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Guerre en Ukraine : La Russie veut fermer la mer Noire à l’Ukraine,un nouveau front s’ouvre

Le 5 juin 2025, les autorités ukrainiennes ont affirmé que la Russie prépare un blocus total de la mer Noire contre l’Ukraine d’ici 2026. Cette information, transmise à Washington par le colonel Pavlo Palissa lors d’une visite officielle, marque une possible escalade majeure dans le conflit, avec une extension du champ de bataille vers la mer et les routes commerciales.

Selon Kiev, Moscou viserait à prendre les ports d’Odessa et de Mykolaïv, les derniers points d’accès maritime majeurs de l’Ukraine. Un tel scénario transformerait radicalement l’équilibre stratégique en mer Noire, verrouillant l’Ukraine de toute exportation navale, en particulier de ses ressources céréalières.

Un objectif militaire à long terme

L’année 2026, évoquée comme échéance de cette manœuvre, ne serait pas choisie au hasard. Elle correspond à un calendrier diplomatique et militaire en pleine recomposition : nouvelle administration américaine, renégociations possibles sur les sanctions, et incertitudes sur le soutien occidental.

Selon les autorités ukrainiennes, la Russie chercherait à élargir son contrôle vers l’ouest en construisant une « ceinture maritime » allant de la Crimée jusqu’aux rives du Dniepr. Un projet qui viserait autant à encercler militairement l’Ukraine qu’à couper ses liens économiques extérieurs.

Le Dniepr : prochain axe stratégique

En parallèle de cette offensive maritime présumée, Kiev affirme que Moscou prévoit de prendre le contrôle de la rive gauche du fleuve Dniepr en 2025. Ce fleuve, qui traverse le pays du nord au sud, joue un rôle crucial : transport de marchandises, approvisionnement en eau, production énergétique via ses barrages.

L’état du barrage hydroélectrique du Dniepr est jugé critique par les autorités ukrainiennes, qui évoquent des soupçons de sabotage russe. Si la Russie parvenait à contrôler cet axe, elle pourrait isoler militairement le sud de l’Ukraine, en coupant les approvisionnements et les lignes logistiques vitales.

Le poids des céréales dans le conflit

Le conflit en mer Noire dépasse les seules considérations militaires : il menace également un pilier de l’économie ukrainienne et un maillon essentiel de la sécurité alimentaire mondiale.

L’Ukraine est l’un des plus grands exportateurs mondiaux de blé, de maïs et d’huile de tournesol. Depuis le début de la guerre en 2022, ces exportations ont été perturbées à plusieurs reprises, malgré des accords de transit encadrés par l’ONU et la Turquie.

Un blocus complet remettrait en cause ces efforts et pourrait aggraver les tensions alimentaires dans des régions déjà fragiles, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Appels à des sanctions renforcées

Face à ces risques, Andriy Iermak, chef de cabinet du président Zelensky, appelle à un renforcement immédiat des sanctions économiques contre la Russie, qu’il accuse de faire de la mer Noire un outil de guerre économique.

Il critique également l’inefficacité de certaines démarches diplomatiques actuelles :

« Nous n’avons plus besoin de symboles, mais d’engagements vérifiables. »

Une diplomatie incertaine entre Washington, Bruxelles et Moscou

La réaction internationale reste mitigée. Aux États-Unis, Donald Trump, adopte une posture ambivalente. Il affirme avoir échangé avec Vladimir Poutine, tout en restant flou sur ses intentions vis-à-vis du conflit. Il a déclaré qu’aucune paix immédiate ne semble possible, sans donner plus de précisions.

L’Union européenne, de son côté, a réaffirmé son soutien à Kiev, tout en soulignant l’importance de maintenir les livraisons d’armement. Le Haut représentant pour les Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de ne pas céder à une normalisation prématurée des relations avec Moscou.

Quant à l’OTAN, un sommet d’urgence est prévu en juillet 2025. Il pourrait aboutir à un durcissement de la position de l’alliance, à condition que les États-Unis ne s’y opposent pas. L’Ukraine espère que sa candidature à l’intégration dans l’Alliance servira de levier pour obtenir des garanties plus solides contre la menace maritime.

Vers une extension du conflit à la mer

Ce qui se profile, selon plusieurs analystes, est un changement d’échelle dans le conflit. La guerre pourrait passer d’un affrontement terrestre à un conflit hybride, mêlant contrôle maritime, pressions économiques et encerclement énergétique.

La Russie, déjà maîtresse de la Crimée depuis 2014, chercherait à construire une “frontière maritime” invisible, mais redoutablement efficace. L’objectif ne serait pas seulement militaire : il s’agirait aussi de redéfinir la mer Noire comme zone d’influence russe, mettant fin à sa neutralité historique.

Un conflit qui redessine les équilibres

À ce stade, une question majeure se pose : qui contrôlera les routes maritimes vitales de l’Europe de l’Est ? Et avec quelles conséquences pour les économies mondiales, les pays dépendants du blé ukrainien, et l’équilibre sécuritaire régional ?

La guerre en Ukraine, loin de s’essouffler, semble entrer dans une nouvelle phase stratégique, où les lignes de front ne sont plus seulement terrestres. Le Dniepr et la mer Noire deviennent les nouveaux théâtres d’un conflit globalisé, aux implications militaires, économiques et humanitaires considérables.

Lettonie : entre renforcement militaire et éducation à la défense, un effort accru face aux tensions régionales

Face aux tensions persistantes avec la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Lettonie aux côtés de ses voisins baltes et de la Pologne renforce significativement ses dispositifs de sécurité à la frontière orientale de l’Union européenne. Ces mesures vont de la construction d’infrastructures militaires à l’intégration de formations de défense dans le système éducatif.

Une frontière fortifiée contre toute éventualité

La Lettonie, tout comme la Lituanie, l’Estonie, la Pologne et la Finlande, partage une frontière directe avec la Russie. Depuis le début du conflit russo-ukrainien, ces États craignent une extension potentielle du conflit sur leur territoire. En réponse, ils ont lancé un projet commun de fortification baptisé « ligne de défense baltique ». La Lettonie, de son côté, prévoit d’investir 303 millions d’euros dans le renforcement de sa frontière d’ici 2028.

Parmi les mesures adoptées figurent la pose de barrières anti-chars, appelées « dents de dragon », et la préparation éventuelle de champs de mines. L’objectif est de rendre cette frontière « à l’épreuve des blindés ». Ces installations font de cette zone l’une des frontières les plus sécurisées de l’Union européenne.

Une mobilisation militaire renforcée

À Ādaži, sur la base militaire de l’OTAN en Lettonie, environ 3 000 soldats issus de 14 pays membres de l’Alliance s’entraînent régulièrement pour répondre à différents scénarios d’urgence. Le ministre letton de la Défense, Andris Sprūds, a confirmé que la présence des troupes alliées serait renforcée. Les dépenses militaires lettones représentent déjà plus de 3 % du PIB, avec un objectif affiché de 5 % dans les prochaines années, suivant les recommandations de l’OTAN.

L’enseignement militaire s’invite dans les écoles

En parallèle des efforts militaires traditionnels, la Lettonie a introduit un programme d’enseignement militaire obligatoire dans les établissements secondaires. Ce programme prévoit 112 heures de formation incluant des cours sur la stratégie, le camouflage, le maniement d’armes à air comprimé, l’alphabet militaire de l’OTAN ou encore l’histoire militaire nationale. Cette initiative vise à familiariser les jeunes citoyens avec les bases de la défense nationale.

À Riga, des élèves de l’école de tourisme témoignent d’un réel intérêt pour ces formations, qu’ils considèrent comme utiles dans un contexte sécuritaire tendu. D’autres pays comme la Pologne appliquent déjà des mesures similaires, et la Lituanie envisage de suivre cette voie.

Vers une autonomie accrue de l’Europe en matière de défense ?

Dans un entretien avec Euronews, le ministre letton de la Défense a souligné l’importance de maintenir une dissuasion crédible face à la Russie, qualifiée par Andris Sprūds d’« acteur agressif » sur la scène internationale. Il a également insisté sur la nécessité d’investir davantage dans les domaines stratégiques tels que la technologie militaire, la défense aérienne, l’intelligence artificielle et la production d’armement à l’échelle européenne.

Concernant l’éventualité d’une armée européenne commune, Sprūds a réaffirmé son attachement à l’OTAN, estimant que l’Alliance doit rester le socle de la sécurité du continent, tout en devenant plus réactive et technologiquement avancée.

Un climat sécuritaire sous tension

À l’heure où les services de renseignement des États baltes évoquent un risque possible d’escalade impliquant la Russie, la Lettonie mise sur une approche globale : renforcement des frontières, coopération avec l’OTAN, hausse des budgets militaires, et formation de la jeunesse. Pour les autorités, la priorité reste claire : protéger chaque centimètre du territoire national et européen.

Russie : Zaour Gourtsiev, vétéran décoré du siège de Marioupol, tué dans une explosion – Moscou évoque une possible implication ukrainienne

La Fédération de Russie est une nouvelle fois endeuillée par la perte d’un de ses fils les plus dévoués. Zaour Gourtsiev, vétéran respecté de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine et figure montante de la fonction publique locale, a perdu la vie dans des circonstances tragiques, dans la nuit du 28 au 29 mai, à Stavropol. Les autorités russes n’excluent pas l’hypothèse d’un attentat ciblé orchestré par les services ukrainiens.

Un vétéran au parcours exemplaire

Agé de 34 ans, Zaour Gourtsiev n’était pas un homme ordinaire. Officier décoré de l’armée russe, il avait pris part à plusieurs des batailles les plus déterminantes du conflit en Ukraine, notamment le siège de Marioupol en 2022 et la prise d’Avdiïvka en 2024. Son rôle stratégique dans la coordination entre les forces aériennes et terrestres avait été salué au plus haut niveau.

Engagé pour son pays jusqu’à son dernier souffle, Gourtsiev poursuivait depuis sa reconversion une carrière civile prometteuse. Premier adjoint au maire de Stavropol, il participait activement au programme « Le Temps des Héros », une initiative patriotique visant à former les anciens combattants à des fonctions de leadership dans l’administration.

Une explosion suspecte, un acte possiblement prémédité

L’explosion qui a coûté la vie à Zaour Gourtsiev et à un autre homme est survenue dans un quartier résidentiel de Stavropol. Selon le Comité d’enquête russe, les corps portaient des blessures « caractéristiques du souffle d’une explosion ». Le gouverneur de la région, Vladimir Vladimirov, a confirmé l’identité de la victime et assuré que toutes les pistes sont envisagées, notamment celle d’un attentat ciblé impliquant des éléments ukrainiens extrémistes.

« Les investigations sont en cours. Toutes les hypothèses sont prises en compte, y compris celle d’un attentat avec l’implication de nazis ukrainiens », a précisé Vladimirov sur Telegram, reprenant les accusations persistantes de Moscou sur la nature idéologique des forces que combat la Russie en Ukraine.

Silence de Kiev, un précédent inquiétant

Comme dans d’autres cas similaires depuis le début du conflit, les autorités ukrainiennes n’ont pas commenté la mort de Zaour Gourtsiev. Pourtant, l’Ukraine a revendiqué à plusieurs reprises des assassinats ciblés de responsables civils ou militaires russes sur le territoire national. Ce silence actuel pourrait nourrir les soupçons d’une implication ukrainienne dans cette attaque.

L’incident s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, alors que la Russie affirme subir une guerre hybride menée par Kiev, où les assassinats ciblés, les sabotages et les attaques sur le sol russe font désormais partie intégrante du conflit.

Guerre en Ukraine : la Russie met en garde et dénonce une escalade dangereuse après la levée des restrictions sur les armes occidentales à longue portée à l’Ukraine

La Russie a vivement réagi aux récentes déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz, dénonçant une nouvelle provocation de la part des pays occidentaux qui, selon elle, franchissent une ligne rouge en autorisant l’Ukraine à utiliser des armes de longue portée contre le territoire russe.

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La Pologne accuse la Russie de « tenter d’interférer » dans son élection présidentielle

La Pologne est confrontée à « une tentative d’ingérence » de la part de la Russie, dans son élection présidentielle à déclaré mardi 6 mai, le ministre des affaires numériques, lors d’une conférence de presse à Varsovie.

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Guerre en Ukraine : Moscou maintient sa proposition de cesser le feu de 3 jours, mais ripostera en cas d’attaque ukrainienne

Le Kremlin a confirmé ce mardi 6 mai l’instauration d’un cessez-le-feu temporaire de 72 heures, du 8 au 10 mai, à l’occasion des commémorations de la victoire de l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie. Cette trêve symbolique, voulue par Vladimir Poutine, vise à marquer les célébrations du 9 mai, jour hautement symbolique en Russie. Mais Moscou a averti qu’en cas d’attaque ukrainienne, la riposte serait immédiate.

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Guerre en Ukraine : échange meurtrier de drones entre Kiev et Moscou à la veille des commémorations du 9 mai

Alors que la Russie se prépare à célébrer les 80 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie, une nouvelle escalade militaire oppose Moscou et Kiev. Dans la nuit du 6 au 7 mai, les deux capitales ont été visées par des attaques de drones, faisant deux morts en Ukraine et entraînant des fermetures d’aéroports en Russie.

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Guerre en Ukraine : Washington menace de cesser la médiation entre Moscou et Kiev

Se montrant de plus en plus agacés, les États-Unis d’Amérique ont exhorté, mardi 29 avril, la Russie et l’Ukraine à faire des « propositions concrètes » en vue de mettre fin à la guerre, faute de quoi ils cesseront leur médiation. (Source : AFP)

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Guerre en Ukraine : Donald Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et évoque un accord “proche” avec la Russie

Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année, Donald Trump multiplie les déclarations chocs et s’en prend directement à Volodymyr Zelensky. Depuis la Maison Blanche, le président des États-Unis s’est dit “proche” d’un accord avec la Russie, accusant son homologue ukrainien de bloquer le processus de paix et de “prolonger les tueries”.

La Crimée au cœur du conflit diplomatique

C’est autour de la Crimée que les tensions se cristallisent. D’après plusieurs sources relayées dans la presse états-unienne, l’administration Trump envisagerait de reconnaître l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou, réalisée en 2014. Une ligne rouge pour Volodymyr Zelensky, qui a immédiatement réagi :
« Ce serait une violation de notre Constitution. C’est notre territoire, le territoire du peuple ukrainien. Il n’y a rien à ajouter. »

Cette prise de position a déclenché la colère de Donald Trump, qui accuse Zelensky d’entraver les négociations.
« Il peut avoir la paix ou il peut se battre encore trois ans avant de perdre tout le pays », a lancé le président états-unien. Selon lui, la situation en Ukraine est “désastreuse”, et une solution diplomatique est à portée de main.

Un plan de paix polémique

Si aucun document officiel n’a encore été publié, plusieurs éléments du plan de paix évoqué par Trump ont filtré :
•La reconnaissance par Washington de l’annexion de la Crimée par la Russie.
•La cession des autres régions ukrainiennes occupées, soit environ 20 % du territoire.
•Un engagement formel de l’Ukraine à ne jamais adhérer à l’OTAN.
•Et même une clause prévoyant que la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe, soit transférée sous autorité états-unienne.

Des conditions jugées inacceptables par Kiev. Pour Zelensky, toute concession sur le territoire national est inenvisageable. Il a même publié sur Telegram une ancienne déclaration signée en 2018 par Mike Pompeo, alors chef de la diplomatie sous Trump, s’opposant fermement à l’annexion de la Crimée. Un rappel historique qui a visiblement irrité encore davantage Donald Trump.

Une Maison Blanche impatiente

Selon des sources internes, Donald Trump serait frustré par la lenteur des négociations et le refus de l’Ukraine de plier. Il assure cependant :« Je pense que nous avons un accord avec la Russie. Nous devons simplement en conclure un avec Zelensky. »

De son côté, le vice-président JD Vance a lancé un avertissement clair :
« Si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, les États-Unis se retireront du processus. »

Il a même proposé de geler les lignes territoriales actuelles, ce qui signifierait de facto la reconnaissance des gains territoriaux russes.

L’Europe entre deux feux

En Europe, les réactions sont mesurées mais fermes. La France a rappelé que le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne était une “exigence très forte”. Le Royaume-Uni, quant à lui, a souligné que « c’est à l’Ukraine de décider de son avenir ».

Les Européens avancent avec prudence, ne voulant pas froisser Washington tout en soutenant Kiev. La complexité de la situation diplomatique s’est illustrée lors des dernières réunions organisées à Londres, où Marco Rubio a annulé sa venue, officiellement pour des raisons d’agenda, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’est rendu à Moscou à la place.

Des discussions sous le feu des bombes

Alors que les négociations avancent dans les coulisses, le front militaire reste actif. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque massive de missiles et de drones russes sur Kiev a causé la mort d’au moins neuf personnes et blessé plus de 60 civils. Une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’année.

Au même moment, dans la région de Marganets, une frappe de drone a tué neuf autres personnes dans un bus civil, blessant 32 passagers.

Zelensky appelle à un cessez-le-feu total

Malgré les pressions, Volodymyr Zelensky continue de plaider pour un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Lors de la rencontre à Londres, il a déclaré :
« La partie états-unienne a partagé sa vision. L’Ukraine et les autres pays européens ont également apporté leur contribution. Nous espérons que ce travail commun mènera à une paix durable. »

Zelensky reste ferme : la souveraineté de l’Ukraine n’est pas négociable.

Une échéance décisive approche

Donald Trump s’était initialement donné 24 heures pour mettre fin à la guerre en cas de retour à la présidence. Puis, ce délai a été étendu à 100 jours. Ce compte à rebours touche à sa fin, et les regards se tournent vers Washington.

« Entre Poutine et Zelensky, je n’ai pas de favori », a récemment déclaré Trump. Mais sur le terrain, les attaques se poursuivent et la paix semble encore lointaine.

Guerre Russie-Ukraine: « L’Ukraine devra céder sur certains points » selon le président polonais Andrzej Duda

Dans une interview exclusive à Euronews, Andrzej Duda souligne que les États-Unis sont les seuls à pouvoir contenir la Russie. Il ajoute que pour atteindre la paix, des concessions devront être faites tant par Moscou que par Kiev .(Source : Euronews)).

« Aujourd’hui, ma conclusion est absolument sans équivoque il n’y a personne en dehors des États-Unis qui peut arrêter Vladimir Poutine. C’est pourquoi je crois que le président Donald Trump, avec sa détermination, peut mettre fin à cette guerre (…) C’est seulement cette pression américaine qui peut vraiment mettre fin à cette guerre et aider à forger une paix qui ne sera confortable pour aucune des deux parties. Mais c’est peut-être ce qui la rendra durable », a déclaré le président polonais Andrzej Duda dans une interview accordée à Euronews.

Andrzej Duda a également abordé la question de la guerre en Ukraine, estimant que la paix qui sera conclue devra être durable. Il a toutefois reconnu que l’Ukraine devra céder sur certains points : « il doit s’agir d’un compromis. Je veux dire que de facto, cette paix devrait, à mon avis personnel, se résumer au fait qu’aucune des deux parties ne pourra dire qu’elle a gagné cette guerre, parce que chacune d’entre elles devra, d’une certaine manière, faire un pas en avant. L’Ukraine devra également se retirer dans une certaine mesure, car c’est probablement ce qui se produira. Dans quelle mesure ? Il m’est difficile de répondre à ce stade. »

« La guerre épuise la Russie, Vladimir Poutine joue un jeu risqué. Cette guerre exploite l’Ukraine de manière terrible. Ces pays veulent mettre fin à la guerre. Chacun d’entre eux veut gagner cette guerre, c’est naturel » a admis le président.

La dernière idée américaine était que les États-Unis reconnaissent l’annexion de la Crimée par la Russie. Le président américain Donald Trump s’en est pris à Volodymyr Zelensky, déclarant que le dirigeant ukrainien aggravait un  » immense champ de bataille » après s’être opposé à la cession de la Crimée à la Russie dans le cadre d’un éventuel plan de paix.

Mardi, Volodymyr Zelensky a exclu l’idée que Kyiv cède un territoire à Moscou dans le cadre d’un accord, avant des discussions à Londres entre des représentants américains, européens et ukrainiens. « Il n’y a rien à dire, c’est notre terre, la terre du peuple ukrainien », a déclaré M. Zelensky.

Le président Duda a également commenté la politique de Washington : « je m’attendais à ce que Donald Trump agisse de cette manière, une politique très dure de nivellement de ce qu’il considère comme des disparités dans les relations commerciales et de police des intérêts de l’Amérique. Pour moi, c’était compréhensible dans la mesure où il est le président des États-Unis et que, par conséquent, ces intérêts doivent être sa première considération. »
« Il a possédé des casinos, c’est donc un homme à qui l’on a enseigné un jeu d’affaires spécifique et qui a ses propres méthodes d’affaires, développées depuis des décennies. Il les applique à la politique et joue très dur. Mais c’est ainsi que je vois les choses : il s’agit simplement d’un certain jeu commercial que le président Donald Trump a introduit dans la politique à l’heure actuelle et qu’il joue à fond au cours de son second mandat. Il faut négocier durement avec lui » a ajouté Andrzej Duda.

Le président polonais a également souligné le rôle de la coopération entre les États-Unis et l’Europe : « les intérêts des États-Unis sont stratégiques et les États-Unis tirent des bénéfices tangibles de leur relation avec l’Europe, c’est la raison d’être de cet équilibre qui dure sans interruption depuis la Seconde Guerre mondiale. (…) Les troupes américaines sont restées sur le sol polonais, nous avons une présence américaine tournante. Il y a environ 10 000 soldats sur notre territoire, cette coopération est compacte et permanente. Je persuaderai le président Trump de faire venir davantage d’unités américaines. »

Discussions entre les États-Unis et l’Ukraine

Des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et européens, initialement prévus à Londres mercredi pour évoquer une issue à l’invasion russe, ont été réduits après l’annulation de la participation du secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

En lieu et place, Washington a dépêché en Ukraine le général à la retraite Keith Kellogg, envoyé spécial, qui n’a pas pris part à plusieurs moments clés des négociations depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine.

Côté ukrainien, la délégation présente à Londres comprenait Andriy Yermak, chef du bureau présidentiel, ainsi que le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, Rustem Umerov. Ces derniers ont rencontré des conseillers européens en matière de sécurité nationale ainsi que des responsables américains.

La vice-première ministre ukrainienne, Yulia Svyrydenko, a écrit sur le site de réseau social X mercredi : « lors de la réunion d’aujourd’hui entre la délégation ukrainienne et ses partenaires à Londres, nous avons réaffirmé notre position de principe : l’Ukraine est prête à négocier, mais pas à capituler. Il n’y aura pas d’accord qui donnerait à la Russie une base plus solide pour se regrouper et revenir avec plus de violence. »

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt, pour la première fois depuis plusieurs années, à engager des discussions bilatérales directes avec l’Ukraine. Cette initiative pourrait constituer un tournant diplomatique majeur, en particulier dans un contexte de pressions croissantes exercées par les États-Unis. Sa déclaration récente sur la possibilité de tels pourparlers laisse entrevoir un possible changement d’approche dans la stratégie diplomatique de Moscou.

« Aucune attaque contre les pays de l’OTAN ne restera impunie »

Le président Duda a également souligné la stabilité de l’Alliance de l’Atlantique Nord : « je suppose qu’en cas d’attaque contre un pays de l’OTAN, l’article 5 s’appliquera et que tout le monde se lèvera collectivement pour soutenir et défendre ». Le président Andrzej Duda a également déclaré qu’il appréciait l’initiative trilatérale, qui vise à renforcer la sécurité des États membres.

Selon le président polonais, l’initiative trilatérale représente une opportunité pour les pays impliqués de renforcer leur réactivité et leur coopération en matière de sécurité partagée, notamment dans le secteur gazier.

Cette initiative a été lancée en 2015 par les présidents polonais Andrzej Duda et croate Kolinda Grabar-Kitarović, à l’occasion d’une rencontre des dirigeants de la région en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a ensuite mis en lumière l’importance stratégique de cette coopération, soulignant à quel point les investissements réalisés dans ce cadre étaient essentiels.