Guerre Russie-Ukraine : Emmanuel Macron estime peu « vraisemblable » l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN

Le président français, Emmanuel Macron, estime qu’une entrée de l’Ukraine dans l’OTAN serait vécue par la Russie comme une confrontation et qu’elle n’est pas le « scénario le plus vraisemblable », dans un entretien à plusieurs médias. (source : AFP).

« L’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN serait perçue par la Russie comme quelque chose de confrontationnel. Ce n’est pas avec cette Russie-là que vous pouvez l’imaginer », a-t-il déclaré, ce mercredi 21 décembre, aux quotidiens français « Le Monde », états-unien « Wall Street Journal » et libanais « An Nahar. » « Que l’Ukraine entre ou non dans l’OTAN – et ce n’est pas le scénario le plus vraisemblable – il faudra lui donner des garanties de sécurité d’autant plus robustes qu’elle a été agressée par la Russie », poursuit-il.

Le président français ne renie pas non plus son discours sur les garanties qui devront, selon lui, être données à la Russie. « Ce n’est pas la priorité ; cela fait partie des choses qui viendront à terme », explique le président de la République française, qui a été vivement critiqué sur ce point en Ukraine et dans l’Est de l’Europe.

« Nous sommes sur une stratégie de défense absolue de l’Ukraine », affirme Emmanuel Macron. Mais « j’ai toujours été clair pour dire que je ne pensais pas que ce conflit puisse finir uniquement militairement », poursuit-il, soulignant ne pas croire « que la seule solution serait l’anéantissement d’une des deux parties ». Le président français voit la guerre se terminer par « un nouveau texte qui doit bâtir un nouvel ordre » régional. Les Occidentaux devront y prendre part.

Emmanuel Macron insiste sur la nécessité d’accorder des « garanties de sécurité » à l’Ukraine mais aussi à la Russie : « A la fin, il faudra mettre tout le monde autour de la table. Et donc que tous les Européens et les Occidentaux qui me donnent des leçons de morale m’expliquent avec qui ils se mettront autour de la table », a-t-il lancé. « Moi, je n’ai pas envie que ce soient les Chinois et les Turcs, seuls, qui négocient le jour d’après », a-t-il souligné en référence notamment aux efforts de médiation de la diplomatie turque.

Le président français a aussi, de nouveau, plaidé pour l’autonomie stratégique de l’Europe, au sein de l’OTAN, mais dans une moindre dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. « Il n’y a pas d’architecture de sécurité de l’Europe sans autonomie stratégique, dans l’OTAN et avec l’Otan, mais pas en dépendant de l’OTAN », a-t-il souligné. « Une alliance, ce n’est pas quelque chose dont je dépends, c’est quelque chose que je choisis […] Nous devons repenser notre autonomie stratégique », a-t-il insisté. « L’Europe doit gagner en autonomie technologique, capacitaire, y compris par rapport aux Etats-Unis », a martelé le président français.

Didier Maréchal

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