l’asile en Hongrie
L’ancien ministre de la Justice et procureur général polonais, Zbigniew Ziobro, a annoncé avoir obtenu l’asile politique en Hongrie, une décision qui ravive les tensions entre Budapest et Varsovie et soulève de nouvelles interrogations au sein de l’Union européenne.
Lire la suite Pologne : l’ancien ministre de la Justice Zbigniew Ziobro obtient l’asile en HongrieEurope et Inde : vers un accord stratégique soutenu par la France, l’Allemagne et la Pologne
Un pas décisif vers un rapprochement stratégique.La France, l’Allemagne et la Pologne ont appelé à une signature rapide de l’accord entre l’Union européenne et l’Inde, qu’elles qualifient d’« étape décisive dans le renforcement des relations économiques et stratégiques ». L’annonce a été faite lors d’une rencontre entre les ministres européens des Affaires étrangères et leur homologue indien à Paris.
Lire la suite Europe et Inde : vers un accord stratégique soutenu par la France, l’Allemagne et la PologneL’ambassadeur de Pologne en France suspendu dans une enquête pour trafic de faux diplômes
Le ministère polonais des Affaires étrangères a annoncé mercredi la suspension de l’ambassadeur de Pologne en France, Jan Emeryk Rosciszewski, dans le cadre d’une enquête pour trafic d’influence portant sur l’établissement de faux diplômes. L’ambassadeur, en poste depuis 2022, a nié toute implication dans des activités frauduleuses.
Lire la suite L’ambassadeur de Pologne en France suspendu dans une enquête pour trafic de faux diplômesLa Pologne relance la production de mines antipersonnelles,une première depuis la guerre froide
Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues à l’est de l’Europe et face à ce qu’elle considère comme une menace sécuritaire croissante de la Russie, la Pologne a décidé de relancer la production de mines antipersonnelles. Une décision inédite depuis la fin de la Guerre froide, qui marque un tournant majeur dans la doctrine de défense du pays.
Lire la suite La Pologne relance la production de mines antipersonnelles,une première depuis la guerre froidePologne – Hongrie : le président polonais annule sa rencontre avec Viktor Orbán après sa visite à Moscou
Le président polonais Karol Nawrocki a décidé d’annuler la rencontre bilatérale prévue avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, en raison de la récente visite de ce dernier à Moscou et de ses déclarations jugées contraires à la ligne européenne sur l’énergie et la guerre en Ukraine.
Lire la suite Pologne – Hongrie : le président polonais annule sa rencontre avec Viktor Orbán après sa visite à MoscouBiélorussie : Deux prêtres catholiques libérés après des critiques de l’ONU sur la répression systémique
Le Bélarus se retrouve une nouvelle fois sous le feu des critiques internationales. Lundi, devant l’Organisation des Nations unies, de nombreux pays ont dénoncé la situation des droits humains dans le pays, qualifiant la politique du gouvernement de « répression systémique » et de poursuites à caractère politique.
Lire la suite Biélorussie : Deux prêtres catholiques libérés après des critiques de l’ONU sur la répression systémiqueProgramme de défense SAFE : l’UE réclame 6,7 milliards d’euros au Royaume-Uni, Londres propose… 75 millions
Le bras de fer se poursuit entre Bruxelles et Londres au sujet de l’intégration du Royaume-Uni au programme européen de défense SAFE (Security Action For Europe). Alors que l’Union européenne réclame une contribution de 6,7 milliards d’euros, le gouvernement britannique s’apprête, selon le Financial Times, à proposer une participation de 75 millions d’euros, soit à peine plus de 1 % du montant demandé.
Lire la suite Programme de défense SAFE : l’UE réclame 6,7 milliards d’euros au Royaume-Uni, Londres propose… 75 millionsPologne : Deux ans après l’arrivée de Donald Tusk au pouvoir, le désenchantement est immense
Deux ans après la victoire historique de Donald Tusk et de sa coalition démocrate, l’euphorie des débuts a laissé place à un profond désenchantement en Pologne. Ce qui devait être une renaissance libérale et européenne tourne aujourd’hui à la désillusion politique. Le pays, à mi-mandat, se retrouve à nouveau fracturé, et le spectre d’un retour du parti nationaliste Droit et justice (PiS) se fait de plus en plus menaçant.
Lire la suite Pologne : Deux ans après l’arrivée de Donald Tusk au pouvoir, le désenchantement est immensePologne : Karol Nawrocki rejette le pacte migratoire européen et s’aligne sur Budapest
Deux mois après son arrivée à la présidence, Karol Nawrocki ouvre un bras de fer avec Bruxelles. Le chef de l’État polonais a officiellement refusé d’appliquer le pacte européen sur la migration et l’asile, s’attirant le soutien immédiat du premier ministre hongrois Viktor Orbán. Varsovie rejette catégoriquement le principe de relocalisation obligatoire des migrants prévu par le texte adopté en mai 2024.
Un refus catégorique adressé à Bruxelles
Dans une lettre datée du 7 octobre et rendue publique le 9 octobre par son chef de cabinet Paweł Szefernaker sur X, Karol Nawrocki a réaffirmé son opposition ferme au pacte migratoire.
« Je ne consentirai pas à la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile en Pologne », a-t-il écrit à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Le président, en poste depuis le 6 août 2025, demande à la Commission de prendre en compte la position polonaise dans ses prochains plans migratoires. Cette déclaration marque la continuité de ses promesses de campagne, où il s’était engagé à défendre la souveraineté polonaise face aux politiques migratoires européennes.
Varsovie invoque la sécurité intérieure
Selon Polskie Radio, Marcin Przydacz, chef du Bureau présidentiel pour la politique internationale, a estimé que cette prise de position arrivait à un moment clé, alors que Bruxelles prépare la présentation de ses nouveaux projets migratoires. Il a rappelé que la Pologne « n’accepterait aucune décision qui porterait atteinte à sa sécurité intérieure ».
Même son de cloche du côté du ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwiński, qui a souligné que Varsovie demeurait favorable à la coopération européenne, mais rejetait toute obligation de relocalisation des migrants sur son territoire.
Orbán applaudit une « rébellion » contre Bruxelles
En Hongrie, la réaction ne s’est pas fait attendre. Viktor Orbán, farouche opposant au pacte migratoire européen, a salué la décision de Varsovie :
« L’Europe est en train de basculer : le président Nawrocki refuse de mettre en œuvre le pacte migratoire en Pologne. Nous le refusons aussi. Nous sommes désormais deux. Si un troisième nous rejoint, ce sera déjà une rébellion », a-t-il déclaré sur X.
Le dirigeant hongrois voit dans ce refus une nouvelle alliance politique entre Varsovie et Budapest, deux capitales critiques envers la politique migratoire de l’Union européenne.
Coopération sélective, mais rejet du mécanisme central
Karol Nawrocki ne remet pas en cause la nécessité de lutter contre la migration irrégulière, mais plaide pour une action à la source : lutte contre les passeurs, contrôle renforcé des frontières extérieures et soutien aux pays de transit.
La Pologne se dit prête à coopérer sur le partage d’informations, les opérations conjointes ou l’assistance technique, mais refuse toute contrainte imposée par Bruxelles.
Une fracture politique persistante au sein de l’Union
Ce nouvel épisode accentue la fracture entre les pays favorables à une approche solidaire de la politique migratoire et ceux qui défendent leur souveraineté nationale.
Budapest, qui promeut une Europe « chrétienne » et restrictive en matière d’asile, a déjà été condamnée à plusieurs reprises par la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect du droit européen.
En s’alignant sur la Hongrie, la Pologne de Karol Nawrocki s’installe désormais dans une opposition frontale à Bruxelles, au risque d’un nouveau bras de fer politique et juridique avec les institutions européennes.