Des associations ont annoncé, lundi dernier, poursuivre en justice le régulateur aérien états-unien « Space X ». Elles accusent l’agence d’avoir mal évalué l’impact environnemental de la fusée Starship. (Avec AFP).
Le 20 avril, l’entreprise d’Elon Musk a fait décoller Starship pour la première fois, mais la fusée a rencontré des anomalies, forçant SpaceX à activer la commande d’auto-destruction, ce qui a déclenché son explosion au-dessus de la mer, au bout d’environ quatre minutes de vol .L’aire de lancement de Starship a été détruite par la puissance de la fusée lors du décollage. Selon des associations environnementales, la biodiversité en a souffert. Les associations plaignantes accusent la base spatiale de causer d’importants dommages sur la nature, la faune et la flore.
L’agence états-unienne de l’aviation (FAA) a délivré, mi-avril, une licence de vol de 5 ans à SpaceX pour Starship. Le 20 avril, cette fusée, la plus grande du monde, a fait un vol d’essai mais l’engin a finalement explosé au-dessus de la mer après environ 4 minutes de vol. Le pas de tir a lui-même été partiellement détruit par la puissance des moteurs, faisant voler débris et morceaux de béton.
Des dégâts sur la faune et la flore locales
« L’aire de lancement se trouve à côté d’habitats d’espèces protégées et d’oiseaux migratoires, comme la tortue de Kemp ou le pluvier siffleur », a déclaré le Center for Biological Diversity, l’un des plaignants, soulignant que le test avait « aspergé les alentours de particules [fines] ». L’organisation cite aussi la pollution sonore et lumineuse liée à la base spatiale, ainsi que les départs de feu causés.
En accordant sa licence, la FAA a imposé à SpaceX plusieurs contraintes, dont une évaluation de la faune et de la flore par un biologiste, avant et après un décollage. Les éventuels débris doivent être nettoyés. Selon les plaignants, ces mesures « ne sont pas suffisantes pour empêcher le programme de vol de causer des dégâts environnementaux importants ».
Le vol d’essai du 20 avril a causé un incendie d’environ 1,5 hectare dans le parc régional de Boca Chica, au Sud de l’aire de lancement. Il a projeté « de nombreux morceaux de béton, plaques en acier, métaux et autres objets » et un nuage de béton pulvérisé a « déposé de la matière » jusqu’à plus de 10 km, selon les services fédéraux de protection de la faune. Aucun animal n’a cependant été retrouvé mort.

Déjà, dès le 22 avril (soit moi de 48 heures après le décollage et l’explosion de Starship), les dizaines de journalistes et/ou photographes qui étaient allés récupérer leurs caméras et appareils photos sur la star base de Space X (caméras et appareils photos étant toujours déposés sur des trépieds, à quelques centaines de mètres des pas de tirs de fusées afin de pouvoir réaliser les captures vidéos et photographiques – les humains risquant de graves dommages physiques à la poussée des réacteurs) avaient découvert que tous les appareils étaient totalement détruits, trouvant même leurs cartes mémoires, éjectées de leurs appareils, à des centaines de mètres et cassées en de nombreux morceaux. Tous avaient alors pris des photos des dégâts causés par la poussée des trente-trois réacteurs de la fusée, les publiant sur leurs comptes de réseaux sociaux.
Une plainte a été déposée au tribunal fédéral de la capitale Washington par plusieurs organisations, dont le Center for Biological Diversity et l’American Bird Conservancy.
Didier Maréchal & Christian Estevez