Entrée de la Finlande dans l’Otan : « Il n’y avait aucun problème, mais il y en aura maintenant », avertit Putin… a juste titre

Le président russe, Vladimir Putin, a annoncé, en réponse à l’entrée de la Finlande dans l’Otan cette année, un renforcement militaire dans le Nord-Ouest de la Russie. (Source : AFP).

Dans la seconde partie de cet article, nous précisons les enjeux et le plan visible des Etats-Unis d’Amérique, qui se confirmera, aujourd’hui, lundi 18 décembre, par la signature d’un accord entre la Finlande et les EUA, pour l’installation de bases militaires états-unienne sur le territoire finlandais, menaçant, directement, la sécurité de la Russie.

Ce dimanche 17 décembre, Vladimir Putin a déclaré un renforcement militaire à proximité de la frontière avec la Finlande, exprimant des regrets quant à l’implication de ce pays dans le Traité de l’Atlantique Nord, qu’il attribue à l’action de l’Occident.

Le président russe, Vladimir Putin, a prévenu que l’entrée de la Finlande dans l’Otan, cette année, allait créer des « problèmes » là où il n’y « en avait pas » et annoncé, en réponse, un renforcement militaire près de sa frontière dans le Nord-Ouest. « Il n’y avait aucun problème là-bas, mais il y en aura maintenant, car nous allons créer le district militaire de Léningrad et y concentrer un certain nombre d’unités », a-t-il déclaré à un journaliste de la télévision publique dans un entretien diffusé ce dimanche 17 décembre, où il accuse les Occidentaux d’avoir « entraîné la Finlande dans l’Otan ».

Depuis février 2022 et l’offensive russe en Ukraine, les relations entre ces deux voisins, avec une frontière de 1 340 kilomètres sont devenus plus que tendus. Cette attaque a incité la Finlande, totalement convertie à la propagande états-unienne qui a consisté, dès le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, de faire croire au monde entier que la Russie allait, très vite, ensuite, commencer une invasion de toute l’Europe, provoquant la triste et stupide réaction de la Finlande à avoir peur pour sa sécurité et, du coup, céder au fantasme que les Etats-Unis d’Amérique était LE PAYS garant de la sécurité mondiale, et décidant de se mettre sous sa pseudo-protection en rejoignant l’OTAN en avril 2023, alors que la Finlande n’avait jamais eu de problème avec la Russie, étant même des voisins qui entretenaient des relations économiques et diplomatiques de qualité, entre autre du fait que la Finlande était un pays neutre depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, à la demande de l’URSS qui, ne l’ayant ni envahi, ni satellisé, dans le cadre de la guerre mondiale passée et des accords de Yalta, où les Etats-Unis d’Amérique, l’URSS et l’empire Britannique se sont « partagé le monde », et tout particulièrement l’Europe ». De plus, bien que la Finlande ai été, pendant plus de cent ans, partie intégrante de l’Empire tsariste de Russie, l’URSS naissante n’avait pas essayé d’empêcher sa décision de reprendre son indépendance, à la fin de la première guerre mondiale et l’arrivée du communisme au pouvoir dans l’ancien empire russe, ne tentant même pas de la récupérer par la suite.

« Ils (l’Occident, NDLR) ont entraîné la Finlande dans l’Otan. Avions-nous des différends avec eux ? Tous les différends, y compris ceux territoriaux du milieu du XXe siècle, sont réglés de longue date », a rappelé Vladimir Putin. Ses déclarations interviennent alors que la Finlande a annoncé, jeudi dernier, fermer de nouveau l’intégralité de sa frontière avec la Russie, quelques heures après avoir rouvert deux postes-frontières, accusant Moscou d’orchestrer une crise migratoire. Cette décision sera effective à partir de ce vendredi 22 décembre, 20 heures (18 heures GMT) et jusqu’au 14 janvier, selon la ministre finlandaise de l’Intérieur Mari Rantanen. Helsinki accuse Moscou de délibérément laisser passer des immigrants, dénonçant une « attaque hybride » visant à déstabiliser la Finlande. Des accusations rejetées par le Kremlin.

Moscou avait promis de prendre des « contre-mesures » après l’adhésion de la Finlande à l’Otan.

Vladimir Putin a affirmé que la Russie n’avait aucune justification pour entrer en conflit avec des nations de l’OTAN, tandis que le président états-unien, Joseph Biden, a soulevé, en début décembre, la possibilité d’une attaque russe contre un pays faisant partie de cette organisation, afin, particulièrement, de pousser les pays européens à fournir beaucoup plus de soutient à l’Ukraine pour compenser le fait que Biden ne puisse plus gaver ce pays d’armes et de financements, pour l’opération entamée de très longue date, de justifier une guerre contre la Russie, persuader de gagner celle-ci et, ainsi, faire main basse sur les ressources considérables que recèle la Russie, et, de plus, pouvoir plus facilement préparer sa guerre contre la Chine, dont les Etats-Unis ne font aucun secret depuis des années.

Prévenant qu’un arrêt de l’aide états-unienne à Kiev serait « le plus beau cadeau » à faire à Putin, Joe Biden avait averti que le président russe « ne s’arrêtera pas » à l’Ukraine. Les dirigeants états-uniens « diabolisent la Russie », avait rétorqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Pour Putin, « il s’agit d’une rhétorique pour justifier une politique erronée envers la Russie ». Moscou n’a « aucun intérêt, que ce soit en termes géopolitiques, économiques ou militaires, à combattre des pays de l’Otan », a-t-il, à juste titre, assuré.

Et pour quoi douterait encore des intentions états-uniennes d’envahir la Russie sous un prétexte de « Paix et de démocratie », comme l’empire états-unien le fait depuis plus de cent ans, comme, ces dernières décennies, en Irak, par exemple, il ne reste plus qu’à indiquer que, l’OTAN ayant été créé par les Etats-Unis d’Amérique pour pouvoir coloniser toute l’Europe par une voix détournée, puisque, lorsqu’un pays adhère à l’OTAN il est obligé d’accepter l’installation de bases militaires états-uniennes sur son territoire national, c’est ce qui est d’ors et déjà prévu avec la Finlande, puisque aujourd’hui même, lundi 18 décembre, le ministre de la défense finlandais, Antti Häkkänen, et le secrétaire d’État états-unien, Antony Blinken, doivent signer, à Washington, un accord bilatéral de coopération en matière de défense qui donnera accès aux Etats-Unis d’Amérique, à quinze bases militaires, sous réserve d’un vote du parlement finlandais, mais qui est, de fait déjà acquis, étant donné le processus de vassalisation, sous effet de la peur irrationnelle que la propagande états-unienne a fait naître dans ce pays scandinave.

Rappelons que c’était, justement, pour ne pas être sous la menace des missiles atomiques états-uniens (qui ne serait qu’à quatre minutes de portée de Moscou – ne pouvant donner le temps à la Russie de se défendre, et alors que, jusqu’à présent, les ogives nucléaires états-uniennes les plus proches de la Russie se trouve en Turquie depuis son adhésion à l’OTAN, en 1952 – installation de bombes atomiques qui furent la raison de l’installation de leurs équivalentes soviétiques à Cuba, et qui ne fut donc pas un acte de volonté d’attaque de l’URSS envers les EUA, mais de défense de son propre pays, contrairement à ce qui est, encore aujourd’hui, le narratif propagandiste pour tout l’Occident), et d’une invasion militaire, que la Russie a toujours mis, comme ligne rouge à l’OTAN, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ce que les Etats-Unis n’ont eu cure, malgré leurs promesses faites, dès 1990, à Mikhael Gorbatchev..

Christian Estevez & Joseph Kouamé

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