Bientôt, le président algérien devrait effectuer une visite d’État en France, mais son ministre des Affaires étrangères a énuméré les conditions à remplir avant qu’Abdelmadjid Tebboune ne foule le sol français. Cinq sujets, plus ou moins délicats, ont été mentionnés.
La visite du chef d’État algérien en France, plusieurs fois repoussée, fait «toujours l’objet de préparatifs » a déclaré le ministre des affaires algériens dans un entretien accordé en milieu de semaine à la chaîne qatarienne « Al Jazeera ». « En toute sincérité, les conditions de cette visite ne sont pas idoines », a-t-il affirmé.
Il a ensuite énuméré les dossiers prioritaires que sont : la mémoire, la mobilité, la coopération économique, les essais nucléaires français dans le Sahara algérien, la restitution de l’épée ainsi que le burnous de l’émir Abdelkader.
« Nous ne sommes pas parvenus à des accords sur cinq grands et lourds dossiers. Mais nous continuons à travailler dessus », a réitéré le ministre en soulignant que les visites entre les responsables des deux pays se poursuivent pour préparer cette visite d’État.
« Pas une visite touristique »
Début août dernier, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait déclaré que sa visite d’État en France était « toujours maintenue » mais dépendait « du programme » de l’Élysée, précisant qu’une « visite d’État a des conditions » et « n’est pas une visite touristique » .
La visite, programmée d’abord début mai de cette année, avait été reportée à juin, les Algériens craignant qu’elle ne soit gâchée par les manifestations du 1er mai contre la très contestée réforme des retraites en France, selon des sources concordantes.
Cette visite devait consacrer l’embellie entre les deux pays après de nombreuses crises diplomatiques.
Joseph Kouamé