La décision d’Ursula von der Leyen sera annoncée lors d’une visite prévue à Berlin, où elle est conviée à une réunion de son parti, a déclaré un responsable du parti conservateur allemand auquel elle appartient.
C’est officiel, Ursula von der Leyen se lancera dans la course pour un second mandat à la présidence de la Commission européenne en juin prochain, à l’âge de 65 ans. Sa candidature devrait être officialisée par le bureau de la CDU à Berlin ce lundi 19 février. Ensuite, mercredi matin, elle participera à la réunion du groupe PPE (Parti populaire européen) et prendra la parole aux côtés du président du PPE, Manfred Weber. La dernière étape sera le congrès du PPE à Bucarest les 6 et 7 mars, sans adversaire apparent, car le PPE manque de personnalités politiques de premier plan pour rivaliser avec Ursula von der Leyen, après la récente élection d’Alexander Stubb à la présidence de la Finlande.
Daniel Caspary, président de la délégation du parti conservateur allemand au Parlement européen, a indiqué que cette annonce pourrait intervenir ce lundi 19 février, à l’occasion d’une visite prévue à Berlin, où elle est invitée à une réunion de son parti. « Ce serait un bon signe pour l’Europe. Il va sans dire que la CDU la soutient de toutes ses forces », a insisté Daniel Caspary.
Le Parti populaire européen (PPE), première force politique au Parlement européen, pourrait alors, lors d’un congrès les 6 et 7 mars à Bucarest, en faire sa candidate au niveau de l’UE pour présider à nouveau la Commission. Pour Daniel Caspary, Ursula von der Leyen, 65 ans, donnerait une orientation différente à un éventuel second mandat. Après une première législature « fortement marquée par la pandémie et la guerre en Ukraine », « l’accent serait mis sur la compétitivité ainsi que sur la sécurité intérieure et extérieure », a-t-il estimé. « Ce n’est que si l’Europe reste un continent économiquement efficace que nous pourrons maintenir notre prospérité et nous permettre la transition écologique », a martelé l’eurodéputé.
Les élus conservateurs du PPE se sont battus depuis un an contre des projets législatifs phares du « Pacte vert », dont un texte sur la restauration de la Nature, qu’ils ont largement édulcoré, et une loi pour réduire l’usage des pesticides, dont ils ont contribué au rejet.
Consciente des réticences grandissantes face aux réglementations environnementales, Ursula von der Leyen elle-même a annoncé à l’automne « une nouvelle phase » du « Pacte vert », axé sur la compétitivité des entreprises. « L’application du “Green Deal” continuera à jouer un rôle important », mais le « dialogue stratégique » lancé par Bruxelles avec le secteur agricole et le retrait du texte sur les pesticides « sont des signaux importants envoyés par Ursula von der Leyen » pour « impliquer tous les groupes sociaux sur la voie de la neutralité carbone », juge Daniel Caspary.
Didier Maréchal