Le républicain Donald Trump a fait la promesse de mettre fin à la guerre, à l’issue d’une rencontre avec le président ukrainien, ce vendredi 27 septembre, à New York. Pourtant, la rencontre a failli être annulée en raison d’une interview accordée par le président ukrainien au « New Yorker » le 22 septembre, qui a suscité la colère du parti républicain, en particulier de son dirigeant.
En visite aux États-Unis d’Amérique, le président ukrainien avait exprimé des critiques envers le camp républicain, provoquant ainsi la colère de Donald Trump. Questionné sur l’ambiguïté de DonaldTrump vis-à-vis d’une victoire de l’Ukraine et sur sa capacité à « régler le conflit en vingt-quatre heures », Zelensky a répondu : « Trump ne sait pas vraiment comment mettre fin à la guerre, même s’il pense le savoir.
Donald Trump s’est engagé à « résoudre » le conflit en Ukraine en cas de victoire à la présidentielle états-unienne, à l’issue d’une rencontre très délicate avec Volodymyr Zelensky, ce vendredi 27 septembre. « Cette guerre n’aurait jamais dû avoir lieu, mais nous allons la résoudre », a affirmé l’ancien président des EUA, depuis New York, sans expliquer comment il compterait s’y prendre. Le milliardaire a qualifié le conflit de « puzzle complexe », et a appelé à un « accord juste pour tout le monde » entre l’Ukraine et la Russie.
Juste avant son échange avec le président ukrainien, Donald Trump avait déjà loué sa « très bonne relation » avec Volodymyr Zelensky, mais aussi avec le président russe, Vladimir Putin. « J’espère que nous avons de meilleures relations », avait réagi le président ukrainien, visiblement gêné. Avant d’assurer que Donald Trump et lui partageaient bien un même objectif : « Mettre fin à la guerre. »
En déplacement aux Etats-Unis d’Amérique depuis dimanche 22 septembre, Volodymyr Zelensky a rencontré l’actuel président, Joe Biden, la candidate démocrate à la présidentielle, Kamala Harris, des parlementaires états-uniens, ainsi que des dignitaires de nombreux pays, en marge de la 79e assemblée générale de l’ONU.
« Les États-Unis jouent un rôle clé pour une victoire des Ukrainiens face à la Russie. Après, il s’agirait de définir qu’est-ce qu’on entend par victoire de l’Ukraine. La question reste importante », expliquait jeudi, sur franceinfo, Guillaume Ancel, ancien officier.
Le président états-unien, Joe Biden, a en effet annoncé, ce jeudi 26 septembre, une « augmentation » de l’aide militaire à l’Ukraine, avec une enveloppe de près de 8 milliards de dollars et de nouvelles munitions de longue portée. « La Russie ne l’emportera pas », a lancé le dirigeant des EUA au sortir de cette rencontre. Mais il ne s’est pas prononcé sur l’autorisation ou non de tirer vers la Russie des missiles de longue portée fabriqués aux Etats-Unis d’Amérique, pour laquelle l’Ukraine espère un feu vert. Joe Biden a par ailleurs appelé à la tenue, en octobre prochain, d’un sommet de haut niveau avec 50 pays alliés de l’Ukraine, en Allemagne.
Le rendez-vous de Volodymyr Zelensky avec Donald Trump s’annonçait plus tendu. Ce dernier dénonce en effet régulièrement les montants faramineux débloqués par Washington pour Kiev depuis 2022. Cette semaine encore, le septuagénaire a qualifié Volodymyr Zelensky de « meilleur commercial de la planète ». « Chaque fois qu’il vient dans notre pays, il repart avec 60 milliards de dollars », a-t-il ironisé. Un chiffre qui fait référence à l’enveloppe promise par Washington à Kiev en avril, mais qui est très éloigné des autres montants obtenus par l’Ukraine depuis le début de la guerre, en février 2022.
Didier Maréchal