Guerre Russie-Ukraine : Zelensky énumérant une liste de régions de Russie « historiquement » peuplées d’Ukrainiens – première phase à une invasion de la Russie?

Le président ukrainien a plaidé en faveur du respect des droits des citoyens d’origine ukrainienne résidant en Russie, particulièrement dans cinq régions proches de la frontière. Moscou a immédiatement réagi en condamnant les « prétentions territoriales » de Kiev, d’autant que Volodymyr Zelensky n’a fait, là, que de la réécriture de l’Histoire réelle, comme nous l’expliquons et démontrons dans cet article.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a énuméré, dans un décret de ce 22 janvier, les régions de Russie qu’il estime être « historiquement » habitées par des Ukrainiens, appelant au respect de leurs droits. Ce texte a suscité la colère de Moscou. Le document, publié par la présidence ukrainienne, liste les régions de Krasnodar, Rostov, Belgorod, Briansk, Voronej et Koursk, toutes situées à proximité de l’Ukraine.

Le décret accuse la Russie d’y avoir commis et d’y commettre « des actions destinées à détruire l’identité nationale et à opprimer les Ukrainiens, violant leurs droits et libertés ». Le document appelle le gouvernement ukrainien à élaborer un « plan d’action pour préserver l’identité nationale des Ukrainiens au sein de la fédération de Russie, y compris dans les régions qu’ils habitent historiquement ». Il doit aussi recenser les « crimes commis contre les Ukrainiens y vivant ou y ayant vécu », selon le décret qui dénonce la russification forcée, la répression politique et la déportation d’Ukrainiens.

Zelensky réécrit l’Histoire pour justifier une annexion du Sud de la Russie.

Beaucoup d’habitants des territoires russes frontaliers avec l’Ukraine sont en effet d’origine ukrainienne, mais non pas de la même origine que les ukrainiens de l’actuelle Ukraine..

Historiquement, l’actuelle Ukraine est le berceau des « Rus », des vikings qui ont quitté la Scandinavie pour s’installer dans cette terre presque totalement inhabitée, y arrivant par bateaux à rames (« Rus » signifiant, dans la langue originelle « rameur »). Ces « Rus » ont fait de ce qui est Kiev à présent, leur capitale. On peut donc dire qu’ils étaient « ukrainiens », puisqu’ils habitaient l’actuelle Ukraine. Sauf que ce peuple « ukrainien » n’est ni plus ni moins que le peuple russe actuel, d’une « Russie » qui s’était étendue à l’actuelle Russie, ainsi que l’actuelle Biélorussie. La population de toute cette « Russie » était donc bien « Russe par son identité ethnique originelle et une partie d’entre elle était « ukrainienne », simplement du fait de vivre dans cette partie de « Russie » qui s’appelle, depuis la fin du XIXè siècle, l’Ukraine (autrement appelée, « petite Russie », pour la différencier de la « grande Russie » qu’est l’actuelle Russie ayant Moscou comme capitale et la « Russie Blanche », devenue « Biélorussie » – et non pas un « terme tsariste » comme l’affirment certains médias actuellement, pour satisfaire à la propagande voulant faire faire, de façon subconsciente, dans l’esprit des gens, l’amalgame entre l’empire tsariste et l’affirmation totalement propagandiste occidentale, de Vladimir Putin, de recréer un empire russe du type de celui de l’époque des tsars).

La différence qu’il y a entre les ukrainiens et les russes n’existe que depuis que le « double empire » qu’était celui de Pologne-Lituanie, a annexé ce qu’est l’actuelle Ukraine, faisant de cette population une nouvelle nation, avec un plus grand mélange d’origines – en très grande partie cosaque -, et des orthodoxes pratiquant de façon « chrétienne » leur religion, sous l’influence de la domination de l’ultra catholique Pologne.

En laissant de côté, ici, la partie de l’Histoire concernant l’invasion ottomane (actuel peuple turc), nous en venons a l’Ukraine de l’époque de la domination tsariste puis soviétique, provoquant des frontières mouvantes et de déportations de l’époque stalinienne et qui fait que, à l’heure actuelle, oui, il y a des ukrainiens de même origine ethnique que ceux de l’actuelle Ukraine, mais ne faisant, en rien, que les régions du Sud de la Russie où ils résident soient « historiquement ukrainiennes » dans le sens ethnique moderne, comme veut l’affirmer Volodymyr Zelensky.

Voilà pourquoi, par contre, Le président russe, Vladimir Putin, a nié à de nombreuses reprises l’existence d’une nation ukrainienne, estimant que les Ukrainiens appartenaient au monde russe et que leur identité était artificielle.

Tout cela, il est évident que Volodymyr Zelensky le sait, d’autant qu’il est lui-même, non pas ukrainien de l’ethnie qui est née de l’invasion polonaise, mais russophone. En fait, si Zelensky a fait cette liste et cette déclaration, c’est très clairement pour pouvoir s’autoriser, avec le soutien de l’Occident – donc, des Etats-Unis d’Amérique avec approbation obligatoire de ses chiens de gardes vassaux que sont les pays européens otaniens, ceux souhaitant le devenir et la Grande-Bretagne qui est devenue la province indépendante des EUA après en avoir été le propriétaire – à envahir ces territoires russes en n’ayant pas à subir le rappel à l’ordre qui interdit la violation d’un territoire souverain. En disant, dès à présent, telle et telles autres régions de l’actuelle Russie sont, en réalité, des territoires ukrainiens, Zelensky pourra violer les frontières de la Fédération de Russie, avec la bénédiction de l’Occident, puisqu’il ne ferait que « libérer » des régions qui soi-disant ukrainiennes, colonisées par la Russie. Volodymyr Zelensky sait qu’il peut d’autant plus se permettre une telle offensive militaire que la fameuse « ligne rouge » que l’Occident fixait pour son aide à l’Ukraine est passée de « pas d’armes pour attaquer – particulièrement des avions de chasses et des missiles pouvant atteindre le territoire russe », à… Et bien, en fait, à « rien du tout », puisque, depuis des mois, l’Ukraine bombarde et balance missiles et drones « kamikazes » sur la Russie et que les pays occidentaux ont fini par lui livrer des avions de chasse de type F-16, particulièrement depuis que la fameuse « contre-offensive ukrainienne » a lamentablement – et fort logiquement – échouée et que la Russie est sur le point de remporter sa guerre face à l’Ukraine de façon définitive… Ce que les Etats-Unis ne peuvent accepter, eux qui ont envoyé le peuple ukrainien à la boucherie dans sa guerre par proxy, plutôt que d’affronter directement la Russie pour l’envahir, comme elle s’en est fixé l’objectif depuis 1917 – et même tenté à plusieurs reprises, dont lors de la débâcle de l’Allemagne du III Reich, mais préférant y sursoir, alors, car constatant que l’armée soviétique était bien plus forte qu’elle, puisque c’est l’URSS qui a remporté la guerre contre l’Allemagne nazie et non pas les « alliés occidentaux », comme la propagande l’a fait inscrire dans les livres d’Histoire des petites européens et petits nord-américains.

C’est pour cela que, à juste titre, l’ex-président de la Fédération de Russie et actuel numéro 2 du Conseil de sécurité russe, Dimitri Medvedev, a dénoncé, ce même jour – lundi 22 janvier 2024 -, le décret de Volodymyr Zelensky, l’accusant d’avoir des « prétentions territoriales » et le traitant de toxicomane. « Il n’y a rien à commenter, étant donné que les Ukrainiens sont en fait des Russes et la petite Russie ) est une partie de la Russie », a-t-il écrit sur le réseau « Telegram ».

Christian Estevez & Didier Maréchal

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