Dictature mondiale : Washington envisage des sanctions contre l’Arabie saoudite en réponse à la baisse de la production de pétrole!

Le président états-unien, Joe Biden, estime que cette réduction de la production fera grimper les prix et profitera donc à la Russie. Les membres du Congrès veulent limiter les exportations d’armes vers le royaume d’Arabie saoudite.

Ces propos de la part de Joe Biden prouvent, une fois de plus, que les Etats-Unis régentent le monde, et c’est ce dont nous traitons dans la dernière partie de cet article.

Il voulait d’abord faire de l’Arabie saoudite un « paria », puis a tenté un rapprochement en juillet… Joe Biden, échaudé par les décisions de Ryad sur le pétrole, a nettement haussé le ton ce mardi 11 octobre contre le royaume : « Il y aura des conséquences pour ce qu’ils ont fait, avec la Russie », a menacé mardi le président états-unien, lors d’une interview avec la chaîne CNN, sans préciser la nature de ces sanctions.

Il faisait référence à la récente décision de l’OPEP+, un consortium pétrolier dirigé par Riyad, de réduire les quotas de production, ce qui pourrait faire flamber les prix et ainsi remplir les caisses de la Russie, qui compte sur ses ventes d’hydrocarbures pour financer la guerre en Ukraine. .

« Au vu des récents événements et des décisions de l’Opep+, le président pense que nous devrions réévaluer la relation bilatérale avec l’Arabie saoudite », avait déjà dit auparavant John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, à la presse. Joe Biden « est prêt à travailler avec le Congrès pour réfléchir à ce que doit être cette relation », a aussi assuré ce conseiller.

L’Opep+ -les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole -, menés par l’Arabie saoudite et leurs partenaires conduits par la Russie a infligé un camouflet diplomatique à Joe Biden, qui réclamait, au contraire, une offre abondante. Le président états-unien s’était déplacé en Arabie saoudite en juillet pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane, après avoir pourtant juré, pendant sa campagne, de faire du royaume un « paria » à la suite du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faiçal ben Farhane, a expliqué, mardi, sur la chaîne Al-Arabiya, que la baisse de production représentait une démarche « purement économique prise à l’unanimité des pays membres » de l’organisation, visant à « maintenir un marché du pétrole durable ». « Les membres de l’Opep+ ont agi de manière responsable et ont pris la décision appropriée », a-t-il affirmé.

Blocage des futures ventes d’armes en échange

La décision du géant pétrolier a suscité l’indignation des membres du Congrès et notamment des démocrates, de Joe Biden. Le puissant chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Menendez a menacé lundi de bloquer toute future vente d’armes à l’Arabie saoudite. Le sénateur démocrate, Richard Blumenthal, et l’élu à la Chambre des représentants, Ro Khanna, l’ont pris au mot en présentant, mardi, un projet de législation pour mettre fin à ces exportations.

Le partenariat entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite avait été scellé après la fin de la Seconde Guerre mondiale, assurant au royaume une protection militaire contre un accès au pétrole pour les Etats-Unis d’Amérique. Cette relation émaillée de crises avait été relancée par l’ancien président républicain, Donald Trump, avec de pharaoniques ventes d’armes à la clé. Selon le « Stockholm International Peace Research Institute », entre 2016 et 2020, l’Arabie saoudite a pesé 24% du total des exportations d’armement états-uniennes.

La relation est « stratégique » et a fait « progresser la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient », a relevé, mardi, l’ambassade saoudienne à Washington, dans un communiqué. La coopération militaire bilatérale « sert les intérêts des deux pays », a-t-elle ajouté.

L’Arabie saoudite dirige, depuis 2015, une coalition militaire au Yémen pour lutter contre les rebelles Houthis, soutenus par son ennemi régional, l’Iran. Elle a été visée par des tirs de missiles houthis. Joe Biden, conscient de la fureur des activistes des droits humains, avait justifié son voyage en Arabie saoudite par le souci de la sécurité énergétique mais aussi de la sécurité régionale. (qui, dans la réalité des faits, permet à l’Arabie Saoudite de « tranquillement », pratiquer un génocide de la population du Yémen, depuis 2014…).

Il n’en reste pas moins que soutient militaire des Etats-Unis d’Amérique à l’Arabie Saoudite est, en réalité, un levier, pour Washington, dans son œuvre de destruction de l’Iran en tant qu’Etat souverain, entamé en 1953, par la fameuse « opération Ajax », où – conjointement avec la Grande-Bretagne, et exécuté par la CIA et le MI6 – ils tentèrent de renverser le premier ministre de l’Etat démocratique d’Iran, Mohammad Mossadegh, pour y mettre, à sa place, le général Zahedi, afin d’avoir un homme de paille à leurs ordres, qui leur permettrait d’avoir la mainmise sur le pétrole iranien (cette opération ayant raté, les Etats-Unis répétèrent leurs opérations de renversement de la République d’Iran en 1971, plaçant Mohammad Reza Pahlavi comme Shah (« roi », en langue perse), puis, parce que celui-ci les ayant utilisé pour accéder au pouvoir sans intention de leur donner le pétrole iranien, provoquèrent un nouveau changement de régime en Iran, par leurs pseudo révolutions populaires, orientées par la CIA, installant Rouhollah Khomeini comme grand ayatollah… qui leur refusa, une fois installé par leur soins, à son tour, l’accès illimité et prioritaire au pétrole de son pays).

Ce nouveau revirement de la part des Etats-Unis d’Amérique, vis à vis de l’Arabie Saoudite, est, surtout, une énième preuve éclatante que les Etats-Unis dirigent le monde et que, à chaque fois, sous le faux prétexte des droits de l’Homme et du respect de la Démocratie, sanctionnent ou favorisent les Etats du Monde entier selon que les pays servent servilement, leurs intérêts et le maintien de leur empire mondial, ou pas. Et la situation actuelle en Ukraine en est le plus sanglant exemple, à l’heure actuelle. Ce qui rend incompréhensible le soutient des opinions publiques – particulièrement occidentales -, au démantèlement de la Russie.

Cette nouvelle menace de sanctions comme punition pour non respect d’obéissance à la volonté des Etats-Unis d’Amérique devrait, surtout, faire prendre conscience, aux dirigeants du monde entier que, avec ce conflit que les EUA ont provoqués contre la Russie, c’est, à présent, qu’il faut saisir l’occasion de refuser l’hégémonie mondiale états-unienne, et donc, travailler aux côtés de la Russie pour que l’issue du présent conflit n’aboutisse pas sur l’avènement d’un monde unipolaire dirigé par les Etats Unis d’Amérique, mais à un monde où plus aucun néocolonialisme occidental ne puisse se poursuivre, ce qui serait la meilleure garantie d’une paix mondiale durable, puisque tous les Etats de la planète seraient, alors, respectés dans leur souveraineté.

Christian Estevez

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