Des écologistes dégradent la sépulture de Darwin pour dénoncer l’inaction climatique

Des militants du groupe « Just Stop Oil » ont vandalisé la tombe de Charles Darwin, à l’abbaye de Westminster, afin d’alerter sur l’urgence climatique. Cette action vise à réclamer l’abandon des énergies fossiles d’ici 2030.

Des activistes de Just Stop Oil ont peint des inscriptions sur la sépulture du célèbre naturaliste Charles Darwin, située dans l’abbaye de Westminster à Londres, lundi 13 janvier. Dans une vidéo publiée sur « X », on peut voir deux militantes inscrire en peinture orange « 1.5 is dead » (« 1,5 est mort »), en référence à l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, fixé par l’accord de Paris.

L’Observatoire européen Copernicus avait annoncé quelques jours auparavant que la température moyenne des deux dernières années avait dépassé cette limite. Dans un communiqué, le collectif a expliqué vouloir pousser le gouvernement britannique à collaborer avec d’autres pays pour stopper l’extraction et l’utilisation des énergies fossiles d’ici 2030.

« Darwin se retournerait dans sa tombe s’il savait que nous sommes au milieu d’une sixième extinction massive », a déclaré Alyson Lee, 66 ans, l’une des manifestantes, dans une vidéo publiée par Just Stop Oil. Les autorités ont arrêté deux femmes soupçonnées d’avoir utilisé une peinture en poudre, selon la police de Westminster.

Un historique d’actions choc

Ce n’est pas la première fois que Just Stop Oil s’attaque à des lieux emblématiques ou médiatisés. Par le passé, le groupe a vandalisé des œuvres d’art comme Les Tournesols de Vincent Van Gogh à la National Gallery, perturbé des événements sportifs tels que le Grand Prix de Silverstone et le tournoi de Wimbledon. Plusieurs militants ont été condamnés à des peines de prison pour leurs actions.

Avec ces interventions, Just Stop Oil souhaite maintenir la pression sur les gouvernements et attirer l’attention sur l’urgence climatique.

Clara Höser

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