Deux canons Caesar, livrés par la France à l’Ukraine, aurait été capturés par la Russie.
Depuis le début de la guerre, la France a livré à l’Ukraine 18 canons Caesar, système d’artillerie très prisé par les partenaires militaires de Paris pour sa précision.La Russie a annoncé avoir capturé deux de ces armes française.
Le fabricant russe d’armes Uralvagonzavod, filiale de la société d’État Rostec, conglomérat actif dans le développement, la production et l’exportation de produits industriels de haute technicité destinés aux secteurs civils et militaires, a révélé ce jeudi 23 juin la capture par l’armée russe de deux canons automoteurs français (ACS) Caesar livrés par la France à l’Ukraine.
Le fabricant d’armes russe a confirmé l’information révélée par Régis de Castelnau, connu pour ses prises de position pro-russes : « Bonjour, monsieur Régis. Veuillez transmettre notre gratitude au président Macron pour le don de canons automoteurs » Caesar, a écrit sur Telegram et Vkontakte (le Facebook russe) Uralvagonzavod en commentaire du tweet de l’avocat français.
La société russe a même demandé au président français « d’en envoyer plus » ajoutant que l’obusier automoteur sera utile « pour l’économie » notamment après son examen par les experts militaires du Kremlin, confirme l’agence de presse russe Tass.
Une prise à 10 millions
Pour l’heure, l’État major russe n’a pas confirmé cette prise de guerre, d’une valeur de 5 millions d’euros chacun.
Après une première livraison de 12 unités, Emmanuel Macron a promis à l’Ukraine, la semaine dernière, la livraison de six autres canons Caesar dont la portée est de 40 kilomètres.
L’état-major des Armées français « dément »
L’état-major des armées a réagi, ce jeudi 23,, à l’annonce russe de capture de deux canons Caesar français en Ukraine. « Aucun élément ne permet de confirmer ces informations qui semblent très peu vraisemblables, voire invraisemblables » commente ce jeudi soir l’état-major des Armées français au sujet de la prétendue capture par les forces russes de pièces d’artillerie françaises en Ukraine.
Didier Maréchal