Le virus metapneumovirus humain (MPVh) suscite des inquiétudes suite à une recrudescence en Chine, bien que les experts rassurent sur son caractère maîtrisable.
À Mumbaï, en Inde, des enseignants s’engagent activement pour sensibiliser la population au Metapneumovirus Humain (MPVh), un virus qui inquiète particulièrement en raison d’une hausse des cas en Chine. Bien que déjà connu des scientifiques depuis plusieurs années, le MPVh rappelle, par certains aspects, les débuts de la pandémie de Covid-19. Toutefois, les experts assurent que la situation est bien plus contrôlable.
Le virus, qui affecte principalement les voies respiratoires supérieures, présente des symptômes similaires à ceux de la grippe ou du rhume, et se transmet par contact direct ou via des surfaces contaminées. Les populations les plus vulnérables, comme les jeunes enfants, les personnes âgées et celles ayant un système immunitaire affaibli, sont plus susceptibles de présenter des formes plus sévères de la maladie.
Le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a mis en place une surveillance active des infections respiratoires d’origine inconnue, signalant une augmentation de la positivité du MPVh chez les enfants. Cependant, les autorités chinoises ont précisé que la propagation des infections respiratoires reste sous contrôle, et ont rassuré les voyageurs concernant la sécurité en Chine.
Le MPVh circule depuis des décennies, ce qui a permis aux populations d’acquérir un certain niveau d’immunité. En revanche, le Covid-19, bien que semblant similaire en apparence, était un virus entièrement nouveau pour l’humanité, sans immunité préalable, d’où la gravité de la pandémie.
Les recommandations sanitaires pour prévenir l’infection par le MPVh sont similaires à celles pour la grippe : se reposer, boire beaucoup de liquide, éviter la transmission et appliquer des gestes barrières comme le lavage des mains et la ventilation des espaces.
L’OMS a affirmé que les niveaux d’infections respiratoires en Chine restent dans des plages normales pour la saison hivernale, dissipant ainsi les inquiétudes concernant une nouvelle crise sanitaire mondiale.
Clara Höser