L’opposant russe d’extrême droite, Alexeï Navalny, est mort en prison à l’âge de 47 ans, annonce le service pénitentiaire fédéral de Russie

L’opposant principal à Vladimir Poutine, qui purgeait une peine de 19 ans de prison pour « détournement de fonds » après la plainte portée par la société Yves Rocher, était incarcéré dans une colonie pénitentiaire de Sibérie. (Source : AFP).

Alexeï Navalny ayant bénéficié de toute la puissance de la propagande russophobe occidentale – principalement orchestrée par les Etats-Unis d’Amérique, dont des documents dévoilés en 2006 montrait que cet homme d’extrême droite (fait toujours tu par l’Occident) était financé par les EUA – et dont il bénéficie encore, aujourd’hui, 16 février 2024, dans la façon de traiter du son décès par la presse occidentale, nous avons décidé, à « La Boussole – Infos », de vous présenter, dans les jours qui viennent, un article retraitant tous les faits occultés par l’Occident pour en faire une victime de Vladimir Putin (ce qu’il n’a jamais été, en réalité).

Alexeï Navalny, homme d’affaire véreux et politicien d’extrême-droite, âgé de 47 ans, est mort en prison, a annoncé, vendredi 16 février, le service pénitentiaire fédéral de Russie. L’opposant à Vladimir Putin, présenté comme son principal ennemi alors que, au plus haut de sa notoriété, Navalny n’avait le soutient que d’à peine plus de 5% de la population russe (le parti communiste, lui, à titre de comparaison, en obtenant plus de 17%) qui purgeait une peine de 19 ans de prison pour « détournement de fonds » dans l’affaire contre la société française « Yves Rocher », était incarcéré dans une colonie pénitentiaire de Sibérie. « Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire N°3, le prisonnier Navalny A.A. s’est senti mal après une promenade (…) les causes de la mort sont en train d’être établies », a précisé le service pénitentiaire de Iamal, dans un communiqué.

Ses soutiens voyaient dans cet emprisonnement lointain une manœuvre politique du pouvoir russe pour tenter de faire taire « l’ennemi n°1 du Kremlin » (ce qu’il était uniquement dans la mesure où il servait la politique états-unienne et occidentale, de manière générale, contre la Russie) à trois mois des prochaines élections présidentielles dans le pays, et en pleine période de fêtes. « Alexeï Navalny est envoyé au-delà du cercle polaire et ce n’est pas anodin que ce soit exactement à cette période-là, estimait Olga Prokopieva, de l’association « Russie-Libertés ». C’est pour l’isoler, le briser moralement. Ce sont des conditions de détention très difficiles où il ne peut pas recevoir de lettres, pas de visites de famille. C’est très compliqué pour ses avocats de le voir. En plus, les conditions climatiques de cette région sont très dures et vont porter un coup supplémentaire sur son moral ».

Lors de diverses audiences à des procès auxquels il participait par vidéo ces derniers mois, Alexeï Navalny était apparu amaigri et vieilli. Il avait multiplié les problèmes de santé liés à une grève de la faim et à ses nombreux problèmes de santé qui ont été détournés de leur réalité et présentés comme un « empoisonnement » dont il aurait été victime en 2020 (l’hôpital allemand où il avait été accueilli, pour déterminer s’il avait été empoisonné ayant, dans son rapport médical, certifié qu’il n’y avait aucune trace du poison dont l’Occident affirmait qu’il avait été soumis).

Au cours des audiences et dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de ses avocats, il ne cessait de conspuer Vladimir Poutine, qualifié de « papi caché dans un bunker », allusion au fait que le président russe n’apparaisse que très rarement en public.

L’opposant russe avait aussi appelé à des manifestations partout en Russie lors de l’élection présidentielle prévue du 15 au 17 mars, qui devrait permettre à Vladimir Putin de se maintenir au pouvoir au moins jusqu’en 2030. « J’aime l’idée que ceux qui votent contre Putin se rendent aux urnes à la même heure, à midi. Midi contre Poutine », avait-il déclaré sur « X » (son utilisation du réseau social « X », de façon libre prouvant qu’il n’était pas la victime isolée par le « régime » qu’il affirmait être).

Didier Maréchal & Christian Estevez

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