En ce 8 mai 2024, l’immense majorité des populations d’Europe célèbrent le débarquement des « troupes alliées » sur les plages de Normandie, présenté comme le début de la libération du joug allemand du III Reich hitlérien.
Sauf que seule la propagande construite au fil des décennies et l’absence de recul ainsi que de connaissance des faits historiques politiques qui veulent présenter ce jour comme glorieux, particulièrement des Etats-Unis grand héros du « Monde Libre » est totalement fausse – pas pour rien que le Général De Gaulle lui-même a toujours refusé d’assister à la moindre de ces commémorations de « libération par les Etats-Unis d’Amérique » de la France et de l’Europe.
Au fil du temps, nous présenterons toutes les grandes lignes de ce qui fut, en réalité, une invasion des Etats-Unis d’Amérique de la France et de l’Europe de l’Ouest (l’intention initiale des EUA d’aller jusqu’à Moscou pour s’emparer de la Russie ayant vite été suspendue du fait de la trop grande force de l’armée soviétique).
Et, pour ce premier volet de notre série sur le rétablissement de la réalité historique, nous nous concentrerons sur les nombreux viols commis par les soldats états-uniens sur les femmes et jeunes filles françaises, victimes qui ont du garder le silence presque toute leur vie tant la propagande de « l’Amérique libératrice et salvatrice » avait bien lavé les cerveaux, rendant ces témoignages sur cette réalité inaudibles (bien que, personnellement, ce fut par une émission de télévision à la fin des années 1980, diffusée tard le soir, que nous l’apprîmes et qui nous conduisit à nous instruire plus profondément de ce sujet).
8 mai 1944, après que plus de 60 000 civils français furent tués dans les bombardement des « alliées », la tentative des EUA de faire de la France, de la Belgique et de l’Allemagne des provinces états-uniennes, par l’établissement de l’AMGOT (Gouvernement Militaire Allié des Territoires Occupés, en français – qui était un gouvernement militaire d’occupation constitué par des officiers américano-britanniques chargés d’administrer les territoires libérés à la fin de la Seconde Guerre mondiale) commence par ce célèbre débarquement des Etats-Unis et de deux pays qui leur étaient déjà soumis politiquement, à savoir la Grande-Bretagne et le Canada, dont le nom de code fut « Overlord », signifiant « Suzerain » en anglais, puisque le but pour les Etats-Unis d’Amérique n’était pas de « libérer » l’Europe du III Reich allemand, mais de prendre sa place, devenant le suzerain des états européens qui, de fait, ne devaient n’être plus, qu’à partir de là, que des provinces vassales des EUA.
Les soldats états-uniens se sachant, de fait, intouchables, une fois débarqués ils n’hésiteront pas à pratiquer le viol sur les femmes et jeunes filles européennes, à commencer par les françaises, du fait que ce débarquement se déroule en Normandie, dans le Nord de la France – mais tout comme ils le firent sur les italiennes lors de leur débarquement en Sicile et Sud continental de l’Italie, en juillet 1943 (mais que cette même armée états-unienne a toujours pratiqué là où elle s’est installée, soit disant pour y faire régner la paix et la démocratie, que ce soit au Japon – ou le viol d’une fillette de 12 ans par trois « marines », encore en 2017, en Corée du Sud, en Irak, Afghanistan, Somalie, et tant d’autres, y compris en Chine avant que ce pays ne devienne communiste).
Mais, à présent, alors que ces crimes commis par les « G.I. » états-uniens se sont déroulés il y a quatre-vingt ans, les témoignages de victimes et/ou enfants de victimes de ces viols apparaissent enfin en plus grand nombre auprès de la population française et mondiale, ainsi que les interventions des historiens qui se sont consacrés exclusivement à ce pan de l’Histoire (y compris aux Etats-Unis d’Amérique) qui reste un tabou tant la propagande pro états-unienne a réussi à s’imposer comme version officielle.
Après la « libération », 152 soldats états-uniens seront jugés pour le viol de femmes françaises, un nombre largement sous-estimé selon les spécialistes. Maintenant, 80 ans après, la parole se libère. Pendant ces huit décennies, Aimée Dupré a gardé le silence sur le viol de sa mère en 1944 en Bretagne. Mais à l’approche des célébrations du Débarquement des troupes alliées en France, elle a décidé de ne plus se taire et s’est confié, il y a quelques jours, à nos confrères : le viol a été commis par deux soldats des Etats-Unis d’Amérique, un acte considéré comme un « fait de guerre ».
Cette lettre, elle la garde « pour ne rien oublier ». À 99 ans, alors que la France commémore les 80 ans du Débarquement en Normandie, Aimée Dupré est plus déterminée que jamais à dénoncer le viol perpétré par des soldats états-uniens sur sa mère.
En 1944, l’arrivée de 156 000 soldats états-uniens, britanniques, canadiens et de 177 soldats français sur les plages de Normandie redonne espoir à la France. Dans son petit village breton de Montours (Ille-et-Vilaine), Aimée, âgée de 19 ans à l’époque, se réjouit avec ses voisins de l’arrivée de ces « libérateurs », annonciateurs de la fin de l’occupation allemande. Cependant, le soir du 10 août, deux soldats états-uniens pénètrent dans la ferme familiale. « Ils avaient bu dans les environs où malheureusement on leur avait offert de l’eau-de-vie. Ils sont revenus une heure plus tard, complètement hors d’eux », raconte-t-elle, lisant la lettre laissée par sa mère.
« Comme mon mari avait essayé de les empêcher d’entrer car ils demandaient ‘madame’, on lui a tiré deux balles dont l’une a percé le béret dont il était coiffé », lit encore Aimée Dupré. « Ils m’ont emmené dans les champs et ils m’ont violé quatre fois chacun, en tournant. Ils me tenaient avec la carabine et l’autre m’a emmené pieds nus ».
« Là, ils l’ont violé comme ils l’ont voulu, avec des fusils toujours pointés sur elle », témoigne face caméra Aimée Dupré, « ils l’ont laissé revenir seule à la maison et elle avait peur d’être fusillée ». « Elle a souffert, maman a souffert, moi aussi par la suite parce que tous les jours j’y pense encore », poursuit Aimée Dupré.
À Plabennec, non loin de Brest dans le Finistère, Jeanne Tournellec, 95 ans, se souvient « comme si c’était hier » du viol de sa sœur aînée, Catherine, et du meurtre de son père par un G.I. « L’Américain noir, il voulait violer ma grande sœur. Mon père s’est interposé et le soldat l’a abattu. Le bonhomme a réussi à détruire la porte et à rentrer dans la maison », raconte-t-elle, entourée de ses nièces. Alors âgée de neuf ans, la petite fille court avertir une garnison américaine postée à Loc Maria, à quelques kilomètres. « J’ai dit que c’était un Allemand, je me suis trompée. Quand ils ont vu les balles le lendemain, ils ont tout de suite compris que c’était un Américain », dit-elle.
Catherine gardera en elle « ce secret qui l’a empoisonnée toute sa vie » jusqu’à l’approche de sa mort, confie Jeannine Plassard, l’une de ses filles. Sur son lit d’hôpital, « elle m’a dit : j’ai été violée pendant la guerre, à la Libération. Je lui ai demandé : as-tu réussi à en parler à quelqu’un ? Elle m’a dit : en parler à quelqu’un ? Mais c’était la Libération, tout le monde était content, je n’allais pas raconter quelque chose comme ça, je n’allais pas être crue ! »
Depuis la « libération » de la France, les autorités militaires états-uniennes ont jugé 152 soldats pour le viol de Françaises. Un nombre « largement sous-estimé », affirme Mary Louise Roberts, l’une des rares historiennes à s’être penchée sur ce « grand tabou de la Seconde guerre mondiale ». Pour motiver les G.I. à combattre si loin de chez eux, « l’armée leur a promis une France peuplée de femmes faciles », souligne la spécialiste états-unienne.
« La perspective du sexe motivait les soldats américains »
Le journal « Stars and Stripes », publié par les forces armées des Etats-Unis d’Amérique et lu avidement par les milliers de soldats déployés en Europe, regorge ainsi de photos de Françaises embrassant les « libérateurs ». « Les Françaises sont folles des Yankees (…) voilà ce pour quoi nous nous battons », titre le journal le 9 septembre 1944.
« La perspective du sexe motivait les soldats états-uniens à combattre. Et c’était, notamment via la prostitution et le viol, une manière de dominer la France, dominer les hommes français qui avaient été incapables de protéger leur pays et leurs femmes face aux Allemands », explique Mary Louise Roberts.
« On peut estimer que des centaines, voire des milliers d’autres viols par des soldats états-uniens n’ont pas été signalés entre 1944 et le départ des G.I. en avril 1946. »
A ces crimes odieux perpétués par des soldats des Etats-Unis d’Amérique vient s’ajouter une autre tâche, véritable honte pour les autorités militaires états-uniennes, qui est d’avoir arrêté, jugé en cours martiale et condamné à morts presqu’exclusivement des soldats noirs, certains condamnés à la place de soldats blancs. Mais, cet autre partie de l’Histoire réelle de la période du débarquement jusqu’à l’après deuxième guerre mondiale, sera pour l’un de nos prochains articles, celui-ci étant consacré aux femmes victimes de ces crimes des faux libérateurs de la France et de l’Europe.
Didier Maréchal & Christian Estevez