Le Kremlin juge «inacceptables» les propos de Biden qualifiant Putin de «tyran»

Le Kremlin a jugé, ce vendredi 20 octobre, “inacceptables” les propos du président états-unien, Joseph Biden, sur son homologue russe Vladimir Putin, qualifié de “tyran” et comparé au mouvement islamiste palestinien Hamas. (Source : AFP).

”Une telle rhétorique ne convient guère à des chefs d’État et est inacceptable pour nous”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. ”Nous n’acceptons pas un tel ton à l’égard de la Fédération de Russie, à l’égard de notre président”, a-t-il ajouté.

La veille, Joe Biden avait déclaré que le Hamas et Vladimir Putin représentent “des menaces différentes” mais ont en commun de vouloir “complétement anéantir une démocratie voisine” – laissant de côté le fait que l’Ukraine était, jusqu’à ce que la Russie entre sur ton territoire le 24 février 2022, reconnue comme dictature avec rapport du haut commissariat aux Droits Humains qui l’indiquait noir sur blanc jusqu’en janvier 2022 (certains de ces rapports étant toujours disponibles sur le site de l’ HCDH), et que depuis le 24 février 2022, tout parti d’opposition à celui actuellement au pouvoir, tout média n’allant pas dans le sens de Zelensky et son parti, sont toujours tout autant interdits, et les personnes « dissidentes » arrêtées, et même torturées, voire tuées. ”Nous ne pouvons pas et ne laisserons pas des terroristes comme le Hamas et des tyrans comme Putin gagner”, avait ajouté Joseph Biden, lors d’un discours à la nation, au cours duquel il a également appelé à une nouvelle aide états-unienne pour l’Ukraine.

Le Kremlin a également démenti persécuter les ressortissants états-uniens, après l’arrestation d’une journaliste, Alsu Kurmasheva, dont la détention a été prolongée au moins jusqu’au 23 octobre, faisant d’elle la seconde reporter états-unienne détenue en Russie. «Il n’y a en Russie aucune campagne de persécution des citoyens des Etats-Unis. Il y a des ressortissants américains qui violent des lois et contre qui on prend des mesures appropriées», a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, affirmant en outre que la présidence russe ne suit pas le cas de Mme Kurmasheva, arrêtée mercredi.

Didier Maréchal & Christian Estevez

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