Suite à l’attentat tragique d’Arras survenu vendredi 13 octobre, et ayant entraîné la mort d’un enseignant, la sœur du « suspect » a été libérée lundi. Elle a décrit son frère aux enquêteurs comme étant le membre le plus violent et le plus radicalisé de leur famille.
Alors que la garde à vue du « suspect » de l’attentat d’Arras doit s’est terminé mardi 17 octobre en fin de matinée, l’une de ses sœurs a été remise en liberté lundi 16 octobre après trois jours de garde à vue. Selon les informations que révèle franceinfo, mardi 17 octobre, elle a qualifié son frère de « monstre » et dénoncé son acte « d’horreur ». Devant les enquêteurs cette jeune femme tout juste âgée de 18 ans a longuement décrit une vie de terreur.
Elle a témoigné d’avoir été contrainte par son père à porter le voile dès l’âge de 11 ans, et de multiples interruptions de sa scolarité, l’envoyant dans un établissement islamique puis l’obligeant à suivre des cours par correspondance. Elle a expliqué que son père, puis son frère aîné, s’opposaient à son inscription au collège Gambetta d’Arras, qu’elle a brièvement fréquenté et où elle a eu un contact positif avec le professeur tragiquement décédé à la suite de l’attentat perpétré par son frère le vendredi 13 octobre dernier.
Devant les enquêteurs, elle a qualifié son frère Mohammed de « monstre ». Elle a indiqué qu’il était violent envers elle sur le plan psychologique et envers leur mère physiquement, allant jusqu’à la plaquer contre les murs et restreindre ses mouvements au point de susciter l’inquiétude de leurs voisins à plusieurs reprises. Elle a également révélé avoir été souvent isolée dans sa chambre par ses frères, qui communiquaient peu avec elle. Elle a identifié Mohammed Mogouchkov. comme le membre le plus violent et radicalisé de la famille, affirmant qu’il diffusait des chants et des prières radicales à la maison.
Cependant, malgré ces circonstances, elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait jamais été informée du projet d’attentat de son frère. Elle a également déclaré son désengagement de l’ensemble de sa famille, à l’exception de sa mère (également libérée le lundi 16 octobre) et de sa petite sœur, qu’elle a estimé commencer à se radicaliser sous l’influence de ses frères.
Didier Maréchal