France : Qu’est-ce qui explique la prévision d’une hausse des températures à partir de dimanche 21 janvier ?

Après une période de froid intense dans plusieurs parties du globe (jusqu’à -45 au Canada et en Scandinavie, par exemple), la France, qui a connu une période de grand froid moins intense mais très forte tout de même, s’apprête à voir les températures remonter dès ce dimanche 21 janvier, avec une généralisation prévue la semaine prochaine, supérieure à ce que prévoit la saison.

Le thermomètre devrait grimper dès ce dimanche.

Après une période prolongée de froid, surtout dans la moitié Nord de la France, les températures vont connaître une nette hausse à partir du dimanche 21 janvier, en raison de l’arrivée d’une perturbation venant de l’océan Atlantique. La semaine à venir promet d’être exceptionnellement douce dans l’Hexagone.

« La masse d’air froid actuellement présente sur le tiers Nord de la France va d’abord être bloquée par des conditions anticycloniques, avant l’arrivée, par la Bretagne, d’une perturbation qui va amorcer un redoux par le Nord-Ouest », explique Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France. Cette perturbation, en provenance de l’océan Atlantique « où la masse d’air est beaucoup plus douce que sur le continent », va se traduire par une hausse des températures de l’ordre de 10 à 15°C, selon les prévisions de Météo-France. En quelques jours, on passera de températures négatives par endroits à des températures supérieures à 10°C, à partir de lundi.

La journée la plus clémente de ce redoux est prévue mercredi 24 janvier. Météo-France anticipe une moyenne nationale de 12°C, basée sur les relevés quotidiens de 30 stations météorologiques à travers le pays, soit cinq degrés au-dessus des normales saisonnières. Des pics de 14°C à Lille, 15°C à Paris, et même 19°C à Marseille et dans le Sud de manière générale sont envisagés, épargnés en fin d’épisode de froid par la dépression Irène et son air doux. Les températures devraient légèrement diminuer à partir de jeudi.

Ces fluctuations de températures, bien que saisissantes, demeurent ponctuelles et conformes à la normale. Elles n’altèrent pas la tendance générale : les impacts du réchauffement climatique, attribuables aux activités humaines, se manifestent de plus en plus en France et dans le monde. Les températures moyennes sont à la hausse, et selon Météo-France, 2023 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée en France, après 2022.

« Avec un climat qui se réchauffe, les épisodes hivernaux avec de la neige, du froid et du verglas sont de moins en moins fréquents », précise Tristan Amm. Le prévisionniste rappelle que la dernière vague de froid enregistrée par Météo-France remonte à 2018. En revanche, les hivers sont amenés à être de plus en plus doux.

Cependant, comme nous l’avons déjà indiqué dans l’un de nos articles, il y a quelques mois, certaines parties de la planète connaissent, dans le même temps, leur record historique de froid, comme en Antarctique, mais aussi en Amérique du Nord – particulièrement au Canada, ou les températures atteignaient les -45 degrés, tout comme en Scandinavie, avec des températures équivalentes, où encore les pays Baltes (-25° C en Estonie).

Il est donc plus correct, avec une telle disparité des températures sur l’ensemble du globe, de parler de « dérèglement » et de « déséquilibre » climatique que, simplement, de « réchauffement climatique », sans en nier la réalité sur les parties de la Terre concernées.

Bruno Mariotti

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