Un « avion-fantôme » survole la France et l’Allemagne avant de s’écraser : ce que l’on sait.

Un avion privé autrichien parti d’Espagne s’est abîmé en mer au large de la Lettonie dimanche.

Alors que l’enquête suit son cours, on en sait plus sur un drame aérien survenu dimanche.

Un avion privé autrichien avec quatre personnes à bord, parti d’Espagne pour rallier l’Allemagne, mais ne répondant plus aux contrôleurs aériens, s’est abîmé en mer, au large de la Lettonie, dimanche 4 septembre, ont annoncé les autorités de ce pays. Quelques instants plus tôt, des avions de chasse français, allemands, danois puis suédois avaient dû être dépêchés en urgence pour essayer d’engager une communication avec l’équipage. Sans succès, l’avion a ainsi traversé tout le territoire français, du pays basque au Nord-Est, sans jamais répondre.

« Selon le manifeste de vol, l’avion, un Cessna 551 qui avait décollé de Jerez, transportait 4 passagers » et « effectuait un vol entre l’Espagne et Cologne (Allemagne) mais lorsqu’il a changé de cap en cours de vol, les régulateurs aériens n’ont plus pu le contacter », avait déclaré l’agence lettone de l’aviation.

Selon le quotidien allemand « Express », l’avion était piloté par Karl-Peter Griesemann, un homme d’affaires de 72 ans. Il dirigeait une société de location d’avion-ambulance, basée à Cologne. À ses côtés, à bord : sa femme, ainsi que leur fille de 26 ans et son fiancé, selon le Daily Mail. La famille était dans le Sud de l’Espagne où ils possédaient une maison de vacances et ils retournaient à Cologne. Karl-Peter Griesemann a également dirigé le groupe Griesemann, basé à Cologne et spécialisé dans le BTP. Il avait été président du carnaval annuel de Cologne, l’un des plus importants d’Allemagne.

Une première alerte concernant l’avion avait été donnée par l’Espagne, qui a signalé « de probables difficultés de pressurisation de l’appareil » auprès de l’armée de l’air française, a expliqué cette dernière dans un communiqué. L’avion a été escorté par la police du ciel française puis allemande pendant son passage dans les espaces aériens belge, luxembourgeois puis allemand.

Des avions de chasse danois et suédois ont été par la suite dépêchés en urgence pour tenter d’entrer en contact avec l’équipage. Aussi bien selon l’armée de l’air française que suédoise, leurs pilotes n’ont aperçu personne dans le cockpit et les tentatives de contact radio sont restées infructueuses. L’avion avait une trajectoire relativement constante jusqu’à ce qu’il approche la côte lettone, et il a alors rapidement perdu de l’altitude.

L’appareil est tombé vers 20H00 « lorsqu’il s’est retrouvé à court de carburant », a estimé le chef des secours suédois Lars Antonsson à l’AFP. Ce dernier indique encore: « Nous n’avons aucune explication, nous ne pouvons que spéculer. Mais à bord, ils étaient clairement dans l’incapacité » de réagir.

A présent, les secours lettons tentent de retrouver des traces de l’appareil en mer. Selon Peteris Subbota, chef du service de secours de Lettonie, une zone de six kilomètres sur six est actuellement fouillée. Dans cette zone, précise-t-il encore, la mer Baltique est d’environ 60 mètres de profondeur.

Didier Maréchal

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