Des militants de « Just Stop Oil » ont déversé de la poudre orange sur une table de billard, lors des Championnats du monde de snooker, organisés au Royaume-Uni. (Avec AFP).
Les Championnats du monde de snooker ont été perturbés par l’irruption de militants écologistes qui ont déversé une poudre orange sur la table de billard. Une action forte durant laquelle les deux individus ont demandé l’arrêt des projets d’énergie fossiles au gouvernement.
Les militants écologistes du groupe « Just Stop Oil » ont interrompu, ce lundi, un match des Championnats du monde de snooker à Sheffield (Nord de l’Angleterre) en déversant une poudre orange sur la table de billard. Deux militants ont fait irruption dans l’aire de jeu au sein du Crucible Theatre de Sheffield peu après le début d’une partie, puis l’un d’entre eux, est grimpé sur l’une des tables de billard et y a déversé une sorte de poudre orange.
L’autre militante, qui s’apprêtait à faire de même sur une autre table où se jouait un second match, en a été empêché par l’arbitre. « Ils demandent que le gouvernement arrêtent tout nouveau projet d’énergies fossiles et appellent les institutions sportives britanniques à rejoindre la résistance civile contre les politiques génocidaires du gouvernement », a indiqué le groupe dans un communiqué.
« Just Stop Oil » multiplie depuis des mois les actions coup de poing pour réclamer l’abandon de l’exploration des énergies fossiles au Royaume-Uni. Il appelle à « une campagne d’une durée indéfinie de résistance civile » à partir du 24 avril. Six de ses militants ont été condamnés fin mars à de la prison avec sursis ou a des travaux d’intérêts général pour avoir perturbé, l’an dernier, le Grand Prix de Formule 1 à Silverstone.
En février cinq autre militants qui s’étaient collés au cadre d’un tableau représentant la Cène de Léonard de Vinci à la Royal Academy of Arts ont eux été condamnés à une amende. Des militants s’en étaient notamment pris l’an dernier au « Tournesols » de Van Gogh, exposé à la National Gallery de Londres, en aspergeant l’œuvre, protégée par une vitre, de soupe à la tomate.
Kevin Negalo