Le Botswana lance un mandat d’arrêt contre l’ex-président Ian Khama!

L’ancien président de 69 ans est recherché par la police botswanaise pour possession illégale d’armes à feu, dans une affaire qui remonte à 2016 et qui concerne également d’autres suspects.

Un mandat d’arrêt a été émis contre Ian Khama, ancien président du Botswana, par la justice de son pays, jeudi dernier. L’ancien chef de l’État est réfugié en Afrique du Sud depuis près d’un an, suite à des tensions avec l’actuel président botswanais. Il se dit victime d’une persécution politique.

Gaborone l’accuse depuis 2016 de détention illégale d’armes à feu. Le dossier s’est ouvert devant les tribunaux en son absence, en avril dernier, alors qu’il se trouvait en Afrique du Sud, disant craindre pour sa vie dans son pays d’origine.

Une affaire pour laquelle, il a été condamné par contumace en avril dernier ainsi que l’ancien chef des services de renseignements, Isaac Kgosi, lun commissaire de police Keabetswe Makgophe et Victor Paledi, ancien secrétaire permanent adjoint au ministère de la Jeunesse, du Genre, des Sports et de la Culture.

Au total 14 chefs d’accusation ont été retenus contre l’ancien président botswanais qui devrait comparaître devant le tribunal de Broadhurst dans le Sud-Est. Mais ce mandat d’arrêt ne porte que la détention d’armes à feu.

Ian Khama a dirigé ce pays d’Afrique australe de 2008 à 2018, et conservait chez lui, quelques fusils de chasse, et des armes de poing. Certains de ces objets ont, selon lui, appartenu à son service de sécurité officiel et privé.

Au Botswana, la possession illégale d’armes à feu est passible d’une peine maximale de dix ans de prison.

En mars, la Direction des renseignements et de la sécurité (DIS) du Botswana a arrêté ses frères jumeaux, Tshekedi Khama et Anthony Khama, dans le cadre d’une enquête sur son lieu de résidence. Les jumeaux ont, par la suite, été libérés. Quant à Ian Khama, il a effectué deux séjours au Royaume-Uni en juin dernier. Il serait depuis retourné en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud indique n’avoir pas encore reçu de demande d’extradition, mais cette situation risque de continuer à envenimer les relations entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue botswanais, alors que les deux pays font partie de la SADC, la Communauté de développement d’Afrique Australe.

Didier Maréchal

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