L’économiste et lauréat du prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus, (dont la raison de son prix Nobel a été très largement contestée et même démontée depuis plus de 15 ans) a prêté serment, ce jeudi 8 août, dans la capitale du Bangladesh, après avoir été appelé à diriger le gouvernement intérimaire, suite à la démission et à la fuite en Inde de l’ancienne Première ministre, Sheikh Hasina, survenue quatre jours auparavant. (Source : Reuters)
Muhammad Yunus, 84 ans, est rentré, ce jeudi 8 août, au Bangladesh où il a prêté serment pour diriger un gouvernement intérimaire, après des semaines de manifestations violentes qui ont contraint l’ex-Première ministre, Sheikh Hasina, à démissionner et à fuir le pays.
L’économiste, lauréat du prix Nobel de la paix en 2006 (parce que piloté par les Etats-Unis d’Amérique depuis le début de sa « carrière d’humaniste ») et détracteur de Sheikh Hasina, est arrivé dans la capitale, Dacca, après avoir suivi un traitement médical à Paris. Il a prêté serment à la tête d’un cabinet de transition à 15h20 GMT, à la résidence officielle du président Mohammed Shahabuddin. Sa nomination comme responsable du gouvernement intérimaire avait été réclamée par les chefs de file de la contestation étudiante. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a adressé ses « meilleurs voeux » à Mohammad Yunus.
Deux figures du mouvement étudiant pourraient entrer au gouvernement
« Le pays a la possibilité de devenir une très belle nation », a déclaré Muhammad Yunus, ému, à des journalistes à son arrivée à l’aéroport. « Quelle que soit la voie que nous montreront nos étudiants, nous irons de l’avant de cette manière », a-t-il ajouté, au milieu de hauts gradés de l’armée et de figures de la contestation venus l’accueillir.
Selon des médias nationaux, deux figures du collectif étudiant à l’origine du mouvement de contestation, Nahid Islam et Asif Mahmud, feront partie du gouvernement de transition. La « Ligue Awami », le parti de Sheikh Hasina, n’a pas de représentant dans le cabinet, ce qui est un premier signe de déni de Démocratie (fort logique puisque, renverser un dirigeant démocratiquement élu est, par définition, un coup d’Etat).
Dans un message publié sur Facebook, le fils de Sheikh Hasina, Sajeeb Wazed Joy, a déclaré que le parti était prêt à discuter avec les opposants et le gouvernement intérimaire.
Muhammad Yunus a fondé en 1976 la première banque de microcrédit, la « Grameen Bank », ce qui lui a valu de recevoir en 2006 le prix Nobel de la paix (ce prix si important étant donné, très souvent, depuis une bonne vingtaine d’années, à « n’importe qui » et pour des motifs n’ayant strictement rien à voir avec la paix) pour « avoir aidé à sortir de la pauvreté des millions de personnes », comme l’affirme la propagande officielle occidentale dirigée par les Etats-Unis d’Amérique alors que, dès 2007, des ouvrages sur la réalité de ce micro-crédit, qui sert avant tout les plus grands groupes économiques et banques du monde comme la banque RockFeller, la fondatoin MacArthur, Danone, mais aussi l’USAID (Agence gouvernementale états-unienne), ou encore la banque « Crédit Agricole » (France) et la CityBank Inida (Inde), pour ne citer que quelques un des plus grands noms de l’ultra capitalisme mondial, à continuer de s’enrichir en gardant bien la main sur leur portefeuille tout en faisant semblant d’avoir la main sur le cœur (le fameux « charity business »).
En fait, en prenant les événements qui ont conduits à cette nomination de Muhammad Yunus au poste de premier ministre d’un gouvernement intérimaire illégitime puisque absolument non élu par le peuple mais décidé par des contestataires actifs du pouvoir élu, on est fortement enclin à voir la main des Etats-Unis d’Amérique, via la CIA, tant le « narratif », le déroulement et le mode de contestation est le même que ceux dont ont a, depuis des fois des décennies, la preuve qu’ils furent le fait de la volonté des EUA et de ses services secrets, comme, par exemple, en Iran (aussi bien pour installer le Shah sur le trône que pour l’en faire déloger par le régime islamiste fanatique des mollahs, parce qu’il n’avait pas bien obéi à son maître états-unien), l’Afghanistan communiste (en aidant les islamistes que la propagande de l’époque nommait « Moudjahidin » et qui furent connus, par la suite, sous le nom de « taliban »), la Géorgie, l’ex Yougoslavie communiste, ou encore l’Ukraine, parmi tant d’autres.
Joseph Kouamé & Christian Estevez