Le général Herzi Halevi, chef de l’armée israélienne, a quitté, ce mardi 21 janvier, ses fonctions après avoir reconnu un « échec » stratégique le 7 octobre 2023. L’opposition israélienne demande au Premier ministre de démissionner à son tour. (Source : AFP)
Le chef de l’armée israélienne Herzi Halevi a démissionné ce mardi 21 janvier, en reconnaissant sa responsabilité dans « l’échec » à empêcher l’attaque du mouvement terroriste islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, trois jours après le début d’un fragile cessez-le-feu à Gaza.. « Reconnaissant ma responsabilité dans l’échec de l’armée le 7 octobre » 2023, « je demande à mettre fin à mes fonctions. « Général Herzi Halevi
À la suite de l’entrée en vigueur, dimanche 19 janvier, de la première phase de la trêve qui a permis la libération de trois otages israéliennes et de 90 prisonniers palestiniens, le Hamas a annoncé qu’il libèrerait, samedi 25 janvier, quatre autres Israéliennes captives à Gaza. Selon l’armée israélienne, « trois ou quatre femmes enlevées » seront libérées chaque semaine, lors de cette première phase.
« L’armée continuera de lutter »
La première phase, qui doit durer 42 jours, a marqué le début d’un processus encore incertain devant mettre en principe fin à la guerre, déclenchée par l’attaque d’une violence sans précédent du mouvement terroriste Hamas.
« Reconnaissant ma responsabilité dans l’échec de l’armée le 7 octobre » 2023, « je demande à mettre fin à mes fonctions », a écrit le général Halevi dans sa lettre de démission. Il a toutefois admis que « les objectifs de la guerre (n’avaient) pas tous été atteints », en soulignant que « l’armée continuera de lutter pour poursuivre le démantèlement du Hamas » et pour « le retour de (tous les) otages ».
Dans la foulée, le chef de l’opposition Yaïr Lapid a réclamé la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Maintenant, il est temps qu’ils assument leurs responsabilités et démissionnent, le Premier ministre et tout son gouvernement catastrophique. »
« 20 000 agents du Hamas tués »
L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en immense majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 91 sont encore otages à Gaza, dont 34 sont mortes, selon l’armée.
En représailles, Israël a lancé une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza assiégée, qui aurait fait au moins 47 107 morts, en majorité des civils, selon les données du « ministère de la Santé du Hamas » (qui ne peuvent donc nullement être considérée comme fiables) et a provoqué un désastre humanitaire.
Selon le général Halevi, quelque « 20 000 agents du Hamas » ont été tués durant les 15 mois de guerre. « La branche militaire du Hamas a été gravement touchée. La majorité de la direction de l’organisation a été tuée. »
Après un an de négociations laborieuses, le Qatar et les États-Unis d’Amérique, deux pays médiateurs avec l’Égypte, ont annoncé, le 15 janvier dernier, un accord de cessez-le-feu, quelques jours avant le retour à la Maison Blanche de Donald Trump.
Didier Maréchal