UE : Orban conditionne l’aide à l’Ukraine au déblocage de tous les fonds pour la Hongrie

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a réclamé, ce vendredi 15 décembre, que soit versée à son pays « la totalité des fonds » européens, dont des milliards d’euros restent bloqués, avant d’envisager éventuellement de lever son veto à une nouvelle aide en faveur de l’Ukraine. (Source : AFP).

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a réclamé, ce vendredi 15 décembre, que soit versée à son pays « la totalité des fonds » européens, dont des milliards d’euros restent bloqués, avant d’envisager, éventuellement, de lever son veto à une nouvelle aide en faveur de l’Ukraine. « J’ai toujours dit que si on procédait à un amendement du budget de l’UE (…), la Hongrie saisirait l’occasion pour revendiquer clairement ce qu’elle mérite. Pas la moitié, pas un quart, mais la totalité », a déclaré le dirigeant hongrois dans un entretien à la radio d’État.

50 milliards d’euros d’aides bloqués


Viktor Orban a renvoyé l’échéance en février, date d’un prochain sommet extraordinaire. « On devrait alors avoir une meilleure idée de ce qui se passe avec les fonds », a-t-il affirmé. Les dirigeants de l’Union Européenne réunis à Bruxelles ont échoué, dans la nuit de jeudi à vendredi, à convaincre la Hongrie de lever son veto. L’UE avait prévu d’accorder à l’Ukraine une aide de 50 milliards d’euros , 33 milliards de prêts et 17 milliards d’euros de dons, sur quatre ans à compter de l’an prochain.

Cette nouvelle tranche est jugée cruciale à Kiev au moment où un financement états-unien de plus de 60 milliards de dollars reste bloqué au Congrès en raison de réticences d’élus républicains. « Nous voulons être traités de manière équitable, et maintenant nous avons une bonne chance de faire valoir notre point de vue », a estimé Viktor Orban.

Ouverture de négociations d’adhésion à l’Ukraine


La Commission a annoncé, mercredi 13 décembre, le déblocage de quelque 10 milliards d’euros pour la Hongrie. Mais 21 milliards restent gelés par l’UE dans le cadre de différentes procédures, en raison des « manquements à l’État de droit » reprochés à Budapest. Le Premier ministre hongrois a en revanche accepté, jeudi, de ne pas bloquer l’ouverture de négociations d’adhésion à l’Ukraine. Il s’est abstenu et a quitté la salle au moment du vote.

Didier Maréchal

Laisser un commentaire