L’armée israélienne aurait employé une bombe qualifiée de «sismique» en raison de sa puissance, capable de provoquer des tremblements de terre. (Source : Armées.com)
Israël aurait lâché une « bombe sismique » en Syrie.
La frappe, présentée comme l’une des plus importantes de la dernière décennie, aurait visé plusieurs sites militaires stratégiques, notamment :
・Des dépôts de munitions.
・Une base du 23ᵉ régiment de défense aérienne.
・Des entrepôts où se trouveraient des missiles sol-sol avancés.
Ces infrastructures auraient été utilisées comme arsenal logistique par des groupes soutenus par l’Iran, tels que le Hezbollah. Depuis plusieurs années, Israël adopterait une stratégie militaire proactive pour empêcher le transfert d’armes sophistiquées à ces organisations. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, aurait justifié cette action en invoquant la nécessité de prévenir toute menace sécuritaire sur les frontières nord d’Israël.
Une arme controversée : la « bombe sismique »
L’attaque a marqué les esprits par l’utilisation d’une arme d’une puissance exceptionnelle, communément désignée par les médias comme une “bombe sismique”. Bien que les détails exacts demeurent confidentiels, certains indices techniques permettent de formuler des hypothèses sur ses caractéristiques :
・Type : Probablement une arme pénétrante de haute précision, comparable à la GBU-57A/B Massive Ordnance Penetrator (MOP), déjà employée par les forces américaines.
Effet destructeur : L’onde de choc produite par l’explosion aurait été enregistrée sur des sismographes, avec un impact équivalent à un tremblement de terre de faible intensité.
・Mode d’emploi : Ces bombes sont conçues pour pénétrer profondément dans le sol avant de détoner, maximisant leur capacité à détruire des bunkers renforcés ou des structures souterraines.
L’emploi de cette arme laisse penser à une intention de neutraliser des infrastructures fortement protégées, possiblement enterrées ou blindées. Les frappes ont causé des dommages considérables aux infrastructures militaires syriennes. Les vidéos disponibles montrent des explosions d’une grande ampleur, illustrant la destruction totale des dépôts visés. Selon des sources locales, ces attaques pourraient entraver temporairement les capacités de déploiement des groupes affiliés à l’Iran en Syrie.
Répercussions géopolitiques
・Syrie : Cette frappe affaiblit davantage un État syrien déjà fragilisé par plus d’une décennie de guerre civile et la chute de Bachar Al-Assad.
Russie : Étant donné la proximité de la base navale russe de Tartous avec les zones frappées, cette attaque pourrait intensifier les tensions entre Moscou et Tel-Aviv. Bien que la Russie n’ait pas réagi officiellement, sa future position sera déterminante pour évaluer l’impact diplomatique de ces événements.
Iran : Les frappes israéliennes en Syrie s’inscrivent dans un effort continu pour contrer l’influence grandissante de Téhéran dans la région. L’Iran pourrait accroître son soutien militaire à ses alliés, augmentant ainsi les risques d’escalade.
L’attaque israélienne contre Tartous constitue une démonstration de force aux multiples implications. D’un point de vue militaire, elle confirme la capacité d’Israël à mener des frappes chirurgicales d’une grande efficacité, même contre des cibles hautement protégées. Sur le plan stratégique, elle renforce le message d’Israël : la défense de ses intérêts passe par des actions préventives, même si cela implique de provoquer des tensions avec des acteurs régionaux importants.
Sur le plan international, ces événements mettent en lumière la complexité des conflits asymétriques au Moyen-Orient, où les alliances, rivalités et intérêts géopolitiques se chevauchent, rendant ainsi toute résolution diplomatique de plus en plus ardue.
Didier Maréchal