Le peuple ivoirien est en ébullition après l’annonce du gouvernement concernant l’accueil de 200 000 Libanais sur le sol ivoirien. Cette décision a provoqué une vague de colère parmi la population, qui exprime son mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une injustice et une menace pour les droits des Ivoiriens.
Les accusations portées contre certains Libanais en Côte d’Ivoire sont graves. Selon des témoignages, certains d’entre eux auraient commis des actes d’agression, notamment des agressions sexuelles et des meurtres, principalement à l’encontre des femmes africaines, notamment des domestiques. Il est également rapporté que des Libanais auraient retenu les passeports de leurs employées africaines, les empêchant ainsi de quitter leur emploi et de regagner leur liberté.
De plus, une perception croissante de traitement préférentiel accordé aux Libanais en Côte d’Ivoire alimente la frustration. Certains estiment que les Libanais bénéficient d’une protection et de privilèges, étant traités comme des « rois » dans le pays, en grande partie grâce à leur influence et à la couverture du gouvernement ivoirien. Selon des sources locales, ils jouiraient de plus de droits que les Ivoiriens eux-mêmes, renforçant le sentiment d’injustice parmi la population.
Cette situation est exacerbée par des accusations de racisme, certains observateurs affirmant que les Libanais en Côte d’Ivoire affichent des attitudes discriminatoires envers les Africains, alimentant ainsi la division raciale.
La colère de la population s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, où de nombreux Ivoiriens expriment leur mécontentement et leur refus d’accepter une telle mesure. Toutefois, le gouvernement ivoirien a pris des mesures strictes pour éviter toute escalade, en interdisant toutes manifestations dans les rues, ce qui a ajouté à la frustration de la population.
Cette situation met en lumière une crise de confiance entre le gouvernement et la population, ainsi qu’une tension croissante concernant les questions de droits humains et d’égalité en Côte d’Ivoire.
Joseph Kouamé