Etats-Unis d’Amérique : le Congrès modernise la loi électorale pour empêcher les présidents de modifier le résultat des élections

La Chambre des représentants a voté pour changer la législation datant de 1887, dont les ambiguïtés avaient été exploitées par certains élus républicains le 6 janvier 2020.

La Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique a voté, mercredi 21 septembre, en faveur de la modernisation d’une loi vieille de 135 ans, dont les alliés de Donald Trump avaient tenté, en vain, de tirer profit pour modifier le résultat de la présidentielle de novembre 2020.

A cinquante jours des élections états-uniennes de mi-mandat, les projets de réforme électorale ont fait leur grand retour au Congrès. Et pour cause, un grand nombre de candidats républicains refusent encore de reconnaître la victoire du démocrate Joe Biden à l’élection de 2020.

Concrètement, le nouveau texte lève toute ambiguïté sur le statut du vice-président des Etats-Unis dans la certification du résultat de la présidentielle, en le limitant à un rôle purement symbolique. Une façon pour les élus d’éviter le chaos du 6 janvier 2021, quand des milliers de partisans de Donald Trump s’étaient rués sur le Capitole pour tenter de forcer le vice-président Mike Pence et les sénateurs à modifier le résultat de l’élection.

Un projet concurrent au Sénat

« Ce projet de loi empêchera le Congrès de choisir lui-même le président de manière illégale », a soutenu une de ses auteurs, l’élue républicaine Liz Cheney. Elle est l’une des seules du « Grand Old Party » (GOP) à avoir accepté de siéger dans la commission du Congrès états-unien qui enquête depuis plus d’un an sur le rôle de l’ancien président dans l’assaut du Capitole. Tous les démocrates ont voté en faveur de son texte, appuyés par seulement neuf républicains ; il a été adopté (229 voix pour et 203 contre).

Un projet de loi concurrent est également en débat au Sénat, avec légèrement plus de chances d’aboutir dans la mesure où dix sénateurs républicains se sont prononcés en sa faveur, lui permettant théoriquement d’atteindre la super-majorité de soixante voix nécessaire pour briser une manœuvre d’obstruction dite « filibuster »

Ces deux projets de réforme électorale sont loin d’être aussi exhaustifs que le plan grâce auquel Joe Biden promettait de protéger l’accès aux urnes des « Afro-Américains ». L’opposition républicaine avait été vent debout contre cette proposition en juin 2021, assurant qu’il confiait aux démocrates le droit de prendre le contrôle des scrutins à travers le pays.

Didier Maréchal

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