Le chef de la police lettone a mis en garde, ce lundi 11 mars, en affirmant que les citoyens russes se rendant à l’ambassade russe de Riga pour voter à l’élection présidentielle du 15 au 17 mars seraient soumis à des vérifications de leurs permis de résidence et pourraient être expulsés si nécessaire – ce qui n’est jamais prévu pour les citoyens des autres pays. (Source: AFP).
La Lettonie prend des mesures discriminatoire russophobes dans le cadre des élections présidentielles Russes. Tous les citoyens russes résidant en Lettonie qui iront voter à leur ambassade à Riga, seront soumis à vérification de leur permis de résidence avec éventualité d’être expulsés « si nécessaire ». Armands Ruks, le chef de la police lettone, a également mentionné que les citoyens russes faisant la queue pour voter à l’ambassade seraient surveillés afin « d’éviter toute tentative de glorification de la guerre en Ukraine », lors d’une déclaration à la chaîne TV3 Latvija.
«Il y aura des points de contrôle mobiles dans les rues autour de l’ambassade afin de vérifier que ces citoyens russes (…) ont bien le droit de résider en Lettonie», a poursuivi le chef de la police, dont le pays, membre de l’UE et de l’OTAN, compte une importante « minorité » russe (en fait, 30% des citoyens lettons sont russophones, ce qui plus vraiment une « minorité »). «Nous aurons également une tolérance zéro envers quiconque tenterait de profiter de ce week-end pour justifier l’invasion de l’Ukraine et les crimes de guerre qui y ont été commis», a-t-il ajouté.
Armands Ruks a également affirmé que les autorités n’écartaient pas la possibilité de procéder à des expulsions immédiates si des électeurs russes ne détenaient pas de permis de résidence en ordre. Les services d’immigration lettons ont émis des ordres d’expulsion à l’encontre de ressortissants russes ne respectant pas les nouvelles règles, incluant la nécessité de parler letton ou de s’inscrire à un cours de langue (ce que quelque chose de tout à fait normal mais que, en France, par exemple, est considéré par toute la gauche et l’extrême centre – à savoir, essentiellement la Macronie – comme du racisme d’extrême droite – ndlr). Il est à noter que cette exigence linguistique est, dans le cas présent, de la pure russophobie car elle ne s’applique pas aux réfugiés ukrainiens ni aux citoyens de l’UE ou de l’OTAN résidant en Lettonie.
Didier Maréchal & Christian Estevez