La justice irakienne a condamné, mardi 27 octobre 2026, six ressortissants français à la réclusion à perpétuité et un septième à quinze ans de prison pour leur appartenance à l’organisation terroriste État islamique (EI). Il s’agit des premiers verdicts rendus dans le procès de 47 Français transférés de Syrie vers l’Irak en 2025. Les condamnés disposent de voies de recours, tandis que les conditions de leur jugement sont contestées par leurs avocats français.
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Arabie saoudite : les Houthis revendiquent des attaques contre la raffinerie de Ras Tanoura et le ministère de la Défense à Riyad
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué, mardi 27 octobre 2026, une série d’attaques visant des installations stratégiques en Arabie saoudite, notamment la raffinerie pétrolière de Ras Tanoura et le ministère de la Défense à Riyad. Ces nouvelles frappes revendiquées interviennent dans un contexte de recrudescence des hostilités et de tensions diplomatiques au Moyen-Orient.
Lire la suite Arabie saoudite : les Houthis revendiquent des attaques contre la raffinerie de Ras Tanoura et le ministère de la Défense à RiyadSyrie : Damas dénonce une « violation inacceptable » après des frappes jordaniennes meurtrières
La Syrie a fermement condamné des frappes aériennes jordaniennes menées sur son territoire, dénonçant une atteinte inacceptable à sa souveraineté nationale.
Lire la suite Syrie : Damas dénonce une « violation inacceptable » après des frappes jordaniennes meurtrièresIsraël : Netanyahou ordonne de préparer un bouclage total de la Cisjordanie après une attaque terroriste
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a ordonné, vendredi 23 octobre 2026, de préparer un bouclage total de la Cisjordanie occupée après une attaque armée près d’Hébron, dans le sud du territoire.
Lire la suite Israël : Netanyahou ordonne de préparer un bouclage total de la Cisjordanie après une attaque terroristeIran : après la nomination d’un nouveau ministre de la Défense, Téhéran menace de nouveau de faire la guerre aux États-Unis
L’Iran affiche sa volonté de renforcer ses capacités militaires et se prépare à une éventuelle reprise des hostilités avec les États-Unis. Près de huit mois après le début du conflit, la nomination d’un nouveau ministre de la Défense s’accompagne de déclarations offensives de responsables iraniens, sur fond de tensions persistantes avec Washington et Israël.
Lire la suite Iran : après la nomination d’un nouveau ministre de la Défense, Téhéran menace de nouveau de faire la guerre aux États-UnisAttaques des houthis du Yemen au moyen orient : l’Arabie saoudite rejette l’aide militaire israélienne contre les Houthis et intensifie ses frappes
Alors que les tensions s’aggravent au Yémen, l’Arabie saoudite aurait refusé une proposition israélienne de coopération militaire contre les rebelles houthis, selon le quotidien israélien Haaretz. Dans le même temps, Riyad a bombardé un site pétrolier près de Sanaa, provoquant une riposte des insurgés qui ont visé le territoire saoudien. Sur le terrain, les combats s’intensifient également à Marib et à Taëz, faisant craindre une nouvelle escalade régionale.
Lire la suite Attaques des houthis du Yemen au moyen orient : l’Arabie saoudite rejette l’aide militaire israélienne contre les Houthis et intensifie ses frappesMoyen-Orient : le FMI prévoit une récession en 2026, le conflit en Iran fragilise les économies du Golfe
La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, les perturbations des exportations énergétiques et l’escalade militaire au Moyen-Orient pèsent lourdement sur les perspectives économiques régionales. Dans ses dernières prévisions, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe désormais une contraction de 0,3 % de l’économie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale en 2026, contre une croissance de 1,9 % prévue six mois auparavant.
Lire la suite Moyen-Orient : le FMI prévoit une récession en 2026, le conflit en Iran fragilise les économies du GolfeÉthiopie : trois ans après Pretoria, pourquoi la paix du Tigré est à nouveau au bord de la rupture
L’offensive lancée le 23 septembre par les forces tigréennes a ouvert la crise la plus grave depuis l’accord de paix signé à Pretoria en novembre 2022. Après plusieurs jours d’avancées dans le nord de l’Éthiopie, les forces fédérales ont repris lundi Alamata, dans le sud du Tigré. Mais le retour des combats dépasse désormais les frontières de la région : l’Afar et l’Amhara sont touchés, sept groupes armés se sont alliés contre le pouvoir fédéral et Addis-Abeba accuse plusieurs pays voisins de soutenir ses adversaires. Trois ans après Pretoria, les fragilités que l’accord n’avait pas réglées ressurgissent une à une.
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Le calme n’aura finalement été qu’une parenthèse fragile. Depuis le 23 septembre, les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) affrontent de nouveau l’armée fédérale éthiopienne dans le nord du pays. Elles ont pris le contrôle de plusieurs positions et des aéroports de Mekele, Axoum et Shire, avant d’étendre leurs opérations à l’Afar et à l’Amhara. L’Union africaine a dénoncé une nouvelle escalade et appelé les protagonistes à reprendre immédiatement les discussions dans le cadre de l’accord de Pretoria.
Le rapport de force a toutefois commencé à évoluer. Lundi 28 septembre, les forces fédérales et leurs alliés ont annoncé avoir repris Alamata, une ville située à environ 120 kilomètres au sud de Mekele. Des images vérifiées par Reuters montrent des soldats favorables au gouvernement dans ses rues. Cette reprise constitue le premier retournement important depuis le début de l’offensive tigréenne.
Alamata n’est pourtant qu’un épisode d’une bataille beaucoup plus large. Dans l’Afar voisin, les forces tigréennes ont pris Erebti, tandis que les combats se poursuivent dans certaines zones de l’Amhara. Les communications sont perturbées dans le Tigré et l’accès aux populations devient plus difficile. Médecins sans frontières a signalé une forte augmentation du nombre de blessés pris en charge dans plusieurs établissements de santé.
Le fait nouveau n’est donc pas seulement le retour des armes dans le Tigré. C’est le déplacement du conflit d’une question territoriale et politique essentiellement tigréenne vers une confrontation susceptible de toucher plusieurs régions et, à terme, l’équilibre de la Corne de l’Afrique.
Pretoria avait arrêté la guerre, pas réglé ses causes
Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir au 2 novembre 2022.
Après deux années de guerre entre le gouvernement fédéral et le TPLF, les deux camps avaient signé à Pretoria un accord de cessation des hostilités sous la médiation de l’Union africaine. Le texte avait permis de faire taire les armes et d’engager un processus de désarmement, de restauration des services et de retour à une administration normale du Tigré.
Mais plusieurs questions essentielles étaient restées ouvertes.
La plus explosive concerne le Tigré occidental, contrôlé pendant la guerre par des forces amhara et fédérales. Des centaines de milliers de Tigréens ont été déplacés et les dirigeants du TPLF réclament toujours le retour de cette population et la restitution du territoire. Les forces amhara rejettent, elles aussi, la revendication tigréenne sur cette zone.
Le désarmement du TPLF constitue un autre point de friction. Addis-Abeba accuse les forces tigréennes de ne pas avoir complètement renoncé à leurs capacités militaires. Les autorités du Tigré répondent que le retrait des autres forces présentes dans la région et le retour des déplacés n’ont pas été réalisés conformément à leurs attentes.
Le règlement politique n’a pas davantage produit les résultats espérés. Le TPLF a repris le contrôle de l’administration régionale cette année, tandis que le Tigré n’a pas participé aux élections fédérales de juin 2026. Plusieurs mécanismes prévus après la guerre sont ainsi restés inachevés.
Pretoria avait donc suspendu le conflit sans faire disparaître les désaccords qui l’avaient nourri.
Un rapprochement improbable contre Abiy Ahmed
La nouveauté de cette crise tient aussi à la recomposition des forces armées.
Le 21 septembre, quelques jours avant l’offensive tigréenne, sept groupes armés éthiopiens ont annoncé la création de l’Ethiopian Peoples’ Forces Alliance for Survival, avec pour objectif déclaré de renverser le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed. L’alliance rassemble notamment le TPLF, le mouvement amhara Fano et l’Armée de libération oromo.
Cette coalition a quelque chose d’inédit.
Durant la guerre de 2020-2022, les forces amhara combattaient aux côtés de l’armée fédérale contre le TPLF. Aujourd’hui, certains de leurs représentants se retrouvent dans la même alliance que leur ancien adversaire.
Cette proximité ne signifie pas que les groupes partagent le même projet pour l’Éthiopie. Ils ont des revendications territoriales, politiques et identitaires différentes. Ce qui les réunit est d’abord leur opposition au pouvoir d’Abiy Ahmed. Sa solidité militaire et politique reste donc à démontrer. Mais pour Addis-Abeba, le changement est considérable : le TPLF n’est plus seul dans sa confrontation avec le gouvernement fédéral.
Le conflit du Tigré doit ainsi être lu à l’intérieur d’une crise plus large de l’État éthiopien, où plusieurs insurrections et tensions régionales se superposent.
Pourquoi l’Afar compte autant
L’extension des combats à l’Afar est particulièrement sensible.
Cette région relie le nord de l’Éthiopie au corridor qui conduit vers Djibouti, principal débouché maritime de l’économie éthiopienne. Pour un pays enclavé depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, cet axe représente bien davantage qu’une simple route commerciale.
Toute perturbation durable de cette zone peut affecter les déplacements, les approvisionnements et le commerce extérieur de l’Éthiopie.
C’est ce qui donne à l’offensive tigréenne une portée différente de celle d’une simple reprise des combats autour de Mekele. Le TPLF cherche à défendre ses positions dans le Tigré, mais son extension vers l’Afar ouvre aussi une porte sur des axes stratégiques qui dépassent largement les frontières de la région. Les combats dans l’Amhara ajoutent un autre front au dispositif.
La situation est d’autant plus préoccupante que l’Éthiopie fait face simultanément à d’autres foyers de violence, notamment dans l’Oromia et l’Amhara.
L’Érythrée, le voisin qui peut faire basculer l’équation
La dimension régionale devient encore plus sensible lorsqu’on regarde vers l’Érythrée.
Pendant la guerre de 2020-2022, l’Érythrée avait combattu aux côtés des forces fédérales éthiopiennes contre le TPLF. Depuis, les relations entre Asmara et Addis-Abeba se sont profondément dégradées.
La question de l’accès éthiopien à la mer Rouge est au cœur de cette détérioration. L’Éthiopie cherche à sécuriser un accès maritime durable et s’intéresse notamment aux possibilités offertes par les ports de la région. Pour l’Érythrée, toute perspective donnant à son voisin une présence stratégique sur son littoral constitue un sujet de souveraineté particulièrement sensible.
Aujourd’hui, Addis-Abeba accuse l’Érythrée de soutenir financièrement le TPLF. Le chef d’état-major éthiopien, le maréchal Birhanu Jula, a également évoqué un soutien du Soudan et de l’Égypte aux forces hostiles au gouvernement. L’Érythrée et le Soudan rejettent ces accusations.
Il faut ici distinguer les accusations des faits établis. Aucune preuve publique suffisante ne permet de présenter comme acquis un soutien militaire direct de ces trois États au TPLF. En revanche, les rivalités entre eux sont bien réelles : le Soudan est lui-même plongé dans une guerre, l’Égypte est en désaccord avec Addis-Abeba sur le Nil et le Grand barrage de la Renaissance, tandis que l’accès à la mer Rouge empoisonne les relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée.
Le retour de la guerre au Tigré intervient donc dans une région déjà traversée par plusieurs lignes de fracture.
Le précédent de 2020 pèse sur chaque décision
La prudence de l’Union africaine et des Nations unies s’explique par le bilan de la précédente guerre.
Entre 2020 et 2022, le conflit avait provoqué une catastrophe humaine majeure. L’Union africaine avait estimé à environ 600 000 le nombre de morts liés aux combats, à la famine et à l’effondrement des services de santé. Des centaines de milliers de personnes étaient également restées déplacées après la fin des hostilités.
Les premiers signes de la nouvelle escalade sont déjà préoccupants. L’Associated Press rapporte environ 150 000 déplacés dans l’Afar et une forte augmentation des blessés dans plusieurs hôpitaux du nord du pays. Ces chiffres restent difficiles à consolider dans une zone où les communications sont perturbées.
L’ONU redoute précisément que la nouvelle confrontation ne débouche sur un conflit « plus large et plus dévastateur ». L’Union africaine, elle, continue de considérer Pretoria comme la base du règlement politique et a demandé à son ancien médiateur, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, de reprendre rapidement contact avec les protagonistes.
La question n’est plus seulement de savoir qui contrôle Alamata
La reprise d’Alamata donne pour l’instant un avantage ponctuel aux forces fédérales. Elle ne règle rien sur le fond.
Le TPLF conserve des capacités militaires et bénéficie désormais d’une alliance avec des mouvements qui combattent le gouvernement sur plusieurs autres fronts. Addis-Abeba, de son côté, dispose toujours d’une armée nationale et de forces alliées capables de reprendre du terrain.
Le véritable enjeu des prochains jours sera donc de savoir si ce nouvel affrontement peut encore être contenu dans le cadre politique de Pretoria.
Car les conditions qui avaient permis l’accord de 2022 ne sont plus exactement les mêmes. Le TPLF a retrouvé une partie de son autonomie politique, les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont détériorées, les groupes amhara et oromo poursuivent leurs propres combats et une nouvelle coalition armée cherche désormais à contester le pouvoir fédéral.
Trois ans après Pretoria, la paix n’est donc pas officiellement morte. Mais les fondations sur lesquelles elle reposait sont de nouveau soumises à rude épreuve.
Si les combats restent cantonnés au nord de l’Éthiopie, Pretoria peut encore servir de point de départ à une nouvelle négociation. S’ils se connectent durablement aux conflits de l’Amhara, de l’Oromia et aux tensions avec l’Érythrée et le Soudan, la crise du Tigré pourrait devenir le point de départ d’une nouvelle période d’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique.
Celine Dou
États Unis d’Amérique : le procès de Khalid Cheikh Mohammed, accusé d’être le cerveau du 11-Septembre, fixé au 5 juin 2028
Plus de deux décennies après son arrestation, Khalid Cheikh Mohammed connaîtra enfin la date de son procès. Un juge militaire a ordonné, mercredi 26 août, l’ouverture des audiences le 5 juin 2028 à Guantánamo, dans une affaire qui porte sur les attentats du 11 septembre 2001 et près de 3 000 morts.
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Khalid Cheikh Mohammed, connu sous les initiales KSM, est l’homme que les autorités états-uniennes présentent comme le principal architecte des attentats du 11-Septembre. Capturé au Pakistan en mars 2003, il est détenu à Guantánamo depuis 2006 après avoir été emprisonné dans des sites secrets de la CIA.
Qui est Khalid Cheikh Mohammed ?
Né au Pakistan et élevé au Koweït, Khalid Cheikh Mohammed s’est engagé dans les milieux djihadistes avant de rejoindre Al-Qaïda. Le rapport de la commission d’enquête sur le 11-Septembre le décrit comme un organisateur d’attentats qui cherchait à mettre en œuvre ses propres projets.
Selon ce rapport, il avait présenté dès 1996 à Oussama ben Laden l’idée d’utiliser des avions comme armes. Le projet évoluera ensuite jusqu’à l’opération du 11 septembre 2001.
Ce jour-là, dix-neuf membres d’Al-Qaïda détournent quatre avions de ligne. Deux s’écrasent contre les tours du World Trade Center à New York, un autre frappe le Pentagone et le quatrième s’écrase en Pennsylvanie après l’intervention de passagers.
Près de 3 000 personnes sont tuées.
Une arrestation en 2003, puis les prisons secrètes de la CIA
Khalid Cheikh Mohammed est arrêté au Pakistan en mars 2003. Après sa capture, il est transféré dans le programme clandestin de détention de la CIA.
Il y subit des interrogatoires au cours desquels des méthodes de torture sont utilisées, notamment la simulation de noyade. Ces conditions de détention pèseront lourdement sur la procédure judiciaire à venir : une partie du contentieux porte précisément sur la possibilité d’utiliser devant le tribunal des déclarations ou des éléments obtenus dans ce cadre.
En septembre 2006, KSM est transféré à Guantánamo, où il se trouve toujours.
Un procès bloqué pendant plus de vingt ans
Les accusations formelles ont été déposées en 2008. Pourtant, le procès n’a jamais véritablement commencé.
La procédure a été retardée par une succession de batailles judiciaires portant notamment sur les preuves, les interrogatoires de la CIA et les conséquences de la torture subie par les accusés.
En 2019, une première date avait été envisagée pour un procès en 2021. Elle n’a pas été tenue.
Plus récemment, une autre tentative de sortir de l’impasse avait été engagée avec un accord de plaider-coupable.
En 2024, Khalid Cheikh Mohammed et deux autres accusés avaient accepté de reconnaître leur culpabilité en échange notamment de l’abandon de la peine de mort. L’accord prévoyait des condamnations à perpétuité. Le secrétaire à la Défense de l’époque, Lloyd Austin, avait tenté de l’annuler, déclenchant une nouvelle bataille judiciaire. En juillet 2025, une cour d’appel fédérale a finalement annulé les accords.
Le procès est donc redevenu la voie judiciaire à suivre.
Pourquoi le 5 juin 2028 ?
Les procureurs souhaitaient commencer le procès dès janvier 2027. Le juge militaire Michael Schrama a rejeté ce calendrier, estimant qu’il ne laissait pas suffisamment de temps pour régler les nombreuses questions préalables encore pendantes, notamment celles concernant l’admissibilité de certaines preuves.
Le calendrier prévoit une première étape consacrée à la sélection des membres de la commission militaire à partir du 5 juin 2028, avant les déclarations d’ouverture et la présentation des preuves.
Khalid Cheikh Mohammed sera jugé avec Walid bin Attash, Ali Abdul Aziz Ali et Mustafa al-Hawsawi, tous détenus à Guantánamo.
Un procès qui reste loin d’être garanti
La fixation d’une date ne signifie pas pour autant que le procès commencera nécessairement ce jour-là.
Le dossier demeure encombré de questions préalables et de recours. L’histoire de cette procédure montre d’ailleurs à quel point son calendrier peut encore changer.
Mais une étape importante vient d’être franchie : pour la première fois après des années de reports, le tribunal militaire a fixé une date précise pour juger l’homme accusé d’avoir été au cœur de la préparation du 11-Septembre.
Le 5 juin 2028, près de 27 ans après les attentats, Khalid Cheikh Mohammed devrait donc comparaître devant la justice militaire états-unienne.
Une échéance qui ramène à la surface une question restée irrésolue pendant toute l’après-guerre contre le terrorisme : comment juger les responsables présumés d’une attaque historique lorsque les méthodes utilisées pour les interroger sont elles-mêmes devenues une partie du procès ?
Celine Dou
Émirats Arabes Unis : deux missiles attribués à l’Iran tombent en mer, Abu Dhabi durcit sa réponse tandis que le bras de fer sur Ormuz s’envenime
Une alerte à la population, deux missiles détectés, puis une rupture commerciale avec Téhéran : en moins de vingt-quatre heures, la crise autour du détroit d’Ormuz a franchi un nouveau seuil. Mais une question demeure : que visaient réellement les missiles ?
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