Le conflit entre le gouvernement malien et la multinationale canadienne Barrick Gold prend une nouvelle tournure. Bamako a entamé la saisie des stocks d’or sur le site de Loulo-Gounkoto, l’un des plus vastes gisements aurifères du pays. Ce conflit, qui s’éternise, porte sur des bénéfices impayés réclamés par l’État malien, s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars.
Une opération musclée
Le 11 janvier, un hélicoptère spécial a transporté les autorités maliennes jusqu’au site pour procéder à l’exécution de l’ordonnance provisoire de saisie. D’après des sources industrielles, environ trois tonnes d’or, évaluées à 245 millions de dollars, ont été récupérées. Barrick Gold a confirmé l’opération dans une note adressée à ses équipes, tout en dénonçant une entrave significative à ses activités.
Une situation tendue
Cela fait plus de sept semaines que Barrick Gold ne peut plus exporter sa production, ce qui perturbe gravement ses opérations. Avec un mandat d’arrêt national émis contre Mark Bristow, PDG de la société, et certains cadres encore détenus, l’entreprise est sous pression.
Un avenir incertain pour Barrick Gold au Mali
Loulo-Gounkoto représente environ 14 % de la production mondiale de Barrick Gold et emploie près de 8 000 personnes. Cependant, face à l’escalade, l’entreprise envisage une suspension temporaire de ses activités si la situation n’évolue pas rapidement. Une telle décision pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’économie locale et le secteur minier malien.
Alors que la tension monte, l’avenir de Barrick Gold au Mali s’assombrit, marquant un tournant majeur dans la gestion des ressources minières par la junte au pouvoir.