Les États-Unis d’Amérique dénoncent « le silence » mondial sur la guerre au Soudan

À l’approche d’une conférence humanitaire internationale sur le Soudan et ses pays voisins prévue pour lundi 15 avril à Paris, les États-Unis d’Amérique ont exhorté la communauté internationale à intensifier ses efforts en faveur du Soudan.

Jeudi dernier (11 avril) , les États-Unis d’Amérique ont critiqué « le silence » de la communauté internationale face à la situation critique au Soudan, et ont exprimé leur espoir de fixer rapidement une date pour la reprise des pourparlers, à quelques jours de la date anniversaire du début du conflit.

« Alors que les populations s’acheminent vers la famine, que le choléra et la rougeole se propagent, que la violence continue de faire d’innombrables victimes, le monde est resté largement silencieux et cela doit changer », a déclaré à la presse l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield. « La communauté internationale doit donner plus, elle doit faire plus et elle doit se préoccuper davantage de la situation », a-t-elle ajouté en soulignant, par exemple, qu’à ce jour « à peine 5% de l’appel humanitaire des Nations Unies pour le Soudan a été satisfait ».

Le conflit au Soudan a débuté le 15 avril 2023 entre l’armée, sous le commandement du général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de Soutien Rapide (FSR), dirigées par son ex-adjoint le général Mohamed Hamdane Daglo.

La guerre a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 8,5 millions de personnes, selon l’ONU. Elle a aussi largement détruit les infrastructures déjà précaires du pays, poussé au bord de la famine.

La diplomate états-unienne a assuré que les Etats-Unis d’Amérique annonceraient « prochainement » une augmentation significative de leur contribution financière.

Une conférence à Paris lundi 15 avril

Une conférence humanitaire internationale pour le Soudan et ses voisins se tiendra lundi 15 avril prochain à Paris. Coorganisée par la France, l’Allemagne et l’Union Européenne, elle vise à combler le déficit de financement pour faire face à la crise soudanaise.

L’émissaire états-unien pour le Soudan, Tom Perriello, a pour sa part évoqué un sentiment « d’urgence » pour la reprise des pourparlers entre l’armée soudanaise et les paramilitaires, se félicitant que l’Arabie Saoudite se soit à nouveau engagée à les accueillir.

Joseph Kouamé

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