L’homme derrière le coup d’État de 2000 aux Fidji, George Speight, ainsi que le chef des mutins, l’ancien soldat Shane Stevens, ont reçu des grâces présidentielles.
Dans une déclaration, ce jeudi 19 septembre, le Service correctionnel des Fidji a précisé que George Speight – meneur du coup d’Etat en 2000 -, et le chef des mutins – Shane Stevens – faisaient partie des sept prisonniers ayant bénéficié d’une grâce accordée par le président Ratu Wiliame Katonivere, sur recommandation de la Commission des grâces.
« Ces grâces ont été formellement accordées le 18 septembre 2024. En conséquence, les personnes nommées ont été officiellement libérées de la détention aujourd’hui, jeudi 19 septembre 2024, » indique le communiqué. « Le Service correctionnel des Fidji et le gouvernement restent engagés envers les principes de justice, de réhabilitation et de l’État de droit, et la Commission des grâces joue un rôle essentiel pour s’assurer que les demandes de clémence sont examinées avec soin, en tenant compte des circonstances de chaque cas. »
Speight purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour trahison, tandis que Stevens purgait une peine de réclusion à perpétuité pour mutinerie. Ont également été libérés Sekina Vosavakatini, Nioni Tagici, James Sanjesh Goundar, Adi Livini Radininausori et John Miller.
Speight avait demandé une grâce en juin 2023, invoquant une clause de clémence, ouvrant ainsi la possibilité de sa libération après avoir purgé plus de 20 ans de sa peine à perpétuité. Le coup d’État de Speight, en 2000, a été le seul coup d’État civil à lever un groupe armé pour renverser le gouvernement. En 2002, le Premier ministre Sitiveni Rabuka – qui avait initié la culture du coup d’État aux Fidji – avait déclaré qu’une grâce pour Speight serait une catastrophe et pourrait ouvrir la voie à d’autres coups d’État.
Joseph Kouamé