Dolmen de Menga : révélation d’un des exploits remarquables dans le domaine de l’ingénierie pendant l’ère néolithique

Récemment étudié, le Dolmen de Menga, un site mégalithique en Espagne, met en lumière l’ingénierie avancée caractéristique de l’époque néolithique. Les analyses dévoilent les origines des pierres massives utilisées ainsi que les méthodes complexes de transport mises en œuvre.

La période préhistorique demeure fascinante mais énigmatique, ne laissant que des vestiges et des fossiles pour éclairer nos connaissances. Comment nos ancêtres ont-ils vécu ? Avec l’absence de documents écrits, saisir ces informations s’avère complexe. Cependant, une découverte pourrait tout changer.


Le Dolmen de Menga, un monument mégalithique vieux d’environ 5 700 ans et inscrit au patrimoine de l’Unesco depuis 2016, situé près d’Antequera en Espagne, a été minutieusement étudié. Selon « Sciences et Avenir », cette analyse a révélé des prouesses en ingénierie remarquables.

Ce dolmen, une tombe comportant une chambre sépulcrale destinée à accueillir plusieurs sépultures, est constitué de plusieurs pierres massives. Avec une structure pesant environ 150 tonnes, c’était le monument préhistorique le plus lourd à l’époque de sa construction, aux alentours de 3 800 à 3 600 avant l’ère commune. La plupart de ces pierres sont des calcarenites, un type de grès formé par la consolidation de sables calcaires, reconnues pour leur porosité et leur fragilité. Le défi majeur pour nos ancêtres résidait donc dans la manière de déplacer ces énormes pierres sans les endommager afin de mener à bien la construction. La réalisation finale de ce projet témoigne incontestablement d’un remarquable exploit d’ingénierie.

Une analyse approfondie des pierres a révélé leur origine, provenant des carrières de « Cerro de la Cruz », situées à environ un kilomètre du site du dolmen. Il est très probable que nos ancêtres ingénieux aient utilisé des rampes, des traîneaux et des cordes solides pour faciliter le déplacement de ces blocs massifs.

Cependant, ce n’est pas la seule réalisation remarquable des bâtisseurs. En raison de la nature poreuse de la roche, ils ont réussi à canaliser l’eau de pluie et l’humidité. Les pierres ont été inclinées de manière stratégique, peut-être accompagnées de systèmes de drainage rudimentaires, afin de résister aux caprices météorologiques.

Une preuve flagrante de plus que l’intelligence permettant des exploits techniques n’est pas le propre de « l’homme moderne ».

Angèle Reiner

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