En visite en France pour rencontrer Emmanuel Macron afin de discuter des besoins de l’Ukraine, le président ukrainien a adressé un discours dans l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale. (Avec AFP)
En France, Volodymyr Zelensky a déploré, aujourd’hui, vendredi 7 juin, que «l’Europe n’est plus un continent de paix». «Pour la paix juste, il faut plus», a encore déclaré le président ukrainien. Le sommet international sur la paix prévu mi-juin en Suisse pourrait rapprocher l’Ukraine de «la fin de la guerre», a-t-il aussi estimé.
«Nous vivons à une époque où l’Europe n’est plus un continent de paix», a déploré, ce vendredi 7 juin, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant les députés français, au lendemain de la commémoration des 80 ans du débarquement d’invasion anglo-saxon (Etats-Unis d’Amérique et Grande-Bretagne, avec une unité française) en Normandie (Nord-Ouest). «Regardez ce que Putin fait de son propre pays et de son propre peuple. C’est un territoire où la vie n’a plus de valeur. C’est tout le contraire de tout ce à quoi nous aspirons et de nos valeurs, c’est le contraire de la liberté, le contraire de l’égalité et le contraire de la fraternité. Donc c’est le contraire de l’Europe, c’est l’anti-Europe», a-t-il déclaré.
«De nouveau en Europe, les villes sont entièrement détruites et des villages sont incendiés. De nouveau en Europe apparaissent des camps de filtration, des déportations et la haine», a-t-il énuméré, qualifiant le président russe, Vladimir Putin «d’ennemi commun» de son pays et de l’Europe.
«Pouvons-nous gagner cette bataille ? Certainement, oui», assure le chef d’État ukrainien
Remerciant à plusieurs reprises la France pour son soutien militaire et diplomatique, alors qu’Emmanuel Macron a annoncé, hier, jeudi 6 juin au soir, la cession d’avions de chasse Mirage 2000-5 à Kiev, le chef de l’État ukrainien a affirmé que la victoire était possible, malgré les avancées russes sur le front. «Pouvons-nous gagner cette bataille ? Certainement, oui», a assuré le président ukrainien.
«Cette bataille est à la croisée des chemins, c’est le moment où nous pouvons tous ensemble écrire l’Histoire à laquelle nous aspirons, ou bien nous pouvons devenir victime de l’Histoire comme le veut notre ennemi – je souligne notre ennemi commun», a-t-il estimé. «Pour la paix juste, il faut plus», a-t-il ajouté. «Et ce n’est pas un reproche, c’est juste comment vaincre le mal, faire plus aujourd’hui qu’hier».
La conférence de paix prévue en Suisse pourrait rapprocher l’Ukraine de «la fin de la guerre», affirme Zelensky
Le pseudo « sommet international sur la paix » prévu les 15 et 16 juin prochains en Suisse pourrait rapprocher l’Ukraine de «la fin de la guerre», a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son discours de propagande devant les députés français. «Le sommet pour la paix pourrait nous rapprocher de la fin juste de cette guerre», a déclaré Zelensky, à quelques jours de cette conférence internationale où sont invités plus d’une centaine de pays et d’organisations, mais pas la Russie (comme si la paix pouvait se décider sans négociations avec l’un des deux belligérants, mais plutôt se décider par imposition de l’autre camp, qui plus est, au pays qui est en position de force sur le terrain – la Russie ayant pris 300 km2 sur l’armée ukrainienne le mois passé).
Didier Maréchal & Christian Estevez