Israël – Hamas : Netanyahu menace de reprendre les combats si les otages ne sont pas libérés avant le 15 février

Les tensions entre Israël et le mouvement terroriste islamiste Hamas atteignent un nouveau sommet. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a averti, ce mardi 11 février, que si les otages israéliens détenus dans la bande de Gaza ne sont pas libérés d’ici samedi 15 février à midi, le cessez-le-feu prendra fin et l’armée israélienne reprendra des combats «intenses » jusqu’à la défaite totale du Hamas.

Un ultimatum israélien en réponse au report de la libération des otages

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mencé le mouvement terroriste Hamas d’une cessation de cessez-le-feu et la reprises « intense » des combats, au cas où les otages que détient le Hamas ne seraient pas libérés d’ici à ce samedi 15 février. Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce du Hamas, qui a décidé de reporter « jusqu’à nouvel ordre » la libération d’otages israéliens prévue le 15 février, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier. Face à cette situation, Israël durcit son discours. Le ministre de la Défense, Israel Katz, avait déjà ordonné à l’armée de se tenir prête « à tous les scénarii ». Désormais, Netanyahu pose un ultimatum clair : sans libération d’otages, la trêve prendra fin et l’offensive reprendra.

L’armée israélienne a immédiatement renforcé sa présence autour de Gaza, invoquant une évaluation stratégique de la situation et une montée en alerte dans la région militaire Sud. Des troupes supplémentaires, dont des réservistes, ont été mobilisées.

Pressions internationales et soutien de Donald Trump

Du côté de la droite israélienne, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, allié d’extrême droite de Netanyahu, a exhorté le Premier ministre à adopter une ligne encore plus dure, en s’inspirant de la position du président états-unien Donald Trump. Smotrich demande que Netanyahu exige la libération immédiate de tous les otages sous peine d’« enfer » pour le Hamas.

Donald Trump lui-même a réaffirmé que la date limite du 15 février restait inchangée. Toutefois, il a exprimé ses doutes quant à la volonté du Hamas de respecter cet engagement et a promis des représailles sévères si les otages ne sont pas libérés, déclarant que le groupe terroriste palestinien s’exposerait alors à un « véritable enfer ».

Vers une reprise des hostilités ?

À quelques jours de l’échéance fixée par Israël, l’incertitude demeure. Le Hamas maintiendra-t-il sa décision de reporter la libération des otages, au risque de voir l’armée israélienne relancer une offensive majeure ? L’ultimatum de Netanyahu, appuyé par le soutien de Trump, semble préparer le terrain pour une escalade du conflit, alors que la pression monte sur le terrain diplomatique et militaire.

Didier Maréchal

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