Guerre Russie-Ukraine : Vladimir Putin accuse Kiev et les services secrets ukrainiens de « terrorisme » concernant l’attaque du pont de Crimée!

Le président russe, Vladimir Putin, a accusé, dimanche, les services secrets ukrainiens d’être à l’origine de la puissante explosion qui a endommagé, la veille, le pont de Crimée, qu’il a qualifiée «d’acte terroriste» contre une infrastructure clé.

« Les auteurs, les exécutants et les commanditaires sont les services secrets ukrainiens », a déclaré le président russe, Vladimir Putin, lors d’une réunion avec le chef du Comité d’enquête russe. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste visant à détruire une infrastructure civile russe d’importance critique. »

La Russie s’était jusqu’alors gardé d’accuser Kiev de cette attaque qui a fait trois morts. L’Ukraine n’a, de son côté, pas revendiqué de responsabilité.

« C’est un acte terroriste préparé par les services secrets ukrainiens. Le but était de détruire une grande infrastructure civile très importante pour la Russie », a abondé le chef du Comité d’enquête russe, Alexandre Bastrykine, lors de sa rencontre avec Vladimir Putin. « Au cours de la semaine écoulée, plus de 100 bombardements de 32 localités ont été enregistrés, avec usage de systèmes de lance-roquettes multiples, d’artillerie, de mortiers et de drones », a-t-il poursuivi.

Selon le FSB, un « habitant local a été tué et cinq personnes blessées, dont un enfant » dans ces bombardements ukrainiens qui ont aussi détruit deux stations électriques, onze immeubles résidentiels et deux bâtiments administratifs. Huit postes de contrôle frontaliers ont aussi été endommagés, selon la même source.

Le gouverneur de la région de Koursk, Roman Starovoït, a lui accusé les forces ukrainiennes d’avoir bombardé le monastère Gornalski Saint-Nicolas se trouvant à la frontière entre les deux pays : « Il n’y a pas eu de victimes. L’un des obus a touché le bâtiment, le feu a été rapidement éteint », a-t-il indiqué sur Telegram, publiant des photos du toit et d’un mur endommagés.

Les services de sécurité russes (FSB) ont dénoncé, dimanche, une « augmentation considérable » des tirs ukrainiens visant des territoires russes frontaliers de l’Ukraine, dans lesquels une personne a été tuée et cinq ont été blessées au cours de la semaine écoulée.

Il s’agit surtout de la région de Belgorod, frontalière de celle de Kharkiv en Ukraine où les forces de Kiev ont regagné des milliers de kilomètres carrés de territoire depuis début septembre, y compris jusqu’à la frontière. Les régions russes de Briansk et Koursk sont aussi visées, selon le FSB.

Joseph Kouamé

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