Au musée Maillol, les visiteurs aussi tombent le maillot

En novembre, l’établissement a organisé des expositions de nudistes consacrées à exposer le corps humain à travers l’art. Celui de la sculpture contemporaine hyperréaliste.

A Paris, dans les salles que le musée Maillol réserve aux expositions temporaires, des silhouettes déguisées en Eve et Adam marchant parmi des sculptures humaines sont également présentées dans leur plus simple expression. En collaboration avec la Fédération Française de Naturisme , l’établissement de la rue de Grenelle a mis en place plusieurs temps de visite pour l’exposition hyperréalismes de novembre « Ceci n’est pas un corps », pour les visiteurs désireux d’en faire la découverte en nudistes.

A Maillol, comme dans d’autres musées par lesquels l’exposition itinérante est passée (à Liège, à Lyon, etc.), neuf expositions de naturistes réparties sur trois jours – les 10, 11 et 17 novembre ont été un véritable succès . L’organisation a vendu les billets en un temps record. Au total, jusqu’à 800 visiteurs pour vivre cette expérience unique de l’exposition hyperréaliste.

L’événement, organisé par l’agence belge Tempora et l’Institut allemand pour l’échange culturel, sera présenté au Musée Maillol jusqu’au 5 mars 2023 dans une version «enrichie et en partie inédite». Consacrée aux représentations humaines du mouvement sculptural hyperréaliste, l’exposition a réuni les œuvres d’une trentaine d’artistes internationaux, dont George Segal, Maurizio Cattelan et Erwin Wurm, pour un spectacle pour le moins illusionniste.

«On a l’impression de faire partie des sculptures. Le visiteur n’est plus nu, il fait partie de l’expo», témoigne ainsi, pour « Le Parisien », un retraité intéressé par le concept. «Le fait d’être tout nu, ça crée un truc, on échange plus», abonde également Julien, qui tente pour la première fois l’expérience d’un musée en étant nu comme un vers. Avant d’ajouter, «il y a une petite adrénaline».

A Paris, plusieurs événements culturels ont déjà proposé aux visiteurs intéressés de se dévêtir. La Cinémathèque française a proposé cette expérience immersive pour son exposition sur Louis de Funès, en 2020. Il y a deux ans, le Palais de Tokyo avait fait de même pour Kader Attia & Jean-Jacques Lebel. « L’un et l’autre ». L’exposition d’art contemporain avait, à l’époque, intéressé 161 personnes.

Didier Maréchal

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