Le dessinateur Jean-Jacques Sempé, et créateur du « Petit Nicolas », est décédé.

Le dessinateur français Jean-Jacques Sempé, connu pour ses illustrations des aventures du « Petit Nicolas » et ses dessins de presse humoristiques, est décédé jeudi à l’âge de 89 ans.

Le créateur du « Petit Nicolas », Jean-Jacques Sempé, est mort jeudi 11 août à l’âge de 89 ans, a annoncé son épouse Martine Gossieaux Sempé.

« Le dessinateur d’humour Jean-Jacques Sempé est décédé paisiblement (jeudi) soir, 11 août (2022), dans sa 89e année, dans sa résidence de vacances, entouré de sa femme et de ses amis proches », a également indiqué Marc Lecarpentier, son biographe et ami, dans une déclaration transmise à l’AFP.

Enfant naturel, battu et bègue, Sempé n’a pas vraiment eu l’enfance de son héros Nicolas qu’il fait grandir avec René Goscinny (l’un des pères d’Astérix) dans une France idéalisée des années 1950. Au total, Jean-Jacques Sempé a publié une douzaine d’albums dans sa carrière

Premier album du « Petit Nicolas »

Né en banlieue bordelaise dans une famille où problèmes d’alcool et d’argent étaient récurrents, Sempé a travaillé très tôt – chez un courtier en vin d’abord, puis très vite en dessinant pour la presse, ne sachant « pas faire autre chose ». Il monte à Paris au début des années 1950 et rencontre Chaval, l’un de ses maîtres.

Son premier dessin, signé DRO (en référence à « to draw » – « dessiner », en anglais) paraît en 1951 dans le quotidien  » Sud-Ouest » Dimanche. Sempé commence à collaborer avec Paris Match en 1956.

Le succès du « Petit Nicolas »

Le « Petit Nicolas », imaginé avec son acolyte René Goscinny, paraît en 1959 sous forme de BD dans une revue belge. Les aventures de l’écolier espiègle paraîtront ensuite sous forme d’albums illustrés, vendus à 15 millions d’exemplaires dans le monde francophone, mais aussi abondamment traduits (en coréen, latin, yiddish, arabe maghrébin, corse…). La reconnaissance vient après la parution chez Denoël de son premier album, « Rien n’est simple », en 1962.

En latin
En breton

Après un séjour touristique aux États-Unis, il présente ses dessins, « mort de trouille », au New Yorker qui le publie pour la première fois en 1978 avec une couverture restée célèbre. Elle représente un homme au corps d’oiseau, cravaté, perché sur la fenêtre d’un building, qui contemple avec inquiétude la ville sous ses pattes. Sempé a été l’un des artistes les plus sollicités par le New Yorker avec une centaine de couvertures dessinées de sa main.

Jean-Jacques Sempé a publié quasiment un album par an et signé une centaine de Unes dans la presse. Un autobus sur un pont traversant la Seine de nuit, des musiciens, des cyclistes, un cracheur de feu, des scènes à Central Park, Saint-Tropez ou au Jardin du Luxembourg… Dans chacune de ses œuvres, on retrouve ses thèmes de prédilection: la petitesse de l’homme dans la nature, sa solitude dans la ville, ses disputes, ses ridicules et ses ambitions démesurées, les limites de l’esprit d’équipe.

Didier Maréchal

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s