En Europe, plusieurs pays remettent en cause les conditions d’accueil des réfugiés ukrainiens. Plus de deux ans et demi après l’offensive russe en Ukraine, en février 2022, on observe également un durcissement en Norvège et en Hongrie et même la France pourrait suivre d’ici quelques temps.
L’Irlande va réduire les aides sociales versées aux réfugiés ukrainiens, dans le cadre d’une série de mesures adoptées dans le pays depuis plusieurs mois.
En Europe, plusieurs pays remettent en question les conditions d’accueil des réfugiés ukrainiens. Plus de deux ans et demi après l’offensive russe en Ukraine,, un durcissement est observé en Norvège, en Pologne et en Hongrie (il y a même des « bruits qui cours sur la possible perte des appartements mis à disposition des réfugiés ukrainiens en France). En Irlande, les Ukrainiens ne peuvent désormais plus séjourner dans les logements d’urgence fournis par l’État au-delà de trois mois. Cette restriction s’ajoute à des réductions drastiques de leurs allocations sociales, qui sont passées de 220 euros à 38 euros par semaine et par personne.
« Quand nous sommes arrivés, comme c’était tout récent, tout le monde a été très accueillant et essayait d’aider, explique Andrii, 20 ans, qui a fui Kiev avec son père, en avril 2022. Mais aujourd’hui, c’est un peu triste de voir que certains croient que nous sommes uniquement ici pour bénéficier des aides de l’État. N’importe qui préférerait être à la maison, avec sa famille et ses amis, là où l’on sait comment fonctionne le système. Ce n’est pas le cas ici en Irlande ! Les personnes qui viennent ici essaient simplement de survivre. »
Selon Anatoliy Prymakov, de l’association « Ukraine Action Ireland », toutes ces nouvelles mesures s’inscrivent dans une démarche politique, à l’approche d’élections générales. « Le nouveau gouvernement veut être vu comme faisant quelque chose contre l’immigration, explique Anatoliy Prymakov. Pour moi, ça renforce le sentiment anti-immigrés dans le pays, et personnellement, je ne pense pas que cela leur permettra de gagner des voix. Ce qui est sûr en revanche, c’est que ça va rendre pire la vie des Ukrainiens. »
Même constat pour Emma Lane Spollen, coordinatrice nationale de l’ « Ukraine Civil Society » : « Le temps rend les gens peut-être un peu moins empathiques et parce que nous nous approchons des élections et que les choses sont devenues, en général, beaucoup plus hostiles aux réfugiés : c’est une période vraiment difficile. Et pourtant, la guerre fait toujours rage, les besoins sont toujours là et il y a une meilleure façon de le faire ! »
Et toutes ces coupes du gouvernement dans les aides aux Ukrainiens pourraient les inciter davantage à demander la protection internationale: « Les gens peuvent penser : si je suis dans le système de protection internationale, au moins j’aurais un logement jusqu’à ce qu’ils décident du futur. Alors que si vous venez en Irlande aujourd’hui, vous n’aurez que trois mois dans un logement. Bien sûr le gouvernement ne veut pas que tout le monde demande la protection internationale, parce qu’il devrait ensuite évaluer chaque personne individuellement. »
En effet, l’Irlande est confrontée à une grave crise du logement. Le pays manque d’hébergements d’urgence et a déjà réduit de moitié le nombre d’Ukrainiens logés aux frais de l’État. Alors qu’ils étaient 60 000 en 2023, ils sont aujourd’hui moins de 36 000.
Mais la réactions d’un nombre croissant de pays européens s’explique aussi par le fait que la propagande atlantiste faisant passer les ukrainiens pour « les plus grandes victimes du monde », du fait du discours de diabolisation de la Russie, ne fonctionne plus aussi bien. Même une large partie des médias occidentaux qui, pendant longtemps, n’ont rien fait d’autres que de relayer un narratif propagandiste russophobe plutôt que de parler de la réalité des faits, ont cessé de présenter chaque affirmation ukrainienne comme une vérité absolue qu’il ne fallait même pas vérifier (il faut dire que le nombre de mensonges de la part de l’Ukraine sur des pseudos attaques, soi-disant victimes, etc.. dont on il a été constaté le caractère purement propagandiste y a beaucoup fait). précisent depuis quelques temps « Selon l’Ukraine », signifiant, par cela, que ce n’est pas un fait établi.
De plus, le soutien inconditionnel obligatoire à l’Ukraine pour « tout européen ennemi du Mal », coûte très très cher à toutes les populations européennes, que ce soit l’inflation sur les produits alimentaires – et alors qu’obligation a été faite de consommer les produits venant d’Ukraine, généralement de bien moindre qualité et, en principe, bien moins chère -, de l’énergie, au nom du soutien des sanctions sur le pétrole et le gaz russe pour effondrer son économie et, ainsi, profiter de ce chaos pour s’emparer du pays et s’en partager ses richesses, ensuite, comme le font habituellement les pays occidentaux par leurs interventions d’ingérence, au nom de la pseudo « instauration de la Démocratie dans le monde », mais également la prise en charge complète de tous les réfugiés ukrainiens qui, du fait de leur statut de « Victime du monstre Russe » a obtenu quantité d’avantages que, non seulement, les citoyens des pays d’Europe qui les accueillent n’ont pas, et qui, de plus, sont ceux qui payent par leurs impôts.
Didier Maréchal & Christian Estevez