FN Meka : le « robot rappeur » viré par son label pour racisme

Le rappeur FN Meka, alimenté par une IA, a signé un contrat avec la maison de disque américaine Capitol Records. Il en a été viré dans la foulée, après avoir été accusé de perpétuer des stéréotypes racistes.

Les paroles de FN Meka, écrites par une intelligence artificielle, contenaient « un amalgame de stéréotypes grossiers et d’insultes ».

Le label Capitol Records, filiale d’Universal Music Group venait de signer le rappeur « virtuel » ou « robot rappeur » FN Meka, alimenté par une intelligence artificielle (IA).Mais après quelques la maison a cassé le contrat , après que FN Meka ait été accusé de perpétuer des stéréotypes racistes et de discriminer la communauté noire.

Le rêve a tourné court,créé en 2019 par Anthony Martini et Brandon Le sous le label Factory New, FN Meka, actif sur TikTok (il compte plus de 10 millions d’abonnés et plus d’un milliard de vues au compteur), était la première IA à « signer » un contrat avec une maison de disque.

Capitol Records a en effet « coupé ses liens » avec FN Meka ce mercredi 23 août, selon le New York Times. C’est le groupe d’activistes américains Industry Blackout qui, après une campagne sur les réseaux sociaux, a écrit mardi 23 août à Capitol Records, filiale de Universal Music, pour dénoncer FN Meka, « une insulte directe à la communauté noire et à (sa) culture ».L’Industry Blackout a entre autres pointé les paroles de certains morceaux du rappeur virtuel, où il utilise le controversé « n-word » [une expression anglophone qui désigne le terme « nigger », ou « nègre » en français].

« Nous présentons nos plus profondes excuses à la communauté noire pour l’insensibilité dont nous avons fait preuve en signant ce projet, sans nous poser suffisamment de questions sur l’équité et le processus créatif qui le sous-tend » s’est excusé Capitol Records.

Techniquement parlant, FN Meka est  » doublé  » par un humain, expliquait à Music Business Worldwide, son créateur Anthony Martini. Mais tout le reste à son sujet, de ses paroles aux accords et au tempo qui sous-tendent sa musique, est basé sur l’IA ». Pour créer ses morceaux, l’IA se base en effet sur une analyse de chansons actuelles, à partir desquelles elle compose textes, accords, mélodies et tempo. Ce n’est qu’à la dernière étape du processus qu’un être humain pose sa voix sur le texte.

Le jour de l’annonce de la signature, le rappeur « virtuel » avait sorti son premier single, « Florida Water », fruit d’une collaboration avec le rappeur Gunna et Clix, joueur professionnel du jeu en ligne Fortnite. Certains avaient alors questionné l’intérêt d’engager des êtres virtuels, au lieu de consacrer ces budgets à la longue liste d’artistes réels attendant d’être repérés.

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