Le Burkina Faso envisage de combattre les terroristes avec des abeilles, des pythons, des caïmans sacré et des statues!

Lors d’une conférence publique sur la sécurité au Sahel, un expert en stratégie territoriale et en développement local souhaitait que l’on fasse appel à des techniques ancestrales de lutte « abandonnées », des « valeurs » traditionnelles en rapport avec le monde animalier.

Le Burkina Faso fait face à des attentats terroristes depuis le soulèvement de 2014 qui a conduit à la chute du régime de Blaise Compaoré. Lors d’une conférence publique sur la sécurité au Sahel tenue le samedi 27 août 2022 à Ouagadougou, l’expert Kalifara Séré a proposé l’utilisation des abeilles de guerre pour la lutte contre le terrorisme qui sévit dans le pays.

Fortement touché par la montée des attentats terroristes, le Burkina Faso a vu un autre moyen d’arrêter le phénomène. Kalifara Séré, Expert en stratégie territoriale et développement local, Kalifara Séré a indiqué qu’en plus des opérations militaires, le Burkina Faso peut utiliser des abeilles de guerre, des pythons, des caïmans sacrés, des statues pour lutter contre le phénomène du terrorisme intérieur.

« On a des abeilles de guerre, des pythons, des caïmans sacrés, des statues qui constituent le fondement de nos valeurs ancestrales. Ils sont dix fois plus puissants que les VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie, NDLR). On peut s’en servir pour lutter contre les groupes armés », a suggéré l’ancien secrétaire général du ministère burkinabè en charge de l’Administration territoriale.

L’expert a par ailleurs déploré le fait « qu’on ait, aujourd’hui, abandonné les valeurs ancestrales » qui pouvaient, selon lui, être d’un grand apport dans la lutte contre les incursions de groupe djihadistes. Pour le moment, les autorités burkinabè n’ont pas réagi à sa proposition. Panéliste au cours de cette conférence publique, Kalifara Séré a développé le sous-thème portant « Contexte sécuritaire actuel au Sahel et la question de l’autonomie stratégique ».

Lors de son intervention, il a confié que « ce ne sont pas que des nationaux qui nous attaquent, il y a des noyaux qui commandent depuis l’extérieur ». L’ancien secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale a souligné la nécessité pour les pays du Sahel, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, d’élaborer une doctrine commune dans la lutte contre l’hydre terroriste.

Pour en finir avec les groupes armés terroristes au Sahel, l’Expert Kalifara Séré invite les populations des différents pays touchés par ce phénomène à collaborer avec les Forces de défense et de sécurité. Il indique que « La guerre, c’est 49% de l’Armée, 49% d’engagement patriotique, et 2% de chance ». Arrivés au pouvoir après un coup d’État en janvier dernier qui a conduit à la chute du régime de Roch Christian Koboré, les militaires ont promis faire de la lutte contre le Terrorisme leur priorité.

Joseph Kouamé

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