Dans une enquête publiée ce mercredi 17 juillet, l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) accuse des groupes armés palestiniens d’avoir commis « des centaines » de crimes de guerre lors de l’attaque du 7 octobre en Israël. Cette étude est l’une des analyses internationales les plus détaillées à ce jour sur cette attaque, qui a déclenché le conflit actuel à Gaza.
« Human Rights Watch » (HRW) accuse quatre groupes armés palestiniens ainsi que l’aile militaire du Hamas, « les Brigades al-Qassam », pour leurs actions lors de l’assaut sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Dans un rapport publié aujourd’hui, mercredi 17 juillet, l’organisation internationale les accuse de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité » visant des civils israéliens. Le rapport, qui compte 236 pages, comprend des témoignages de 144 personnes ainsi que plus de 280 photographies et vidéos, et documente plusieurs dizaines de violations graves du droit humanitaire international, telles que des meurtres, des prises d’otages, de la torture et des actes de violence sexuelle et sexiste.
Le flou se dissipe sur l’attaque qu’a menée le Hamas, le 7 octobre 2023, tuant 815 civils, 380 militaires et faisant 251 otages, selon un décompte de l’Agence France-Presse, et semant le chaos dans le Sud d’Israël. L’armée israélienne a d’abord dévoilé, le 12 juillet, les conclusions de sa première enquête interne, portant sur son échec à défendre les résidents du kibboutz de Beeri. Des dizaines d’autres doivent suivre, en attendant la formation d’une commission d’enquête d’Etat. Ce 17 juillet, c’est l’organisation de défense des droits Humains « Human Rights Watch » (HRW) qui publie son analyse de l’assaut, neuf mois après les faits.
Des groupes armés palestiniens de Gaza ont commis « des centaines » de crimes de guerre lors de l’attaque du 7 octobre 2023, en Israël, selon « Human Rights Watch » (HRW), qui publie aujourd’hui un rapport sur le sujet. Cette enquête, qui constitue l’une des études internationales les plus fouillées à ce jour sur cette attaque se concentre sur les violations du droit international humanitaire, ensemble de règles reconnues par les États pour la conduite en temps de guerre et dont la plupart sont ancrées dans les Conventions de Genève.
Ce rapport se distingue par la précision avec laquelle il réfute les affirmations du Hamas, qui a cherché à minimiser ses responsabilités dès le début. Saleh Al-Arouri, un cadre en exil du mouvement terroriste islamiste palestinien, tué le 2 janvier à Beyrouth par une frappe israélienne, avait déclaré, dès le 7 octobre, que l’assaut du Hamas visait des cibles militaires et cherchait à capturer des soldats. Il niait que des combattants aient délibérément tué ou blessé des habitants d’une vingtaine de localités autour de Gaza. Il soutenait également, malgré les preuves contraires, que ces commandos avaient pour instruction d’épargner les femmes, les enfants et les personnes âgées – sans mentionner les hommes civils.
Ces crimes de guerre « comprennent les attaques délibérées et aveugles contre des civils et des biens civils, des meurtres intentionnels de personnes détenues, des traitements cruels et inhumains, des violences sexuelles et sexistes, des mutilations et vol de dépouilles, l’utilisation de boucliers humains ainsi que des actes de pillage et de saccage », indique le rapport. « Human Rights Watch » a également identifié des « crimes contre l’humanité » comme « le meurtre planifié de civils et la prise d’otages ».
« Il nous est impossible de chiffrer les cas de façon précise », a déclaré Belkis Wille, directrice associée de l’organisation de défense des droits de l’Homme lors d’une conférence de presse, ajoutant « qu’il y en [avait] eu évidemment des centaines ce jour-là ».
Bien que le groupe terroriste islamiste palestinien Hamas soit reconnu comme l’orchestrateur de l’attaque, le rapport désigne plusieurs autres groupes armés qui ont commis des crimes de guerre le 7 octobre dernier, dont le « Jihad islamique palestinien ».
« La réalité est que les pires violences n’ont clairement pas été commises par des civils de Gaza », a déclaré Mme Wille. « Il s’agit d’une affirmation formulée très tôt par le Hamas pour se distancier des événements, et par Israël pour justifier ses opérations de représailles », a-t-elle affirmé. Néanmoins, ces affirmations ont été rendues possibles du fait de l’existence de dizaines, voire de centaines, de vidéos privées, prises avec leurs téléphones cellulaires, par des civils palestiniens de la bande de Gaza, fiers de se montrer entrain de piller les maisons des civils israéliens pendant que ceux-ci subissaient les crimes de la part des terroristes palestiniens, mais aussi d’un certains nombre d’hommes palestiniens civils s’étaient joints aux groupes armées terroristes pour profiter de l’occasion pour tuer, torturer, et surtout, violer des femmes juives.
Didier Maréchal & Christian Estevez