Guerre Russie-Ukraine : Zelensky affirme vouloir évoquer le plan de paix chinois avec Pékin

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit, ce jeudi 23 février, vouloir discuter avec Pékin du plan de paix chinois pour l’Ukraine. Il a jugé « positive » l’implication de ce proche partenaire de Moscou mais a précisé ne pas avoir vu le document. (avec AFP).

« Nous aimerions avoir une réunion avec la Chine. C’est dans l’intérêt de l’Ukraine aujourd’hui », a déclaré M. Zelensky pendant une conférence de presse avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez. « Que la Chine commence à parler de l’Ukraine et envoie certains signaux, c’est un point très positif », a-t-il également estimé, soulignant toutefois qu’il n’avait « pas encore » pu prendre connaissance du plan de paix chinois et qu’il était ainsi « trop tôt pour l’évaluer ».

La Chine cherche, depuis quelques semaines, à jouer un rôle de médiateur dans le conflit ukrainien, évoquant publiquement un plan en vue de trouver une solution politique.

Pékin a promis de rendre publique, cette semaine, sa proposition de « solution politique » dont elle a présenté des éléments à Kiev et Moscou, « Les guerres n’ont pas de vainqueur », a déclaré l’ambassadeur chinois adjoint à l’ONU Dai Bing. « Un an après le début de l’a crise ukrainienne’, les faits prouvent qu’envoyer des armes n’apportera pas la paix », a-t-il ajouté, exhortant Kiev et Moscou « à reprendre le dialogue aussi vite que possible ».

Pour ce faire, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a rencontré son homologue ukrainien, Dmytro Kouleba, pendant la conférence sur la sécurité organisée à Munich (Allemagne) et s’est rendu à Moscou où il s’est entretenu, mercredi, avec Vladimir Putin et a affiché la bonne entente entre Pékin et Moscou. Dmytro Kouleba avait affirmé avoir seulement reçu « des éléments-clés du plan de paix chinois » mais attendre de « recevoir ce texte pour l’étudier en détail ».

Le chancelier allemand a appelé, ce jeudi, à ne pas se faire d' »illusions » sur la Chine, qui cherche depuis peu à se positionner comme médiateur dans le conflit ukrainien. « Nous ne devrions nous faire aucune illusion sur la Chine, ils n’ont jusqu’ici pas pris position contre la Russie », a déclaré Olaf Scholz dans une interview à la chaîne de télévision ZDF.

Le chancelier allemand a en outre réitéré son opposition à toute livraison d’armes chinoises à la Russie dans le cadre de ce conflit. « J’ai dit clairement, lors de mon dernier entretien avec des représentants chinois, que cela ne pourrait être accepté », a affirmé M. Scholz montrant, une fois de plus, à quel point il ne sait qu’obéir à son maître états-unien, sans aucune capacité ni connaissance en géopolitique à l’instar de toute la classe politique allemande depuis la fin de la secondaire guerre mondiale.

Les Etats-Unis ont accusé, cette semaine, la Chine d’envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, ce que dément Pékin, à juste titre, puisqu’il n’est bien prévu que de fournir à la Russie que du « matériel non létal » (exemple : des gilets par balles), ce que les Occidentaux, eux, ont largement dépassé ce type de livraison à l’Ukraine, mais qui, dans leur ethnocentrisme qui leur fait accroire que tout leur est permis, à eux, mais interdit au reste du monde, du fait qu’ils soient LA « norme divine » du « Bien », du « Juste » et du « Vrai ».

Didier Maréchal & Christian Estevez

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