Tout juste rapatriée en France, la djihadiste bretonne Émilie König mise en examen et écrouée.

Émilie König est une figure du djihadisme français. Originaire de Lorient en Bretagne, a été rapatriée en compagnie de 16 autres mères de famille , emprisonnées dans des camps djihadistes en Syrie, pays qu’elle a rejoint en 2012. Elle est accusée d’avoir recruté pour le groupe Etat islamique (Daesh) et appelé à commettre des attaques en Occident.

Partie en Syrie en 2012, Émilie König a été écrouée dès son arrivée à Paris et mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». La jeune femme djihadiste fait partie des personnes rapatriées en France ce mardi 5 juillet.

Après avoir rejoint les rangs de l’État islamique en Syrie en 2012, Émilie König a été rapatriée en France, mardi 5 juillet. Comme le rapporte BFM TV, la bretonne de 37 ans a immédiatement été placée en détention provisoire et mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » par un juge antiterroriste. Il y a dix ans, elle a été l’une des premières Françaises à rejoindre Daesh. Émilie König est notamment suspectée d’avoir appelé à commettre des attaques en Occident, et d’avoir activement participé au recrutement de nouveaux membres pour rejoindre l’État islamique.

« Je suis très fatiguée », s’est-elle plainte auprès du juge des libertés et de la détention. Selon son avocat, Maître Emmanuel Daoud, Émilie König aurait « l’intention de coopérer avec la justice ».

La trentenaire avait été placée par l’ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux. Mère de cinq enfants dont trois nés en Syrie, elle souhaiterait « s’expliquer le plus rapidement possible » et « revoir ses enfants » revenus en France en 2021. Comme elle, 15 mères et 35 mineurs ont été rapatriés en France, mardi 5 juillet. En mars dernier, citée par la chaîne d’information en continue, Émilie König avait confié qu’elle ne voyait pas « pourquoi elle irait en prison », elle qui n’a « pas de sang sur les mains ».

RTL rapporte aussi que les autorités françaises recensent encore 106 femmes et 260 mineurs dans deux camps syriens. L’État français réfléchit à leur éventuel rapatriement, notamment en raison des conditions extrêmement précaires dans les camps kurdes, mais aussi la crainte que les mineurs soient embrigadés par l’État islamique.

Dans un entretien à l’AFP en avril 2021, depuis le camp de Roj, elle avait dit vouloir « retourner en France ». Huit mères ont été placées en garde à vue « en exécution d’un mandat de recherche » et « huit (autres) font l’objet d’un mandat d’arrêt », a expliqué le parquet national antiterroriste dans un communiqué.

Un mineur de 17 ans a également été placé en garde à vue à la DGSI, selon une source proche du dossier. Il s’agit du premier rapatriement aussi massif en France d’enfants et de mères depuis la chute en 2019 du « califat » de l’EI.

Joseph Kouamé

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