Le Niger suspendu des instances de l’Organisation internationale de la francophonie

Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) a suspendu le Niger des Instances de la Francophonie à la suite du coup d’État perpétré le 26 juillet 2023 par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a annoncé, mercredi, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). (Source : AFP).

En plus d’avoir suspendu le Niger, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a demandé la libération immédiate et inconditionnelle du président Mohamed Bazoum ainsi que de sa famille, qui sont toujours retenus depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a annoncé, ce mercredi 20 décembre, la suspension du Niger, où un régime militaire a renversé, le 26 juillet dernier, le président élu Mohamed Bazoum.

Le conseil permanent de l’OIF, réuni mardi 19 décembre en session extraordinaire par visioconférence, « a prononcé la suspension de la République du Niger » avec effet immédiat, à l’exception des programmes « bénéficiant directement aux populations civiles et ceux concourant au rétablissement de la démocratie », selon un communiqué envoyé mercredi à l’AFP.

L’OIF a également appelé à la « libération immédiate et sans conditions du président Mohamed Bazoum » et de sa famille, toujours séquestrés dans sa résidence présidentielle avec sa femme Haziza et leur fils Salem. L’organisation a par ailleurs exigé le « rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et de la démocratie au Niger » et a appelé les autorités de transition à établir « un chronogramme de sortie de transition avec une durée limitée dans le temps ».

Basée à Paris, l’OIF compte 88 Etats et gouvernements avec pour mission de promouvoir la « langue française et la diversité culturelle et linguistique », « la paix, la démocratie et les droits de l’Homme », ou encore « d’appuyer l’éducation ».

Mi-décembre, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont le Niger fait partie, avait ordonné au nouveau pouvoir nigérien « la mise en liberté immédiate et sans condition » de M. Bazoum et de sa famille.

La Cedeao avait toutefois reconnu quelques jours plus tôt, pour la première fois, que Mohamed Bazoum a « été effectivement renversé par un coup d’Etat militaire ». Si elle avait annoncé la suspension du Niger de ses « organes de décision » jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays, elle avait dans la foulée repris langue avec le pouvoir militaire à Niamey.

Joseph Kouamé

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